• A une gauche divisée en France, Valls oppose l'unité avec Renzi

    A une gauche divisée en France, Valls oppose l'unité avec Renzi

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    Contesté sur son aile gauche en France, Manuel Valls s'est rendu dimanche en Italie au côté de son homologue Matteo Renzi, pour vanter une gauche européenne "unie", capable d'obtenir des inflexions de l'UE et de barrer la route à une extrême droite "aux portes du pouvoir" dans l'Hexagone.


    "En France, la gauche s'interroge, la gauche est divisée. Je le regrette. Car la gauche se meurt quand elle se concentre sur ses petites querelles internes", a lancé le premier ministre français à la tribune de la fête politique de l'Unità, organisée par le Parti démocrate de M. Renzi, à Bologne.


    "Et si je suis parmi vous c'est parce que j'ai la conviction que nous faisons ici la démonstration que la gauche est forte quand elle est rassemblée", a-t-il expliqué dans un discours prononcé intégralement en italien.


    "Abandonnons nos dogmes! Bousculons nos habitudes! Repensons nos méthodes!", a-t-il lancé, aux côtés d'autres responsables sociaux-démocrates européens, dont l'Espagnol Pedro Sanchez.


    Appel à "la responsabilité"
    Dramatisation ou constat lucide? Au sortir de deux semaines catastrophiques pour l'exécutif français et en particulier François Hollande, le premier ministre a jugé dans son discours que "l'extrême droite et Marine Le Pen" sont "aux portes du pouvoir".


    A ceux qui croient ou en appellent à une dissolution de l'Assemblée nationale voire à la démission du président de la République, il a renvoyé à la "responsabilité" pour éviter de nourrir le "torrent de boue" qui a traversé la politique française ces derniers jours.


    Selon lui, la "gauche moderne" a "la bonne réponse". "Avec ce qui s'est passé ces derniers jours, vous pensez que le débat c'est de savoir si l'on met 5 milliards de plus ici ou 10 milliards de moins là? (...) Je ne le crois pas", a-t-il répliqué aux critiques lancées à l'égard de sa politique.


    Entreprises "indispensables"
    Agacé aussi par les attaques sur sa politique jugée trop favorable aux entreprises, M. Valls a appelé les militants italiens du Parti démocrate de Matteo Renzi à l'aider. Les entreprises sont "indispensables" pour créer de l'emploi, cette question ne fait pas débat en Italie alors que "bizarrement" c'est encore le cas en France, a-t-il expliqué. 


    (ats / 07.09.2014 21h40)  

     

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