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                               Fignon : Armstrong et Hinault                       saluent «un cycliste de légende»

     

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    Le monde du  est en deuil. L'ancien coureur français Laurent Fignon, double vainqueur du  (1983, 1984), est décédé mardi des suites d'un cancer, a annoncé le groupe Télévision, dont l'ancien coureur était l'un des consultants.<btn_noimpr style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "></btn_noimpr>

     
    Ses admirateurs et ses proches réagissent à chaud :
     

    - Lance Armstrongavec qui il était en contact, a salué la mémoire d'un «cycliste de légende» : «Je viens juste d'apprendre la disparition de Laurent Fignon. Il était un ami cher et un cycliste de légende. Tu vas nous manquer, Laurent», écrit Lance Armstrong sur son compte Twitter. Dans la nuit, il avait posté un message de soutien à son ami : «Allez Laurent !!»

    Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France, s'est déclaré «très touché» par le décès de son ancien équipier devenu par la suite un adversaire «honnête» et «combatif». «Je ne garde que des bons souvenirs de lui. Même si c'était un concurrent combatif sur le vélo, on a partagé beaucoup de bons moments hors du vélo. Je l'ai toujours vu joyeux, heureux de vivre même dans les moments les plus difficiles», a-t-il expliqué. «Il parlait franchement. Chacun s'exprime à sa manière. Lui, il osait dire la vérité, ce qu'il pensait», a-t-il rappelé en évoquant le franc-parler qui avait fait la réputation de Fignon.

    - Jean-Marie Leblanc, l'ancien patron du Tour de France, a parlé de celui qu'on appelait «l'intellectuel du peloton». Il évoque «un Laurent Fignon panache, qui ne craignait rien, ni personne».

    Pour Eric Boyer, manager de Cofidis, «c'était un patron. C'était un battant. Il n'était jamais sur la défensive, toujours dans l'attaque. Je me souviens de son courage, lorqu'on a fait des entraînements ensemble, sous la pluie, le froid, le gel... Il avait l'étoffe d'un champion, mais Laurent était aussi un homme très cultivé. Il avait 1000 idées pour le cyclisme». 

    -  Le journaliste Gérard Holtz, au bord des larmes, a souligné le «courage phénoménal» de Laurent Fignon. «Ses derniers temps, il avait perdu beaucoup de poids. Son cancer des voies digestives s'était transformé en cancer des poumons. Mais il s'est révélé champion jusqu'au bout. Je me souviendrais toujours de sa queue de cheval blonde, de ses yeux bleus et de ses lunettes... On s'était fâché plusieurs fois, parce qu'il n'avait pas sa langue dans sa poche ! Et je me souviendrais toujours aussi de ses yeux bleus un peu perdus, lorsqu'il nous a annoncé qu'il avait un cancer.»

    Pour Thomas Voeckler, coureur de l'équipe BBOX Bouygues Télécom, «il laisse une trace de panache».« C'est le tour de 1992 qui m'a vraiment donné envie de faire du vélo» a-t-il déclaré. «Les générations avant la mienne ont vraiment été influencée par Fignon» a-t-il ajouté.

    - L'Américain Greg LeMond, qui avait privé pour huit secondes Laurent Fignon de la victoire dans le Tour de France 1989, a exprimé son émotion : «Pour moi, il était vraiment un homme unique», a déclaré le triple vainqueur de la Grande Boucle (1986, 1989, 1990) interrogé depuis le Minnesota par la chaîne de télévision France 24. «C'est un mec qui ne parle pas beaucoup, c'est un homme privé, mais aussi un homme qui a une forte tête. J'aime bien, il est honnête avec lui-même.»

    «Pour moi, il était un des meilleurs coureurs des 35, 40 dernières années», a souligné Greg LeMond. «En 1989, moi sur le podium, je me sentais mal pour lui», a-t-il ajouté, en allusion aux huit secondes qui lui avaient permis de coiffer Fignon cette année-là sur les Champs-Elysées.

    - Laurent Jalabert s'est dit «bouleversé» mardi par le décès de Laurent Fignon, un «immense champion» qu'il a affronté sur le vélo et qu'il a appris à davantage apprécier encore comme collègue consultant sur France Télévisions.

