• Adieu l'UMP, bonjour les Républicains

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    Adieu l'UMP, bonjour les Républicains

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    <time>Publié le 30-05-2015 à 11h06Mis à jour à 11h06</time>

    Les militants du parti de droite ont voté le changement de nom à 83%.

    Un succès pour le président Nicolas Sarkozy.

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    Nicolas Sarkozy a fixé la règle pour les primaires : chaque candidat doit organiser sa propre collecte. (THOMAS SAMSON / AFP)
    Nicolas Sarkozy a fixé la règle pour les primaires : chaque candidat doit organiser sa propre collecte.            (THOMAS SAMSON / AFP)
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    Exit l'UMP. Le nouveau parti dirigé par Nicolas Sarkozy s'appelle désormais, selon le voeu de l'ex-chef de l'Etat, "Les Républicains", un nom approuvé par plus de 83% des adhérents, dont toutefois moins de la moitié se sont exprimés, lors du vote par internet organisé jeudi 28 et vendredi 29 mai.

    Au siège du parti, rue de Vaugirard à Paris, on se félicitait de ce résultat, à la veille du congrès refondateur, qui enterrera samedi 30 mai à Paris l'Union pour un mouvement populaire, crée en 2002, pour fêter la naissance des Républicains.

    "Unissons-nous"

    Deux heures après la clôture du scrutin, Nicolas Sarkozy lançait sur le nouveau site du parti, republicains.fr, et sur twitter, un "appel à tous les Républicains de France", se terminant par ces mots : "Unissons nous!".

    "«Républicains»", ce n'est pas seulement le nouveau nom d'un parti. C'est le cri de ralliement de toutes celles et de tous ceux qui souffrent de voir la République reculer tous les jours et qui veulent opposer à ce recul un refus déterminé", écrit Nicolas Sarkozy.

    L'appel, présenté dans un cadre tricolore, est surmonté du sigle du nouveau parti, un R stylisé, lui aussi tricolore.

    46% de participation

    213.030 adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2014 avaient été invités à répondre à trois questions, pendant deux jours lors d'un vote électronique.97.440 ont voté, soit 45,74% des adhérents.

    A la première question "Approuvez-vous «Les Républicains»" comme dénomination de notre mouvement ?", 83,28% ont répondu oui.

    A la deuxième "Approuvez-vous les projets de Statuts et de Règlement intérieur ?", ils ont répondu oui à 96,34%.

    Enfin, 94,77% ont approuvé la composition du nouveau Bureau politique, fort de 120 membres, qui composent désormais le "gouvernement" des Républicains.

    Nouveau nom attaqué

    Alors que Nicolas Sarkozy, désormais président des "Républicains", avait expliqué dans une lettre aux adhérents du parti que les changements allaient notamment permettre de "tourner la page des divisions" et de "préparer l'alternance", ce nouveau nom avait été attaqué en justice par des organisations et élus de gauche au motif qu'il est "impossible de privatiser l'idéal républicain".

    Mardi 26 mai, elles avaient été déboutées par la justice qui s'était refusé de se prononcer en urgence sur cette question. Le lendemain, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement avait annoncé qu'il faisait appel de cette décision.

    Sarkozy contesté pour 2017

    La route de Nicolas Sarkozy vers l'élection présidentielle de 2017 reste longue. Près de trois quarts des Français (72% contre 26%) ne veulent pas qu'il se présente à l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Odoxa publié samedi 30 mai dans Le Parisien.

    "C'est presque exactement le même score catastrophique qu'enregistrait François Hollande, sur cette même question", dans un sondage similaire publié la semaine passée relève Odoxa(77%).

    Largement rejetée par les sympathisants de gauche (92 %), la candidature Sarkozy n'est souhaitée que par 49% des sympathisants de droite (contre 50%).

    "Structure visant à le favoriser"

    Les sympathisants de l'UMP sont tout de même deux sur trois à ne pas rejeter sa candidature (66 %), mais même parmi eux, 31 % ne veulent pas de lui comme candidat à la prochaine présidentielle.

    Parallèlement, huit Français sur 10 (79%) ne pensent pas que la transformation de l'UMP en un nouveau parti lui permettra de "connaître un nouveau départ". Même les sympathisants de droite sont une nette majorité (60% contre 40%) à ne pas y croire.

    Les trois quarts (75%) des Français pensent en réalité que l'objectif de ce changement de nom pour Nicolas Sarkozy est de "mettre en place une structure visant à le favoriser lui-même en tant que Président actuel de l'UMP, en vue de 2017".

    (Avec AFP)


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