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    Le FC Barcelone égale le Milan AC

    avec 5 Supercoupes d'Europe

    FCBARCELONA.FR

    11/08/2015 23:00

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    Les blaugranas reviennent à égalité avec le club italien au nombre de trophées remportés dans la compétition

    Galeries de photos

    Le trophée à Barcelone

    En remportant sa cinquième Supercoupe d'Europe, le FC Barcelone a gagné le droit de conserver le trophée dans son musée, ainsi qu'une plaque commémorative de l'UEFA:

    Le FC Barcelone s'est imposé à Tbilisi face au FC Séville (5-4) et a remporté son cinquième titre dans la compétition lors de la neuvième finale de son histoire. Les blaugranas sont maintenant à égalité avec le Milan AC.

    Le Milan AC a remporté ses cinq Supercoupes d'Europe en 1989, 1990, 1994, 2003 et 2007. En 1989, ils avaient remporté la compétition précisemment face au FC Barcelone. La dernière, en 2007 face au FC Séville.

    Les quatre autres

    Le Barça a remporté sa première Supercoupe d'Europe en 1992. L'équipe entrainée par Johann Cruyff avait battu le Werder Breme au Camp Nou (2-1) après avoir fait match nul en Allemagne (1-1). En 1997, les blaugranas s'étaient imposés face au Borussia Dortmund lors de la dernière édition disputée en match aller-retour (2-0 au Camp Nou, 1-1). C'est Luis Enrique qui avait marqué le premier but au Camp Nou.

    Les deux autres Supercoupes sont plus récentes. En 2009, le Barça de Guardiola s'impose face au Shaktar Donetsk, avec déjpa un but de Pedro lors de la prolongation (1-0). Deux ans plus tard, le Barça bat le FC Porto 2-0 et remporte une nouvelle Supercoupe d'Europe.


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  • « Trobada » sacrée du Canigou

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    « Trobada Â» sacrée du Canigou

    Une flamme, un pic sacré et l'amour du pays catalan. Chaque année, les feux de la Saint-Jean sont l'occasion de la traditionnelle « trobada ». Des retrouvailles 100% Canigou.
     

     

    Les feux de la Saint-Jean, la « trobada » et le Canigou…Chaque année, au mois de juin, la seule évocation de ces mots-là fait vibrer le cœur des catalans. « C’est quand, c’est quand ? » entend-on dire. Car justement, si la Saint-Jean à proprement parler est fêtée le 24 juin, elle puise en réalité sa force et son éclat durant les semaines qui la précède. Elle constitue l’aboutissement d’une ribambelle d’évènements, tous chargés de lourds symboles. Cette extraordinaire fête du solstice d’été se prépare en fait tout au long de l’année à travers une sensibilisation des citoyens catalans. De ville en village, de bouche à oreille, de génération en génération, les bénévoles et les membres des comités de fêtes de centaines de communes préparent d’abord le fameux congrès des Feux de la Saint-Jean. Le premier a eu lieu en 1972 à Alenya. C’est là que commence à bouillonner la ferveur catalane, là que l’on vient s’imprégner de l’histoire, là que l’on fait siennes les vieilles traditions. En chansons, entre un « ramellet de bonaventura » (bouquet traditionnel) et la magie des légendes racontées par le fidèle Jean Iglesis dit « Le Pacha », les valeurs culturelles et linguistiques sont déjà portées à ébullition. Pour l’édition 2007, c’est à Saint-Cyprien que tous les gardiens des « Focs de Sant Joan » se retrouveront. Chaque instant se savoure, chaque moment résonne fort.