    - Laurent Blanc, le sélectionneur de l'équipe de France, s'est dit «attristé». «J'avais eu l'occasion de le côtoyer notamment sur la route du Tour de France, a déclaré Blanc. On connaît le grand champion qu'il a été. On savait que la maladie dont il souffrait était grave. Mais on n'est jamais préparé à ce que cela aille si vite. Je suis attristé.»

    - Edddy Merckx n'a pas tardé à réagir face à cette terrible nouvelle : «Je l'appréciais d'abord en tant que coureur. C'était un champion complet. On ne peut pas remporter le Tour de France si on n'est pas un coureur complet. Et puis c'était aussi un homme d'une grande honnêteté. Il donnait toujours son opinion, il ne tournait pas autour du pot. C'était aussi quelqu'un de très intelligent, il avait toujours une très bonne analyse de la course. Malheureusement, il est parti beaucoup trop tôt. 50 ans, c'est bien trop jeune !», a commenté le quintuple vainqueur du Tour de France sur le site de RMC.

    - Pour Christian Prudhomme, directeur du Tour de France: «C'était une grande figure du cyclisme français. Je mêlerai autant le palmarès que l'homme. Il a marqué par sa carrière, ses succès et sa défaite historique en 1989 qui est réductrice par rapport à son palmarès: deux Tours de France (1983, 1984), deux Milan-Sanremo (1988, 1989), une Flèche Wallonne (1986), un titre national (1984)... C'était aussi un caractère, avec un franc-parler qui ne s'est pas démenti pendant trente ans, quand il était coureur et ensuite en tant qu'organisateur ou consultant. Il n'hésitait pas à dire les choses. Il a incarné un cyclisme offensif, fait d'attaques variées et incessantes avec un côté chevaleresque. Dès qu'il est passé pro, on l'a remarqué avec ses cheveux blonds, ses lunettes rondes, sa réputation d'intellectuel... C'est quelqu'un qui avait du charisme.»

    - Richard Virenque, ancien coureur cycliste, au micro de RTL a indiqué : « Il a totalement marqué son époque par rapport aux performances qu'il a pu faire dans sa carrière, dans le Tour de France et dans d'autres courses. Il a marqué l'histoire du vélo grâce au charisme qu'il pouvait avoir, sa queue de cheval, sa façon de faire, sa façon de s'exprimer... C'était un coureur atypique. Il avait une gueule. En plus des résultats, de son style, sa façon de s'exprimer, Fignon était une personnalité dans le monde du cyclisme. C'est quelqu'un qu'on ne pouvait que respecter par rapport à ce qu'il a fait dans le cyclisme et ce qu'il a apporté au cyclisme français.»

    Pedro Delgado, vainqueur du Tour de France en 1988, «c'était un grand coureur, rebelle, fier, qui était peut-être détesté en Espagne pour avoir craché sur une caméra de télévision publique espagnole. C'était un homme anticonformiste», a déclaré Pedro Delgado sur la télévision publique espagnole pour laquelle il est commentateur. Delgado, qui commente actuellement la Vuelta, a ajouté avoir discuté avec Laurent Fignon sur le dernier Tour de France: «Lors de l'étape de Mende je l'ai croisé pendant un bouchon et nous en avons profité pour parler un peu. Il lui restait peu de voix mais physiquement il m'a fait une très bonne impression. C'était pire l'année dernière. Je garde de lui un souvenir positif».

    Un autre commentateur de TVE a annoncé que la 5e étape de la Vuelta mercredi, entre Guadix et Lorca, serait précédée d'une minute de silence à la mémoire de Laurent Fignon.

     


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    Roms : le gouvernement veut élargir les motifs d'expulsion 

    Lundi matin, M. Bernard Kouchner a confié sur RTL avoir "pensé à la démission" face à la polémique sur les expulsions de Roms, mais a estimé que "s'en aller, [c'était] déserter". "Bernard Kouchner a failli démissionner. On le comprend. Puis il s'est repris. On a envie de lui dire : 'Bernard, tu es perdu pour la gauche. Mais sauve l'essentiel : l'image que tu te fais de toi-même : démissionne. De toute façon Sarkozy va te virer. Ce serait une façon d'être utile à la France'", écrit Jean-Christophe Cambadelis.

