• Polémique sur les Roms : des associations

    réclament l'intervention de Hollande

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-09-30T18:10:55+02:00" itemprop="datePublished">30.09.2013 à 18h10</time>

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    Jugeant les propos récents de Manuel Valls sur les Roms "insupportables", plusieurs associations ont écrit lundi 30 septembre au président de la République pour lui demander de sortir de son silence.

    "Reconnaître les difficultés et les tensions qui peuvent naître dans un certain nombre de communes du fait des conditions de vie très précaires des familles qui vivent dans des bidonvilles est une chose, concèdent les responsables du Secours catholique, de la Cimade, du CCFD-Terre solidaire, d'Emmaüs-France, de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale, de Médecins du monde, du collectif Romeurope, et d'ATD quart-monde. Mais cibler une population entière, sur la seule base de son appartenance ethnique, réelle ou supposée, comme étant non intégrable et devant être éloignée du territoire français est de tout autre nature !"

    Lire l'analyse : "Roms, sécurité, réforme pénale : Manuel Valls à l'offensive"

    UN SILENCE QUI VAUDRAIT APPROBATION

    Interpellant le président de la République, qui n'a jusqu'à présent pas commenté les propos de son ministre, les associations lui demandent de prendre position : "Votre expression publique n'est plus seulement attendue. Elle est à présent indispensable." Les responsables associatifs estiment que ce silence "sur ces questions cruciales deviendrait rapidement incompréhensible, voire vaudrait approbation d'un discours et d'une dérive à laquelle, au nom des valeurs qui nous rassemblent, nous nous sommes toujours opposés". "Bientôt", s'est contenté de répondre lundi le président.

    Manuel Valls a provoqué une vive polémique mardi en niant la volonté d'intégration d'une majorité de Roms, propos qu'il a répété dimanche, tout en jugeant les critiques à son encontre, notamment formulées par sa collègue au gouvernement Cécile Duflot, "insupportables".

    Lire : "Batho s'étonne que les propos de Duflot ne provoquent pas plus de remous"


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  • Energie et Environnement

    Le compteur intelligent Linky pourrait faire

    gonfler les factures d’électricité des Français

    Par Les Echos | 24/09 | 16:51 | mis à jour à 17:43 | 

    Un rapport de l’association de consommateurs UFC-Que choisir prévient que 15 millions de foyers pourraient être pénalisés par son déploiement. Ils devront payer un abonnement plus cher, ainsi que des frais à ERDF. Ce dernier conteste les calculs de l’UFC.

    Petit et pratique, Linky pourrait aussi s’avérer coûteux au démarrage - AFP

    Petit et pratique, Linky pourrait aussi s’avérer coûteux au démarrage - AFP

    Expérimenté depuis 2010, le compteur électrique intelligent sera généralisé aux 35 millions de foyers français d’ici à 2020, conformément à ce qu’avait annoncé le gouvernement cet été. Pourtant, si l’arrivée du petit boîtier jaune fluo a ravi les entreprises françaises , elle pourrait bien gonfler les factures de 15 millions de ménages . D’après une enquête menée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir auprès de 201 foyers, l’installation de Linky obligerait à souscrire un abonnement (plus cher pour une majorité d’entre eux) et à payer des frais d’installation. « L’arrivée du compteur Linky va faire disjoncter le portefeuille des consommateurs », résumait mardi Alain Bazot, président de l’UFC. L’association avait déjà tenté, sans succès, un recours auprès du Conseil d’Etat contre la généralisation de Linky.

    Une consommation non-adaptée pour 55 % des ménages

    Selon l’enquête de l’association, 55 % des ménages souffriraient d’un « mal-abonnement »: ils seraient 18 % (soit 5 millions) de « sur-abonnés » à payer pour un abonnement d’une puissance supérieure à leurs besoins. A l’inverse, 37 % (soit 10 millions) seraient « sous-abonnés », avec une puissance inférieure à celle réellement utilisée. Une situation rendue possible « du fait de la tolérance des compteurs actuels, qui ne disjonctent pas systématiquement lorsque la puissance appelée dépasse celle de l’abonnement », a expliqué Alain Bazot.

    Or, cela sera impossible avec le compteur Linky, qui évaluera la consommation réelle. Bonne nouvelle pour les 5 millions de foyers concernés, qui pourront enfin connaître la puissance maximale qu’ils utilisent et prendre un abonnement moins cher. La mesure devrait leur faire économiser 35 millions d’euros par an, d’après l’UFC. En revanche, les 10 millions de ménages « sous-tarifés » seront poussés, selon l’association, à souscrire des abonnements plus puissants et donc plus chers, car Linky est plus sensible à la puissance utilisée et disjoncte presque systématiquement lorsque celle-ci dépasse le niveau souscrit. Le surcoût annuel pour ces ménages est estimé à 308 millions d’euros.

    En outre, l’UFC déplore que le changement d’abonnement soit facturé à tous les foyers 36,21 euros, ce qui rapporterait quelque 545 millions d’euros à ERDF (filiale d’EDF). Une « double peine [...] d’autant plus insupportable que Linky a été récemment présenté au public comme un compteur gratuit pour les consommateurs », précisait le communiqué de l’UFC.