    Etre Catalan et avoir été « trobaïre » au moins une fois dans sa vie…

    C’est bien pour la « trobada » que le peuple catalan s’enflamme le plus. La « trobada », même si elle n’est finalement qu’une « mise en bouche » de l’embrasement du Pic du Canigou, est en effet devenu le rassemblement incontournable de ceux qui revendiquent leur catalanité. Etre Catalan, c’est, dit-on de façon caricaturale, avoir été « trobaïre » au moins une fois dans sa vie… Que l’on soit du Nord, du Sud ou expatrié dans le monde entier. Cette fameuse « trobada » a donc lieu le week-end avant la Saint-Jean au refuge des Cortalets, à 2000 mètres d’altitude. A cette occasion, des milliers de gardiens de la « flama del Canigo », profondément attachés à leurs coutumes, se réunissent dans une atmosphère que seuls les initiés peuvent décrire. Peu importe le temps, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, la chaleur de ce moment précis est incommensurable ! Les uns plantent leurs tentes, les autres font cuire l’ollada. De 7 à 77 ans, on connaît le refrain de « Muntanyes del Canigo » par cœur, on excelle dans l’art des grillades, on boit le « cremat », on déguste la « xicolatada ». Un seul et même but anime ce collectif spontané : amener son fagot sur le pic mythique du Canigou. Enfant ou adulte, chacun doit porter celui de sa communauté. Composé de bois du terroir, de branches d’abricotiers, de pêchers ou de chênes, les fagots sont délicatement noués et bien souvent décorés de petits bouts de papier mentionnant les noms des villages d’où ils sont originaires. Lentement mais sûrement, à flanc de Canigou, façon chenille processionnaire, brindilles et branchages obstinément poursuivent leur ascension, coincés sous les sacs à dos, dans une atmosphère quasi mystique. Aucun code, aucun interdit. Rien. Seulement l’expression de l’âme d’un peuple qui cherche à effacer les frontières. Là-haut, sur la cime de ce pic que chaque Catalan porte en lui, sous la croix forgée, seront finalement déposés les fagots. Pêle-mêle, entrelacés, entassés sous le regard ému de ceux qui ont osé gravir les 2784 mètres du sommet des Catalans. Pour l’heure, pas de feu. On savoure la fraternité, à la manière d’une sardane dansée entre ciel et terre avant de redescendre dans la plaine, le cœur joyeux et dans l’attente de voir son fagot s’embraser…Cette année, la désignation de « Trobada » fêtera ses 30 ans puisque avant 1977, la montée des fagots était connue sous le nom d’« Aplec ».

    Le Canigou, véritable Olympe des Catalans du Nord et du Sud

    Mais pourquoi avoir choisi le Canigou ? Ce somment n’est en effet pas le plus haut de Catalogne, mais il reste celui qui domine le mieux la plaine ce qui lui permet, par temps clair, d’être vu de tout le Roussillon et d’une grande partie de la Catalogne Sud. Ainsi, au moment où le pic s’allumera, il sera visible de partout. Ce moment d’apothéose sera le 23 juin au soir. Mais avant, dans la journée du 22 juin, trois montagnards du Cercle des Jeunes seront venus « prendre en charge » la flamme, également appelée « llum d’oli » au Castillet à Perpignan. C’est ici, dans un coin du rez-de-chaussée de la Casa Païral, que la flamme brûle sans arrêt depuis 1964. Date à laquelle elle avait été allumée à l’aide d’une loupe et du soleil par Marguerite Mestre, dernière descendante de la famille Grando qui avait vécu 400 ans au Mas Gleix. Avoir laissé cette lumière symbole de paix et d’amitié en garde dans l’ancienne prison qu’était autrefois le Castillet, permet en fait de « conjurer le mauvais sort ». Vacillant dans une lampe tempête, la flamme se laisse emporter par les montagnards qui ont pour mission de gravir le Canigou et de veiller sur ce feu sacré toute la nuit du 22 au 23 juin. Et parce qu’il est impensable qu’elle puisse s’éteindre ne serait-ce qu’un court instant, les montagnards se relaient sans relâche avec la plus grande et la plus fière des attentions. Plongés dans une étrange phase de méditation, on a coutume de reprendre cette description de Michelle Haxaire selon laquelle : «  Trois garçons la veillent jalousement, trois cédégistes qui, l’espace d’un jour, concilient les rôles de montagnards et de vestales, la vigueur corporelle et l’ardeur mystique ». Ils se doivent de protéger cette flamme que tous attendent en plaine. Le cœur battant et impatient, les trois hommes attendent le lever de soleil. Là, comme en réponse à un signal invisible, ils dévalent le Pic Roi en courant jusqu’au col de Millières où des dizaines de jeunes venus de Paris, Strasbourg, Marseille, Barcelona ou encore Valencia les guettent. De main en main, de lampe en lampe, la flamme prend tout à coup une majuscule pour devenir la Flamme de l’émotion, de l’amour, de l’histoire et de l’avenir. Pour rallier les lieux les plus éloignés, la Flamme emprunte tous les moyens humains mis à sa disposition : vedettes de la Douane ou motos, coureurs à pied ou cyclistes. Qu’importe, pourvu qu’elle arrive à bon port ! Elle semble donner des ailes et une ferveur nouvelle à ceux qui la transportent. Sur terre et sur mer, on assiste à un extraordinaire relais humain, une chaîne fraternelle tissée par la bonne volonté. Le 23 juin au soir, le feu embrase le sommet et soudainement une voix lactée de feux illumine une Catalogne en liesse. Partout, la Saint Jean se déroule sur le thème des retrouvailles et de la communion. L’arrivée de la Flamme, accompagnée de gens vêtus de blanc est presque toujours saluée par des sardanes. Dans tous les villages, des rondes se forment, des mains se joignent, des pieds sautent le feu et des chants s’élèvent dans un ciel de fraternité retrouvée.