    Le député PS de Paris estime que "Bernard[Kouchner] a eu des vapeurs à propos des Roms qu'il connaît bien et qui furent cet été les victimes du tournant hétérophobe de Sarkozy"."D'ailleurs, il n'est pas le seul, François Fillon, à mots couverts, Jean-Pierre Raffarin, très clairement, Alain Juppé, habilement, et Dominique de Villepin, frontalement ont dit la même chose que tous : abominable pour la France et inefficace pour la sécurité !"

    Autre personnalité à conseiller à M. Kouchner de partir, le député UMP Lionnel Luca suggère au ministre d'imiter Jean-Pierre Chevènementen son temps et de démissionner. Dans un communiqué au ton ironique et intitulé "Coup de fatigue", l'élu des Alpes-Maritimes estime que ces déclarations, "en particulier celles de celui pour lequel les affaires sont de plus en plus étrangères, témoignent de la nécessité d'un plus long repos que les vacances, qui n'ont manifestement pas suffi".

    "Ces déclarations ne sont pas acceptables et nos excellences ministérielles feraient bien de se remémorer la phrase de Jean-Pierre Chevènement à ce sujet", estime M. Luca. Une allusion à la fameuse phrase "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne" lancée en janvier 1991 par M. Chevènement. Alors ministre de la défense de François Mitterrand, il avait claqué la porte pour protester contre la décision de la France de participer à la guerre menée par les Etats-Unis contre l'Irak après l'invasion du Koweït.

    M. Luca vise aussi, moins ouvertement, l'actuel ministre de la défense, Hervé Morin. Ce dernier a jugé dimanche que la lutte contre l'insécurité, remise sur le devant de la scène avec un discours musclé de Nicolas Sarkozy fin juillet à Grenoble, était "vouée à l'échec" si elle ne comportait qu'un "seul volet répressif".




     
     

    mendiant

    Un camp de Roumains près de Rome.

    La "mendicité agressive" pourrait justifier une expulsion, selon un amendement préparé par le gouvernement. Les personnes "qui représentent une charge déraisonnable pour notre système d'assistance sociale" sont également visées.

    A Paris, un voleur sur cinq est Roumain, assure Hortefeux

    La ville de Lille dénonce les "mensonges" de Fillon sur Aubry

    Cambadélis et Luca conseillent à Kouchner de démissionner.

     

     


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    Roms : le gouvernement durcit encore un peu plus le ton

    FRANCE INFO - 18:53

     

     

    Le ministre de l’Immigration Éric Besson l’a annoncé tout à l’heure : un projet d’amendement doit permettre d’expulser les étrangers en cas de “menace à l’ordre public à l’occasion d’actes répétés de vols ou de mendicité agressive”. Le texte doit être présenté le 27 septembre dans le cadre d’un projet de loi sur l’immigration présenté à l’Assemblée nationale.


    France Info - Brice Hortefeux et Eric Besson annoncent le durcissement de la politique d’expulsion des Roms

     

    Brice Hortefeux et Eric Besson annoncent le durcissement de la politique d'expulsion des Roms 
    ©AFP PHOTO BERTRAND GUAY

    Lors d’une conférence de presse organisée cet après-midi place Beauvau sur “les évacuations des camps illicites” , le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux a commencé par rappeler les chiffres de la délinquance des Roumains à Paris : “Aujourd’hui, à Paris, la réalité est que près d’un auteur de vol sur cinq est un Roumain, un vol commis par un mineur sur quatre l’est par un mineur roumain.” Selon le ministre de l’intérieur, sur les 18 derniers mois, les actes de délinquance, répertoriés par la police, ont augmenté de 259%.

    Le ton est donné. Il justifie l’annonce desdémantèlements de 128 campements cet été et la reconduite à la frontière de 977 Roms, dont 151 expulsions. Sur l’année, ils sont 8.300 à avoir été reconduits dans leur pays. Le ministre de l’immigration Eric Besson a alors le champ libre pour annoncer ses nouvelles propositions .


