• Première grève des fonctionnaires du quinquennat de Hollande

    Le Monde.fr avec AFP | 31.01.2013 à 06h38 • Mis à jour le 31.01.2013 à 10h07 lien 

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    C'est une première pour le gouvernement Ayrault : les 5,2 millions de fonctionnaires sont appelés à cesser le travail jeudi par trois syndicats, un mouvement de grogne qui se cristallise principalement autour des rémunérations et de l'emploi.

    Quelque 120 rassemblements et manifestations sont prévus dans toute la France, dont une manifestation à 14 heures à Paris à partir de Port-Royal. Le mouvement doit toucher les trois versants de la fonction publique (Etat, territoriale et hospitalière) où le gouvernement compte une part importante de son électorat.

    Aucune école n'était fermée et 18 % des professeurs des écoles étaient en grève  dans le premier degré, d'après les chiffres du ministère de l'éducation nationale. A Paris, 6 % des enseignants de maternelle et de primaire s'étaient déclarés grévistes. Pour le secondaire (collège et lycée), le ministère ne disposait pas encore de chiffres au niveau national. Mardi, le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, avait estimé que près d'un professeur des écoles sur trois serait en grève lors de la journée de mobilisation des fonctionnaires.

    La CGT, FSU et Solidaires, à l'origine de cette journée d'action, réclament une revalorisation du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires et est gelé depuis 2010. Mais ils entendent aussi faire part de leurs revendications sur l'emploi – les créations de postes dans les ministères "prioritaires" (justice, police, éducation) devant se traduire par de nouvelles suppressions de postes ailleurs –, ou la journée de carence (non indemnisée) en cas d'arrêt maladie. Avec ce mouvement, les syndicats espèrent peser sur une réunion consacrée aux carrières et rémunérations prévue le 7 février avec la ministre de la fonction publique, Marylise Lebranchu.

    Lire : Fonctionnaires : les calculs du camp Hollande

    "CONTRAINTES BUDGÉTAIRES"

    Mais cette dernière a d'ores et déjà laissé entendre qu'une revalorisation globale des salaires n'était pas d'actualité. Elle a reconnu mardi "une situation difficile pour les fonctionnaires", mais rappelé aussitôt "les contraintes budgétaires", une hausse de 1 % du point d'indice augmentant de 800 millions d'euros la masse salariale de l'Etat (80,6 milliards d'euros en 2013), que le gouvernement entend garder stable.

    La ministre a néanmoins souligné que de nombreux sujets seraient abordés dans le but d'améliorer les conditions de travail des agents, citant l'égalité homme-femme, la formation professionnelle, ou encore les parcours professionnels. Elle a également indiqué qu'elle comptait discuter d'un "nouveau système de primes" en modifiant notamment un dispositif de rémunération au mérite instauré par le précédent gouvernement, la prime de fonction et de résultat.

    Pour Jean-Marc Canon (CGT), cette annonce est une bonne nouvelle. Mais, a-t-il indiqué, "maintenant, il s'agit de voir quel est le dispositif qui va s'y substituer parce que l'argent, il faudra bien le redonner aux salariés concernés". La réunion du 7 février pourrait permettre aux syndicats d'en savoir plus sur les intentions de la ministre. Ils ont d'ores et déjà prévu de se réunir à nouveau après cette rencontre, pour voir si leur "impatience" a été prise en compte.


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  • Pour quelles raisons manifestent les fonctionnaires ?

    Le Monde.fr | 31.01.2013 à 20h44 • Mis à jour le 31.01.2013 à 20h44

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    Manifestation des fonctionnaires dans les rues de Paris, jeudi.

    Quelque 120 rassemblements et manifestations étaient organisés dans toute la France, jeudi 31 janvier, à l'appel de trois syndicats de la fonction publique (CGT, FSU, Solidaires) pour dénoncer les suppressions de postes dans les ministères "non prioritaires", et demander, notamment, des revalorisations de salaires. Le point sur les revendications des fonctionnaires. 

    • La revalorisation du "point d'indice"

    Les salaires de la fonction publique d'Etat sont calculés en fonction d'une grille qui définit la rémunération principale, selon l'échelon hiérarchique et l'ancienneté. Chaque agent de l'Etat possède un indice, qui définit la base de son traitement, auquel s'ajoutent ensuite des primes et indemnités.

    Le point d'indice, commun à tous les fonctionnaires de l'Etat, est en général revalorisé chaque année pour tenir compte de l'inflation. Mais après avoir été augmenté de 0,8 % chaque année entre 2007 et 2009, puis de 0,5 % en 2010, il a été gelé "en valeur" en 2011 et 2012. La politique du gouvernement Ayrault ne diffère donc pas sur ce point de celle du gouvernement Fillon.