    Les surprenantes traditions de l’aube de la Saint-Jean

    Une fois passée l’émotion de l’arrivée de la Flamme, quand le tumulte, les chants et les cris autour du feu se sont assoupis, ressurgit alors entre minuit et le lever du soleil, le mysticisme du solstice d’été. Un mélange d’histoires d’eau, d’herbes, de pain et de feu. Ainsi retiendra-t-on entre autres qu’il est de coutume, le matin de la St-Jean, de cueillir les herbes de la « bonaventura » pour en faire un petit bouquet tressé composé de feuilles de noyer, d’orpin, d’immortelle et de millepertuis. La précieuse croix ainsi confectionnée se place au dessus des portes, afin que chaque fois qu’ils passent dessous, les habitants soient protégés de tout malheur. Plus surprenantes, les légendes autour du futur époux. On raconte à ce propos que pour connaître la profession de son futur mari, il fallait mettre dans un récipient un blanc d’œuf baignant dans de l’eau, le poser sur la fenêtre le 23 au soir. Le matin de la St Jean, le dessin formé par l’albumine indiquait le métier. Dans le même esprit, le premier garçon rencontré le jour de la Saint Jean portait le même prénom que le futur mari. Certains perpétuent les vieilles traditions en allant cueillir les roseaux à sept nœuds le soir de la St Jean pour guérir les sciatiques et les rhumatismes ! Il était aussi conseillé à toute personne qui souffrait de gale ou d’une autre maladie de peau de se rouler dans un pré n’ayant été foulé par personne et ayant par conséquent gardé toute sa rosée.

     

    La Saint-Jean ou le besoin des catalans de retrouver leurs racines

    Il y a dans le cœur de chaque catalan un profond désir et un étonnant besoin de retrouver ses racines. Aussi, la Saint-Jean et toutes ces superbes traditions qui l’entourent et la font briller, marquent-elles cette envie d’établir un lien fort avec l’histoire du pays et avec la langue de nos pères. C’était en 1947, dans un climat difficile d’après-guerre que renaissaient à Pia les feux de la Saint-Jean sous l’impulsion du Cercle des Jeunes. Entre-temps, en 1955, un dénommé François Pujade décidait d’allumer le premier feu au Pic du Canigou pour son anniversaire. Ce jour-là, il était rejoint par quelques supporters de l’USAP venus fêter la victoire en championnat de France de leur équipe de rugby. Aujourd’hui, 60 ans plus tard, la modeste veillée qui s’était à l’origine improvisée à Notre Dame de la Salut à Pia, s’est enrichie d’une véritable « Charte du feu de la Saint Jean, de la flamme du Canigou et des pays Catalans » dont le but affiché est de « faire trouver, retrouver, connaître et aimer avec tolérance les spécificités catalanes telles que sa langue, sa culture, sa mémoire, ses racines et de les partager avec ceux qui le désirent et respectent ces valeurs ».