    Le gouvernement élargit les possibilités d’expulsion

    Le gouvernement déposera trois amendements lors du passage de la prochaine proposition de loi sur la sécurité intérieure. Objectif : faciliter les expulsions du territoire français. 
    Dans un premier amendement, les vols et la “mendicité agressive” deviennent des raisons suffisantes pourexpulser un étranger. Eric Besson ajoute : “Il nous faut aussi permettre la reconduite des personnes qui représentent comme on dit en Europe une "charge déraisonnable" pour notre système de sécurité sociale. Un second amendement sera présenté en ce sens”. 
    Dernier public visé : les personnes abusant des règles de séjour en France. Ces trois dispositions seront présentées fin septembre dans le cadre du vote de la loi sur la sécurité intérieure dite Lopssi2.


    Le cardinal André XXIII reçu par Brice Hortefeux, Martine Aubry critiquée

    L’entretien avec André XXIII est prévu demain. Le Pape Benoît XVI avait critiqué la semaine dernière la politique d’expulsion du gouvernement. 
    Les critiques du premier secrétaire du PS, Martine Aubry, notamment lors de l’université d’été du PS à la Rochelle ce week-end ont été évoquées. Brice Hortefeux a répondu en faisant référence à l’expulsion de dizaines de Romsd’un camp de Villeneuve d’Ascq début juillet. C’est elle qui aurait prononcé cette évacuation en tant que présidente de la communauté urbaine de Lille.

    Ce matin sur l’antenne de France info, Martine Aubry a assumé sa décision : “ce n’est pas la même chose qu’expulser par charters entiers ”. A quelques semaines du remaniement du gouvernement, des critiques montent aussi du propre camp du président de la République. Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé notamment ce matin avoir songé à démissionner.


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  •  e 29/08/2010 à 22:07

    Mahmoud Abbas lance un avertissement à Israël sur les colonies

    LLe président palestinien Mahmoud Abbas a averti dimanche qu'Israël serait tenu responsable de l'échec des négociations directes à venir, s'il poursuit l'expansion de ses colonies en Cisjordanie occupée.

    Mahmoud Abbas lance un avertissement à Israël sur les colonies

    Le président palestinien Mahmoud Abbas a averti dimanche qu'Israël serait tenu responsable de l'échec des négociations directes à venir, s'il poursuit l'expansion de ses colonies en Cisjordanie occupée. (Reuters/Atef Safadi/Pool)


    Les Palestiniens ont d'ores et déjà menacé de se retirer des négociations de paix directes avec les Israéliens, qui doivent s'ouvrir jeudi à Washington, si le moratoire sur les nouvelles constructions en Cisjordanie, qui expire le 26 septembre, n'est pas prorogé.

    "Israël portera seul la responsabilité d'une perspective d'échec des négociations s'il poursuit l'expansion des colonies sous toutes ses formes dans tous les territoires palestiniens occupés depuis 1967", a déclaré Abbas dans une allocution télévisée.

    Le président de l'Autorité palestinienne faisait allusion à la Cisjordanie et à Jérusalem-Est, conquis par Israël lors de la guerre des six jours, et où le nombre de colons juifs avoisine aujourd'hui les 500.000. Les Palestiniens aspirent à créer un Etat indépendant qui couvrirait la Cisjordanie et la bande de Gaza, avec Jérusalem-Est pour capitale.

    Israël a imposé en novembre dernier un moratoire partiel, d'une durée de dix mois, sur les constructions de logements dans les colonies de peuplement de Cisjordanie. La décision, prise alors sous la pression de Washington, visait à convaincre les Palestiniens de retourner à la table des négociations.

    UN COMPROMIS DE NETANYAHU?

    Ce moratoire, aux yeux d'Abbas, n'est pas satisfaisant car il exclut les terres de Cisjordanie annexées par Israël à la municipalité de Jérusalem.