    Les syndicats espèrent un geste du gouvernement. La CGT comme la FSU estiment que les fonctionnaires ont perdu en moyenne 13 % de leur pouvoir d'achat ces dix dernières années. Mais la ministre de la fonction publique a été ferme jusqu'ici sur le sujet en rappelant qu'une hausse de 1 % du point d'indice augmenterait de 780 millions d'euros la masse salariale de l'Etat (80,6 milliards d'euros en 2013), que le gouvernement entend garder stable.

    Toutefois, le point d'indice ne compose pas l'essentiel de l'évolution de la rémunération des fonctionnaires : 31 % de la masse salariale globale de la fonction publique est due à la grille indiciaire, contre 53 % pour des mesures individuelles.

     

     

    Le gel du point d'indice est en partie compensé par certains dispositifs, comme la garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA), une indemnité annuelle versée aux agents dont le traitement indiciaire brut a évolué moins vite que l'inflation au cours des quatre dernières années. Surtout, les fonctionnaires touchent également des primes et indemnités.

    Pour comprendre la rémunération des fonctionnaires, lire : Salaire : les fonctionnaires devraient faire les frais de la rigueur

    • Un moratoire sur les suppressions de postes

    Initiée par le gouvernement Fillon, la révision générale des politiques publiques a instauré la règle du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d'Etat. Sa mise en application a conduit à la suppression de 117 654 équivalents temps plein travaillés. Soit une réduction de 150 000 postes au sein des ministères entre 2007 et 2012.

    Le nouveau gouvernement avait promis de sortir de cette "logique comptable". Si en 2013, les effectifs vont rester globalement stables, certains ministères ont été privilégiés au détriment d'autres.

    Désignés comme "prioritaires" par François Hollande, les ministères de la justice et de l'éducation voient leurs effectifs augmenter, respectivement de 0,6 % et 0,9 %. Mais ces créations sont supportées par des disparitions de postes accrues dans d'autres ministères : ainsi le ministère du logement et de l'égalité des territoires connaît plus de suppressions de postes que de départ à la retraite et au ministère de l'écologie, 614 postes sont supprimés pour 999 départs en retraite (donc au-delà de la règle du un sur deux). Au ministère de l'économie, l'une des administrations les plus touchées, le taux de non-remplacement s'élève à 55 % (1 890 postes remplacés sur 4 243 départs), c'est tout de même moins qu'en 2012 (64 %).

     

    Réductions d'effectifs par ministère.

    Là encore la marge du gouvernement est faible. Dans son dernier rapport sur les perspectives des finances publiques publié en juillet, la Cour des comptes élaborait plusieurs scénarios de stabilisation des finances publiques. Trois scénarios sur quatre proposaient des baisses d'effectifs de 15 000 à 30 000 euros par an. Le dernier, le seul partant d'une stabilisation des effectifs prévoyait des économies... par le gel du point d'indice, en réduisant aussi drastiquement les mesures catégorielles (- 90 %) ainsi que les avancements.

    Lire aussi : Les fonctionnaires se mobilisent contre la rigueur de gauche

    •  L'abrogation de la journée de carence non indemnisée

    Les grévistes espéraient aussi obtenir l'abrogation du système voté sous le gouvernement Fillon et entré en vigueur depuis le 1er janvier 2012, qui prévoit qu'en cas de congés maladie (non professionnelle), le premier jour de congès des fonctionnaires, stagiaires comme titulaire, n'est pas rémunéré. La mesure, dénoncée unanimement par les syndicats, aurait rapporté moins de 100 millions d'euros.

    Avec le mouvement de jeudi, les syndicats espèrent peser sur une réunion consacrée aux carrières et rémunérations prévue le 7 février avec la ministre Marylise Lebranchu.


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  • Otages français au Mali : pourquoi les djihadistes n'ont pas besoin de les utiliser

     

    Alors que les armées française et malienne progressent rapidement vers le nord du Mali et repoussent les groupes islamistes, ces derniers n'ont encore jamais brandi la menace d'exécuter les sept otages français qu'ils détiennent. Décryptage.

    Par Ségolène ALLEMANDOU (texte)
     
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    "Il est probable" que les otages "soient dans la région" du massif des Ifoghas, au nord de Kidal, dans l’extrême nord-est du Mali, a déclaré ce jeudi sur France-Inter Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, ajoutant : "Nous ne perdons jamais de vue, ni d’esprit, ni de sensibilité, le fait qu’il y a des otages français dans ce territoire".

    Actuellement, sept Français sont détenus au Sahel. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’enlèvement de quatre d'entre eux au Niger en septembre 2011, à Arlit, et de deux autres à Hombori, dans le nord du Mali, en novembre 2011. Un dernier otage a été enlevé près de Nioro, dans l’ouest du Mali, en novembre dernier, par un autre groupe islamiste, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

    Les experts s'accordent pour dire que cette zone montagneuse, très difficile d’accès pour l’armée française, est "un lieu idéal pour cacher les otages, note Philippe Hugon, directeur de recherche Afrique à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Tout comme la forêt de Diabali, qui peut être une autre option". Les djihadistes auraient, selon lui, opté pour une stratégie de dissémination des otages.