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    Catalogne: Mas annonce pour septembre

    des élections centrées sur l'indépendance

    <time>Publié le 14-01-2015 à 23h41Mis à jour à 23h55</time>   lien
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    Barcelone (AFP) - Le président catalan Artur Mas a annoncé mercredi pour septembre des élections anticipées pour conduire sa région vers la sécession d'avec l'Espagne si les indépendantistes l'emportent, imposant ainsi de nouveau la Catalogne au cœur du débat national.

    Les élections auront lieu le 27 septembre 2015, une date que le président nationaliste catalan, féru de symboles, n'a pas choisi au hasard: c'est aussi un 27 septembre, a-t-il rappelé, qu'il avait annoncé qu'il convoquerait les Catalans pour un référendum sur l'indépendance.

    Le référendum promis n'a finalement pas eu lieu, ayant été suspendu par le tribunal constitutionnel à la demande de Madrid, qui le jugeait anticonstitutionnel. Le leader nationaliste a cependant organisé une consultation symbolique, également interdite. Il fait d'ailleurs l'objet d'une enquête pour "désobeissance civile", pour avoir bravé cet interdit.

    Près de 2,3 millions de Catalans ont participé à la consultation sur l'indépendance du 9 novembre, en dépit de son interdiction. 1,9 million d'entre eux ont souhaité l'indépendance de cette région puissante de 7,5 millions d'habitants, représentant un cinquième du PIB de l'Espagne.

    M. Mas souhaite que ces élections régionales anticipées qui renouvelleront le parlement local, soient donc centrées sur l'indépendance, en vue d'amener la région vers une sécession de l'Espagne si son camp l'emporte.

    Lors d'une conférence de presse mercredi soir, il a annoncé être parvenu à un accord en ce sens avec le chef du principal mouvement d'opposition, Oriol Junqueras, du parti de gauche indépendantiste ERC, avec qui il partagera la même "feuille de route", vers la séparation.

    M. Mas, seul à pouvoir convoquer des élections anticipées, a assuré que les partis favorables à l'indépendance avaient retrouvé leur unité après une "détérioration du climat ces derniers temps".

    Les différents mouvements, poussés à se mettre d'accord par les deux puissantes associations indépendantistes à l'origine des grandes mobilisations pour le droit à décider des Catalans, ANC et Omnium, ne présenteront cependant pas une liste commune comme le souhaitait Artur Mas.

    M. Junqueras, de gauche, hésitait en effet à s'allier électoralement avec le parti de M. Mas, CyU, de centre-droite, à l'image ternie par les scandales de corruption.

    Leurs programmes électoraux intégreront cependant "une feuille de route" dont le but sera d'amener la région à se séparer de l'Espagne.

    Lorsqu'il a évoqué cette plateforme en décembre, M. Mas avait indiqué que si elle l'emportait, elle disposerait alors d'un mandat de 18 mois pour lancer un processus débouchant sur la création d'un Etat.

    Les élections régionales devaient en principe se tenir fin 2016. Elles interviendront finalement seulement quelques semaines avant les législatives en Espagne, prévues en novembre 2015.

    - Podemos, trouble-fêtes -

    Depuis quelques semaines, l’ascension du parti antilibéral Podemos, en tête de presque tous les sondages pour les législatives nationales, semblait avoir fait oublier la Catalogne et cristalisé le débat national, entre partisans d'un changement radical contre l'austérité, et électeurs craignant que ce mouvement ne mette en danger la reprise économique.

    Le gouvernement du Parti populaire (droite) de Mariano Rajoy, aura donc ainsi un second front ouvert en Catalogne.

    Le chef du gouvernement avait indiqué mercredi depuis Athènes qu'il ne souhaitait pas ces élections anticipées bien qu'il ne puisse s'y opposer.