    La coalition du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu comprend des partis favorables à la poursuite de la colonisation, dont la propre formation de Netanyahu, le Likoud. Abbas a dit et redit récemment ne pas croire que Netanyahu soit prêt à la paix.

    "Nous espérons que nous trouverons en Israël un partenaire capable de prendre les décisions fondamentales et responsables qui s'imposent pour mettre fin à l'occupation et pour garantir une véritable sécurité des peuples palestinien et israélien", a dit Abbas dans son intervention télévisée.

    Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman, lui-même colon, a dit mercredi avoir bon espoir que le gouvernement israélien ne prolonge pas le moratoire en vigueur.

    Le vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom a dit quant à lui dimanche à Reuters que le gouvernement se prononcerait sur la question seulement une fois passés les jours de fête juifs du mois prochain, soit après la date du sommet de Washington, le 1er septembre, qui doit précéder l'ouverture en bonne et due forme des négociations directes.

    Benjamin Netanyahu doit dîner mercredi avec le président américain Barack Obama et Mahmoud Abbas à Washington. Il pourrait alors proposer un compromis: n'autoriser la reprise des constructions que dans les blocs d'implantation qu'Israël entend conserver dans la perspective d'un éventuel accord de paix.

    Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français


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  • PARIS (Reuters) - Les niches fiscales dont bénéficie le secteur français de l'assurance vont être rabotées à hauteur de trois milliards d'euros, a déclaré lundi la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde.

    Elle a détaillé sur LCI les mesures prises dans trois directions, conformément à ce qu'avait annoncé le Premier ministre.

    Dans la matinée sur France Inter, François Fillon avait déclaré, à propos de la réduction des niches fiscales dans le budget 2011 : "Il y aura un certain nombre de mesures sur l'assurance parce qu'il y a un certain nombre d'anomalies, notamment de différences de fiscalité suivant les produits".

    Première cible, selon Christine Lagarde : le régime de l'assurance "responsable et solidaire" dont bénéficient les mutuelles. Pour en accélérer le lancement en 2005, le gouvernement avait décidé de les exonérer de la taxe sur les conventions d'assurance.

    "Dorénavant il serait légitime de faire porter la taxe sur les conventions d'assurance sur ce secteur-là, qui a rapporté un bon succès", a dit Christine Lagarde. "On veut un régime spécial, donc on met 3,5% au lieu de 7%".

    Gain estimé pour l'Etat, selon Les Echos de mardi : 1,1 milliard d'euros.

    Deuxième secteur visé : les contrats d'assurance-vie multisupports, constitués d'actions et d'obligations, pour lesquels les prélèvements sociaux ne sont actuellement perçus qu'au moment du dénouement du contrat.

    "Il n'y a pas de raison d'exonérer chaque année. Donc on va, au fil de l'eau, appliquer la CSG, la CRDS sur ces contrats-là au lieu d'en différer l'imposition au terme du contrat", a expliqué Christine Lagarde.

    Ce dispositif représentera "un gain de trésorerie de 1,6 milliard pour l'Etat", selon les Echos.

    Autre projet dévoilé par la ministre : l'impôt sur les sociétés sera prélevé sur les réserves de capitalisation constituées par les compagnies d'assurances depuis 1973 pour faire face aux fluctuations de taux d'intérêt.

    "Cette taxe atteindra 10% sur deux ans, soit une recette de 1,4 milliard d'euros pour l'Etat", écrivent Les Echos.

    Christine Lagarde a répété qu'elle entendait préserver les niches fiscales soutenant l'emploi, l'innovation ou les publics fragiles.

    "J'ai dit à plusieurs reprises que je ne souhaitais pas qu'on élimine, qu'on rabote les avantages fiscaux liés soit au soutien à l'emploi, soit aux publics les plus en difficulté, soit au soutien à l'innovation pour les entreprises", a-t-elle dit.

    "Il faut vérifier les niches qui permettraient de réaliser des effets d'aubaine, chaque fois qu'il y aura des abus, on rabotera si nécessaire", a-t-elle aussi déclaré à propos d'une niche permettant aux grands groupes d'optimiser la cession de leur filiale.

    Elizabeth Pineau, édité par Matthieu Protar
     


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