    ERDF conteste

    ERDF conteste ces calculs. Marc Boillot, directeur Stratégie et grands projets du groupe, soulignait que l’expérimentation menée par la filiale d’EDF sur 300.000 foyers à Lyon et en Indre-et-Loire n’avait entraîné que 3.000 demandes d’augmentation de puissance, soit « moins de 1% (0,88% exactement) », ajoutant que « sur 201 compteurs [étudiés par l’UFC], extrapoler à 10 millions, il y a un problème de méthodologie. »

    Il juge par ailleurs légitime que le changement de compteur soit l’occasion d’adapter l’abonnement à la puissance du disjoncteur lorsque les deux ne correspondent pas, s’agissant selon lui d’une « anomalie contractuelle ».

    Pour palier ce qu’elle considère comme une injustice, l’UFC propose d’abord d’affiner les grilles d’abonnement en instaurant des niveaux de puissance intermédiaires. Aujourd’hui, un abonné paye, en plus de sa consommation de courant, un abonnement dont le montant dépend de la puissance choisie : 3,6,9,12 ou plus de Kilowattheures. Elle demande également à ERDF de rendre le changement de puissance gratuit durant les 2 ans qui suivront l’installation de Linky. Sur ce point, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait elle-même recommandé, à la lumière de l’expérimentation menée par ERDF, que le distributeur effectue gratuitement les changements de puissance entraînés par la pose de Linky. ERDF souligne qu’il respectera le barème de prestations décidé par la CRE et que cette question pourra être abordée dans le cadre de discussions auxquelles participe le régulateur.


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  • Dernière modification : 18/09/2013 

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    En images : assauts spectaculaires d'immigrants à Melilla et Ceuta

    En images : assauts spectaculaires d'immigrants à Melilla et Ceuta
    © AFP

    Des centaines de migrants africains ont tenté de pénétrer mardi dans l'enclave espagnole de Ceuta, à la pointe du Maroc. La veille, ils étaient près de 350 à essayer de rentrer ainsi sur le territoire européen via les enclaves de Ceuta et Melilla.

    Par FRANCE 24 (texte)
     

    Plusieurs centaines d'immigrants africains ont de nouveau tenté mercredi 18 septembre de pénétrer dans l'enclave espagnole de Ceuta, à la pointe nord du Maroc, sans succès cette fois après un autre assaut massif lancé la veille à Ceuta ainsi qu'à Melilla, a annoncé la Garde civile. "Un groupe de 300 à 400 personnes, à peu près équivalent à celui de la veille" a tenté d'entrer sur le territoire espagnol via la plage de Tarajal, dans la zone frontière, a indiqué un porte-parole, précisant que les autorités marocaines avaient déjoué cette tentative. "Personne n'a réussi à entrer", a-t-il précisé.

    Cette tentative fait suite à l'arrivée, mardi 17 septembre, à Ceuta ainsi que dans l'autre enclave espagnole de Melilla, de près de 200 immigrants venus d'Afrique. Environ 300 immigrants clandestins africains avaient lancé un assaut conjugué contre la clôture grillagée séparant le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla et une centaine d'entre eux sont parvenus à la franchir.

    Vidéo de l'assaut diffusée par la Garde civile
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    À Melilla, l'assaut mené à l'aube, particulièrement spectaculaire, a été émaillé d'incidents qui ont fait sept blessés, six gardes civils et un immigrant. Des images nocturnes, diffusées par la Garde civile, ont montré un flot ininterrompu d'immigrants escaladant une première clôture de plusieurs mètres de haut, puis une deuxième et une troisième, un peu plus basses, le grillage ployant sous leur poids. Une centaine d'entre eux ont réussi à pénétrer dans l'enclave, selon la préfecture de Melilla. Tandis que certains clandestins tentaient d'escalader la clôture, d'autres lançaient des objets en direction des gardes qui essayaient de contenir l'assaut.

    À Ceuta, environ 350 immigrants venant de pays subsahariens ont tenté de rejoindre l'enclave, par la zone de Tarajal, et 91 y sont parvenus, avait indiqué la préfecture.

    En 2012, plus de 2 800 migrants sont arrivés à Ceuta et Melilla

    Les migrants parvenus à Ceuta et à Melilla ont été conduits dans un centre d'internement où les autorités espagnoles tenteront d'établir leur identité et leur nationalité. Certains seront renvoyés dans leur pays et d'autres acceptés en Espagne, selon les accords conclus entre Madrid et les paysconcernés. Ces deux villes constituent les deux uniques frontières terrestres entre l'Union européenne et l'Afrique. Plusieurs tentatives de passage de migrants y ont eu lieu ces derniers mois, parfois émaillées de heurts avec la police. Le 11 mars, 25 personnes avaient été blessées à Melilla, dont un Camerounais de 30 ans, décédé de ses blessures.

    En 2012, 2 841 immigrants sont parvenus à passer en territoire espagnol dans les deux enclaves de Melilla et Ceuta limitrophes du Maroc, un chiffre en baisse par rapport à 2011. Ils ont soit franchi la clôture, soit nagé le long de la côte ou encore passé la frontière cachés dans un véhicule.

    Avec dépêches


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