• Affaire Bettencourt: Décision du tribunal correctionnel attendue ce jeudi

    Affaire Bettencourt: Décision du tribunal

    correctionnel attendue ce jeudi

    Le tribunal correctionnel de Bordeaux rend ce jeudi son jugement dans les premiers volets de l'affaire Bettencourt. Neuf hommes seront fixés sur leur sort dont l'ex-ministre UMP Eric Woerth.

    • AFP
    • Publié le 26/05/2015 | 16:07, mis à jour le 28/05/2015 | 09:50
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    © FRED DUFOUR, STEPHANE COMPOINT / AFP

    © FRED DUFOUR, STEPHANE COMPOINT / AFP

    Le jugement de jeudi 28 mai concernera les deux premiers volets de l'affaire Bettencourt : "abus de confiance" et "trafic d'influence".



    Rappel des réquisitions :

    • François-Marie BANIER, 67 ans, ami artiste et photographe de Liliane Bettencourt. Il est l'homme par qui tout a commencé, après une plainte le visant déposée fin 2007 par Françoise Bettencourt-Meyers, fille unique de la milliardaire. Jugé pour "abus de faiblesse" et "blanchiment", il a nié avoir abusé de la vulnérabilité de la vieille dame, justifiant les faramineux  dons et legs comme le fruit d'une "amitié de 25 ans" avec une femme "extrêmement généreuse".  La peine maximale de trois ans de prison et 375.000 euros d'amende a été requise, ainsi que la confiscation des biens saisis (trois assurances-vie et un ensemble immobilier)

    • Martin d'ORGEVAL, 41 ans, compagnon du photographe, également poursuivi pour "abus de faiblesse et blanchiment". Trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, et 375.000 euros d'amende ont été requis.
    • Patrice de MAISTRE, 66 ans, homme de confiance de Liliane Bettencourt. Egalement renvoyé pour "abus de faiblesse" et "blanchiment", il s'est défendu de tout abus sur sa patronne, une femme certes "âgée et fatiguée", mais une femme de pouvoir qui savait, selon lui, imposer sa volonté et dire non. Trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, 375.000 euros d'amende, et la confiscation d'un immeuble saisi ont été requis.  Le parquet a, en revanche, requis sa relaxe dans le dossier "trafic d'influence".
    • Eric WOERTH, 59 ans, député UMP de l'Oise et ex-trésorier de la campagne du futur président Nicolas Sarkozy en 2007. Il était jugé pour "recel" d'une somme d'au moins 50.000 euros en liquide qui lui aurait été remise par Patrice de Maistre, selon l'ex-comptable de la milliardaire, Claire Thibout. A l'audience, il a démenti formellement avoir touché de l'argent de M. de Maistre. Le parquet a demandé sa relaxe faute de charges et preuves suffisantes.  Relaxe également réclamée dans le dossier "trafic d'influence".

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    • Carlos CASSINA VEJARANO, 67 ans, ex-gestionnaire de l'île seychelloise des Bettencourt. Résidant au Mexique et absent à l'audience pour raisons médicales, il était accusé d'"abus de faiblesse" et "abus de confiance". Deux ans de prison et 375.000 euros d'amende ont été requis.

    • Jean-Michel NORMAND, 80 ans, un des notaires de Liliane Bettencourt poursuivi pour "complicité d'abus de faiblesse". Un an de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende ont été requis.

    • Stéphane COURBIT, 50 ans, patron de LOV Group (audiovisuel, énergie, jeux et paris en ligne), poursuivi pour "abus de faiblesse". La relaxe a été demandée, le procureur n'ayant relevé contre lui aucun fait "gravement préjudiciable" à Liliane Bettencourt. Le 23 janvier, à la veille du procès, l'entrepreneur avait accepté de rembourser à la famille Bettencourt les 143 millions d'euros investis par Liliane Bettencourt dans son entreprise.

    • Pascal WILHELM, 54 ans, avocat et successeur de Patrice de Maistre auprès de Liliane Bettencourt. A plusieurs reprises malmené pendant le procès, où il était jugé pour "abus de faiblesse", il a dû s'expliquer sur son rôle comme avocat, puis mandataire de la milliardaire. Le parquet a toutefois requis sa relaxe, pour les mêmes raisons que pour Stéphane Courbit. 

    • Patrice BONDUELLE, 52 ans, un notaire de Liliane Bettencourt. La relaxe a été requise. Il était renvoyé pour "complicité d'abus de faiblesse". 

    • Alain THURIN, 65 ans: l'ex-infirmier de Liliane Bettencourt, poursuivi pour "abus de faiblesse", a tenté de se suicider près de son domicile la veille de l'ouverture du procès. Plongé dans le coma, il n'a pas été jugé. Son nom était apparu sur un testament pour un don de 10 millions d'euros. Le procureur a rappelé lors des réquisitions qu'il avait requis un non-lieu à son égard à l'issue de l'instruction.

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