    "Cela ne me paraît pas approprié. Il faut dans les pays des périodes sans convocations électorales pour pouvoir se consacrer à ce qui est prioritaire", l'économie, a-t-il ajouté, rappelant au passage qu'il s'agirait des troisièmes élections régionales en Catalogne depuis 2010.

    Lors des dernières élections, en 2012, le parti de M. Mas avait perdu du terrain, ne gardant plus qu'une majorité relative. Il a actuellement 50 sièges au Parlement, tandis qu'ERC en a 21, sur 135.

    "Je suis sûr que Madrid aurait préféré un désaccord (entre nationalistes) mais nous avons un accord. Le peuple catalan aura en septembre la possibilité de se prononcer", a dit M. Mas.

    Le camp de l'indépendance, qui représenterait 44,5% des voix, contre 45,3% pour ceux qui n'y sont pas favorables selon un sondage récent devra cependant également faire face en Catalogne à la montée de Podemos, troisième force politique régionale.

    Podemos propose de changer en profondeur les choses mais sans sécession, ce qui pourrait séduire des gens, estime ainsi l'expert Jordi Argelaguet, directeur du Centre d'études de l'opinion (CEO).


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  • Espagne : 2 millions de Catalans votent symboliquement leur indépendance

     

    Publié le 09.11.2014, 10h29 | Mise à jour : 10.11.2014, 00h01  lien 

     
    Des posters pro-indépendance à Vic, près de Barcelone en Catalogne, le 6 novembre 2014.

    Des posters pro-indépendance à Vic, près de Barcelone en Catalogne, le 6 novembre 2014. |AFP/Josep Lago

     
    Symbolique mais important. Les Catalans ont voté massivement dimanche sur l'indépendance de leur région. Ils devaient répondre à deux questions: «Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat ?» et si oui, «Voulez-vous qu'il soit indépendant ?». <btn_noimpr> </btn_noimpr>Cette consultation, sans valeur légale était organisée en dépit de son interdiction par Madrid. Si le président de la région, Artur Mas, a salué «un succès total», Madrid a qualifié ce vote de «propagande stérile», sans «validité démocratique».

    Alors que les partisans du «non» avaient prévu de boycotter la consultation, deux heures après la fermeture des bureaux de vote, vers 18 heures, presque deux millions de personnes, en principe des électeurs acquis à la cause de l'indépendance, avaient participé à ce scrutin, selon la Generalitat, l'exécutif catalan. Devant certains bureaux de vote à Barcelone, des électeurs de tous âges, avec ou sans enfants, ont formé des queues dépassant parfois le kilomètre. Pour beaucoup, il s'agissait d'une journée «historique». 
     
     


    «Succès total» pour les uns...

    Faute de recensement officiel, il est toutefois difficile de mesurer la réussite de la consultation. Potentiellement, quelque 5,4 millions de résidents, y compris les jeunes à partir de 16 ans et les étrangers, pouvaient s'exprimer. Et la moitié des habitants de cette riche région côtière et de montagnes du nord-est de l'Espagne, souhaitaient l'indépendance selon les derniers sondages. 

    «Plus de deux millions de personnes, c'est un succès total» s'est félicité dans la soirée le président nationaliste catalan, Artur Mas. «La Catalogne a démontré qu'elle peut se gouverner seule.» «Que personne ne l'oublie, en particulier le gouvernement espagnol», a-t-il martelé dénonçant au passage la «myopie» et «l'indifférence» du gouvernement espagnol.

    ...acte «de propagande» pour les autres

    Un peu plus tôt, le ministre de la Justice Rafael Catala a dénoncé un «simulacre» de consultation, qualifiant ce vote d'acte «de propagande stérile, inutile» et sans «validité démocratique».

    L'organisation par l'exécutif catalan de ce vote symbolique sur l'indépendance, auquel ont essentiellement participé des habitants acquis à la cause, avait été interdit par le tribunal constitutionnel à la demande de Madrid, qui estime que seuls l'ensemble des Espagnol peuvent se prononcer sur l'avenir d'une des 17 régions du pays.