    Un business rentable

    Il y a plusieurs mois, les groupes islamistes avaient menacé de les tuer en cas d'intervention française. Le gouvernement français, qui s’attache à rester très discret sur ce dossier, avait assuré, le 20 janvier - soit neuf jours après le début de l’opération française Serval, que les otages étaient bien "vivants". Aujourd'hui, leur vie ne semble pas plus menacée qu'auparavant. "Les différents groupes djihadistes n’ont aucun intérêt à les exécuter, précise Philippe Hugon. Ils s’en servent plutôt comme bouclier humain."

    Pour les djihadistes, la prise d’otages d’Occidentaux est surtout un business très rentable. "Ce sont des produits commerciaux dont les islamistes se séparent difficilement", relève Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense et auteur de la "Fabrication de l’ennemi". La somme exigée par Aqmi pour l'ensemble des otages dans le Sahel est estimée, selon lui, à 150 millions d’euros, soit près des deux tiers du budget malien de la défense. "Un montant qui sera ensuite redistribué dans toute la société, pour payer notamment les différents intermédiaires qui ont participé aux rapts", ajoute-t-il.

    Repli stratégique

    De quoi expliquer pourquoi, malgré la progression rapide des armées française et malienne dans le nord du Mali, il n’y a pas eu de menace officielle d’exécution à l’encontre des sept otages français. "Pour l’instant, je dirais plutôt que les groupes djihadistes ne se sentent pas menacés au point d'éprouver le besoin de les utiliser", estime Pierre Conesa, qui considère que les combats ne sont que dans leur première phase. "On parle beaucoup de victoire de l’armée française mais je pense qu’il s’agit en fait d’une position de repli stratégique de la part des groupes djihadistes". Un retrait qui n’est pas synonyme d’une perte des capacités des forces islamistes, poursuit l’ancien haut fonctionnaire.

    Les combattants et chefs des groupes liés à Al-Qaïda se sont repliés dans les zones montagneuses de l'Adrar des Ifoghas après avoir fui les raids aériens de l'armée française sur Gao et Tombouctou. "Dans cette région montagneuse proche de la frontière algérienne, les combats seront nettement plus difficiles et tendus pour les armées française et malienne", souligne encore Pierre Conesa.

    Négocier avec le MNLA ?

    En cas d'enlisement, la France pourrait-elle être tentée par la négociation ? Pour l'heure, Ansar Dine et le Mujao sont totalement exclus des pourparlers. "Ils sont totalement déconsidérés aux yeux de Paris et de Bamako", précise Philippe Hugon. Fin janvier, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’était opposé à "rentrer dans les logiques de chantages" à la suite d’une proposition du Mujao d’amorcer des discussions en vue de la libération d’un otage. Malgré tout, le gouvernement français et les djihadistes se sont mis d’accord, selon Pierre Conesa. "D’un côté, l’armée française n'extermine pas les islamistes, qui s'engagent eux, à préserver la vie des otages". Le gouvernement, adossé à l’opinion politique, ne pourrait pas encaisser l'exécution filmée d’un otage français, assure-t-il.

    Seule solution qui s’ouvre à la France : s’appuyer sur le Mouvement national de libération de l’Awazad (MNLA) pour aiguiller ses hommes dans les montagnes et localiser les otages. "C’est le groupe de rebelles qui connaît le mieux le terrain et qui se présente comme le principal allié pour négocier", ajoute Pierre Conesa. Le MNLA, qui s’est tenu à distance des combats depuis le début de l’opération militaire française, affiche une position laïque. "Mais pour cela, la France va devoir faire plier Bamako dans sa raideur avec les Touareg", conclut-il.

     
    Nord-Mali :
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    Selon Valls, Merah n'était pas un loup solitaire


    Par Jean-Marc Leclerc Publié le 30/01/2013 à 20:46 lien 
     
    Mohamed Merah (ici sur une vidéo en 2012) était «seul, mais pas isolé. Ce n'est pas la même chose», a expliquéManuel Valls.
    Mohamed Merah (ici sur une vidéo en 2012) était «seul, mais pas isolé. Ce n'est pas la même chose», a expliquéManuel Valls.
     

    Deux connaissances du tueur de Toulouse sont en garde à vue et un haut responsable de la DCRI vient d'être débarqué.