    VIDEO. Catalogne: le Jour-J des partisans de l'indépendance est arrivé


    VIDEO. Catalogne : consultation symbolique sur l'indépendance


    VIDEO. Indépendance de l'Écosse : des Catalans ont fait le déplacement

     

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    LeParisien.fr


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    Vote symbolique sur l'indépendance en Catalogne : "Ce n'est qu'un point de départ"

    Les Catalans sont appelés à se prononcer sur l'indépendance de leur région. Un vote sans valeur légale, mais qui mobilisent de nombreux Barcelonais. Reportage. 

    <figure id="image_857695">

    Des Barcelonais votent symboliquement sur l'indépendance de la Catalogne (Espagne), le 9 novembre 2014. 

    <figcaption>Des Barcelonais votent symboliquement sur l'indépendance de la Catalogne (Espagne), le 9 novembre 2014.  (GUSTAU NACARINO / REUTERS)</figcaption></figure></header>
    <section>Envoyé spécial à Barcelone 

    Mis à jour le <time datetime="2014-11-09T16:52:37+01:00" itemprop="dateModified">09/11/2014 | 16:52</time> , publié le <time datetime="2014-11-09T13:16:02+01:00" itemprop="datePublished">09/11/2014 | 13:16</time>

    </section><section>
    </section>

    "Bon dia ! Com va ?" (Bonjour ! Comment ça va?). Dans les rues de Barcelone, la même scène se répète à l'envie, dimanche 9 novembre. On se fait la bise, on s'étreint et on se parle en catalan dans les longues files d'attentes qui jonchent écoles et collèges. Ce devait être un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, ce sera finalement un "processus participatif". Un scrutin symbolique sans valeur légale, la Generalitat (région) de Catalogne a d'ailleurs l’interdiction de"participer activement" au processus.

     

    <figure id="image_857629">Dès l'ouverture des bureux de vote, de longues files d'attente se sont formées.<figcaption>Dès l'ouverture des bureux de vote, de longues files d'attente se sont formées. (VINCENT DANIEL / FRANCETV INFO)</figcaption></figure>

     

    Pas de quoi décourager Yuria, 34 ans. "Ce n'est qu'un point de départ qui nous permet d'expliquer au monde que nous n'avons pas le droit de nous exprimer". 

    "Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat ?" et si oui, "Voulez-vous qu'il soit indépendant ?" Ce sont les deux questions écrites sur les bulletins de vote. Yuria votera "oui" et non". Les urnes sont en carton, l'organisation est parfois anarchique mais l'ambiance dans les bureaux de vote est détendue, joyeuse voire festive. Devant l'école Sant Josep Oriol, dans le quartier de la Trinitat Nova, Enricy, 81 ans, et Cecilia, 66 ans, s'enthousiament : "On attend ce jour depuis 300 ans ! Depuis 1714 et la défaite de la Catalogne face aux armées espagnoles des Bourbon !" Le couple est très ému de pouvoir voter "même pour du beurre", "oui à la sortie de l'Espagne".

     

    <figure id="image_857619">Cecilia et Enricy attendent ce jour "depuis 300 ans". <figcaption>Cecilia et Enricy attendent ce jour "depuis 300 ans".  (VINCENT DANIEL / FRANCETV INFO )</figcaption></figure>

     

    Margarita est, elle aussi, remplie d'émotion. A 67 ans, elle se souvient du régime autoritaire de Franco (1939-1975). "Mes parents chuchotaient en catalan, moi, je n'avais pas le droit de l'apprendre et de le parler. Ce sont mes premiers souvenirs, alors je pense forcément très à mes parents, à nos ancêtres", raconte la vieille dame, la voix serrée. C'est un "jour historique" pour Margarita, l'occasion de "dire non au royaume d'Espagne". "Franco, c'était la dictature. Mais ce régime de Madrid et ce roi, nous n'avons pas voté pour ça non plus !"