    Deux hommes, arrêtés à Toulouse, sont toujours en garde à vue dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah, le tueur au scooter, qui abattit froidement trois parachutistes, puis trois enfants et un enseignant juifs, entre le 11 et le 19 mars 2012. Ces interpellations dans le quartier du Mirail, où résidait Merah, sont intervenues au moment où les familles de victimes, qui exigent des explications sur les failles des services de renseignement à l'époque, étaient reçues par le ministre de l'Intérieur (lire ci-dessous). Les deux suspects, âgés de 28 et 30 ans, étaient des «connaissances» des frères Merah, ­Mohamed, mais aussi ­Abdelkader, son aîné, mis en examen pour complicité dans les tueries. Les enquêteurs cherchent à savoir si Mohamed Merah a agi seul comme il l'avait affirmé aux policiers lors du siège de son appartement à l'issue duquel il a été tué le 22 mars 2012.

    «Autoradicalisé»

    Mais la prudence est de mise sur ces éventuelles connexions. Début décembre, un homme de 38 ans converti à l'islam radical, autre «connaissance» des Merah, avait déjà été placé en garde à vue avant d'être relâché sans faire l'objet de poursuites. Quoi qu'il en soit, le dossier Merah est une épine dans le pied de l'équipe Sarkozy et le gouvernement actuel ira jusqu'au bout pour débusquer les failles de l'enquête et cerner les responsabilités. «Dé-sarkoïser» la police. À commencer par la Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI), création de Nicolas Sarkozy. C'est exactement ce qui est en train de se passer Place Beauvau. Au prétexte des «ratés» de l'affaire ­Merah, l'ombrageuse sous-directrice chargée du contre-terrorisme à la DCRI vient d'être débarquée et remplacée par Lucile Rolland, qui était loin d'être une intime de Squarcini, au temps où elle le flanquait comme directrice de cabinet.

    Bernard Squarcini était le patron de la DCRI, l'homme de Sarkozy. Après les meurtres du tueur au scooter, il avait expliqué que ses services n'avaient pas su détecter à temps cet islamiste parce celui-ci se serait «autoradicalisé», ce qui le rendait plus difficilement repérable. La piste du loup solitaire, en somme.

    Mais a posteriori et avec un peu d'obstination, le nouveau ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, n'aura aucun mal à démontrer le contraire. «C'est toujours facile de réécrire l'histoire après», commente un homme du sérail qui voyait venir «gros comme une maison l'orchestration de la contre-enquête socia­liste» sur cette affaire qui a beaucoup marqué l'opinion.

    Dysfonctionnements

    Lundi, à Bruxelles, le ministre a d'abord déclaré: «L'action de Mohamed Merah a été le résultat d'une préparation minutieuse, d'un véritable processus d'apprentissage fait de contacts nombreux.»«La fameuse thèse du loup solitaire ne tient pas pour Merah», a-t-il soutenu. Sa thèse: «Merah est seul, mais pas isolé. Ce n'est pas la même chose. Il y a un environnement, qui peut être celui de la famille, du quartier, de la prison. Des contacts qui ont été les siens, en France ou à l'étranger, qui ont forgé ce processus de radicalisation qui l'a amené à tuer», a-t-il précisé.

    Il s'appuie, pour avancer, sur des enquêtes internes aux conclusions secret défense et donc impubliables, ainsi qu'un rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui avait pointé du doigt des dysfonctionnements.

    Y avait-il un troisième homme à ­Toulouse, en dehors de frères Merah? Beauvau aimerait aujourd'hui l'étayer. En 2012, la DCRI n'avait déjà pas pu neutraliser à temps l'auteur principal. La contre-enquête, nourrie des confidences bien tardives d'agents toulousains qui assurent que Paris ne les avait pas écoutés, fournira une justification de plus à la réforme du Renseignement que prépare Valls pour tourner la page de l'ère Squarcini.


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    USA: deux Noirs au Sénat, une première

    AFP Publié le 30/01/2013 à 22:26 lien 
     

    Pour la première fois de l'histoire américaine, deux élus noirs vont siéger en même temps au Sénat après la nomination aujourd'hui du remplaçant de John Kerry, entré au gouvernement comme chef de la diplomatie.

    Le gouverneur du Massachusetts, dans le nord-est, a désigné le démocrate William Cowan, 43 ans, pour assurer l'intérim du siège laissé vacant par John Kerry jusqu'à une élection spéciale le 25 juin, comme c'est la loi dans cet Etat. Il rejoindra sur les bancs du Sénat Tim Scott, un républicain, nommé en décembre par le gouverneur de Caroline du Sud (est) pour remplacer un sénateur démissionnaire. Le Sénat compte 100 membres.

    William Cowan, dans les quelques mois de son mandat intérimaire, sera seulement le huitième Noir à siéger dans la chambre haute, après notamment Barack Obama de 2005 à 2008. Les Noirs sont plus nombreux à la Chambre des représentants, avec 42 élus, dont 40 démocrates.


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