     

    <figure id="image_857639">Margarita, 67 ans, se souvient du régime de Franco. <figcaption>Margarita, 67 ans, se souvient du régime de Franco.  (VINCENT DANIEL / FRANCETV INFO)</figcaption></figure> 

     

    Dans les files d'attente, des indépendantistes radicaux croisent des Catalans énervés et lassés par l'attitude du gouvernement central de Madrid, qui, à deux reprises, a fait interdire la tenue du vote. Albert, un étudiant de 21 ans, va voter blanc, "tout simplement pour participer et montrer à Madrid qu'on ne peut pas sans cesse nous refuser le droit de s'exprimer". La liberté d'expression est sur toutes les lèvres. Peu importe le résultat de la consultation qui sera forcément biaisé, les partisans d'un maintien au sein de l'Espagne boycottant le scrutin, l'important est de participer. "S'exprimer et voter, ce sont quand même des droits fondamentaux", s'exclame Lidia, 54 ans, venue voter avec son fils.

    "Si le gouvernement de Madrid avait accepté le dialogue, je ne serais probablement pas là", confie Elisabeth en tirant sur sa cigarette, devant un bureau de vote du quartier touristique et traditionnellement indépendantiste Gràcia. Il y a neuf mois, cette architecte barcelonaise de 41 ans a eu "le déclic" : "Je me suis dit 'trop, c'est trop'". Elle s'est engagée au sein de l'Assemblée nationale catalane (ANC), la principale organisation citoyenne en faveur de l'indépendance de la Catalogne. Vendredi, elle a fait partie des volontaires qui ont appelé au hasard le maximum de Catalans afin qu'ils se déplacent pour voter.

     

    <figure id="image_857653">Une plateforme d'appels pour inciter les Catalans à voter a été mise en place vendredi. <figcaption>Une plateforme d'appels pour inciter les Catalans à voter a été mise en place vendredi.  (VINCENT DANIEL / FRANCETV INFO)</figcaption></figure>

     

    Car la participation est le seul enjeu de cette consultation sans conséquence juridique. "On ne peut pas interdire aux gens de s’exprimer. Madrid a dépassé les limites avec ses multiples interdiction. Nous nous battons pour la démocratie et nous allons continuer en espérant être le plus nombreux possible", explique à francetv info Jaume Marfany, vice-président de l’ANC.

    Dans le quartier Eixample, en plein centre de Barcelone, Cristian patiente avec sa femme devant un collège. "Certes, le vote est symbolique, mais plus nous serons nombreux à nous exprimer, plus Madrid sera obligé de nous tendre la main et d'accepter le dialogue. Manifester et voter, c'est tout ce qu'il nous reste face aux refus du gouvernement", affirme ce Barcelonais 38 ans.

     

    <figure id="image_857687">Dans les rues de Barcelone, les immeubles ont revêti le drapeau catalan. <figcaption>Dans les rues de Barcelone, les immeubles ont revêti le drapeau catalan.  (VINCENT DANIEL / FRANCETV INFO)</figcaption></figure>

     

    Cristian est accompagné de sa femme, Beatriz, 33 ans. Elle souhaite le maintien de la Catalogne au sein de l'Espagne. "Je suis catalane et je vais voter 'non'. Les indépendantistes en font trop à mes yeux. Il y a une trop grande victimisation, la Catalogne n'est pas à plaindre", estime la jeune femme. Des propos qui font bondir son mari. "Nos discussions sont forcément très animées mais on s'aime beaucoup", sourit Cristian.

    Dans la rue, un homme passe et s'emporte contre la file d'attente : "Vous faites n'importe quoi ! C'est une mascarade !"  Si le jour est historique pour de nombreux Catalans, une partie non négligeable d'entre eux s'inquiètent du dialogue de sourds qui s'est instauré entre le gouvernement central et les indépendantistes. Les partisans d'un maintien au sein de l'Espagne ont du mal à se faire entendre. Conception, 54 ans, espère que Madrid "prendra ce vote comme une main tendue pour le dialogue". Des mots qui font sourire les passants.

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