• Niger : 4 morts dans des manifestations

    contre "Charlie Hebdo"

    Quatre personnes ont été tuées et 45 blessées dans les manifestations contre "Charlie Hebdo" et le Centre culturel français incendié.

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    Un soldat Nigérien à la frontière de la Libye, le 1er janvier 2015 (Illustration)
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    Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
    Un soldat Nigérien à la frontière de la Libye, le 1er janvier 2015 (Illustration) </figcaption> </figure>

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    Les manifestations contre la publication d'une caricature de Mahomet en Une du dernier numéro de Charlie Hebdo à Zinder, au Niger, ont fortement dégénérées ce vendredi 16 janvier. Quatre personnes sont mortes et 45 ont été blessées selon le ministre nigérien de l'Intérieur.

    Parmi les quatre victimes figurent trois civils et un gendarme, a déclaré le ministre Massaoudou Hassoumi. Vingt-deux agents des forces de l'ordre ont été blessés, ainsi que 23 manifestants, a-t-il ajouté sur les ondes de la radio nationale.

    Un médecin de l'hôpital de Zinder, a fait état de 4 morts et trois blessés par balles, ainsi qu'un nombre indéterminé de blessés plus légers.

    "Vendredi noir" pour Zinder

    Zinder, deuxième ville du Niger, a connu un "vendredi noir". Des milliers de manifestants ont manifesté à la sortie des mosquées pour protester contre la caricature de Mahomet en Une de l'hebdomadaire français Charlie Hebdo.

    Ces marches, dont le mot d'ordre avait été lancé la veille par SMS, ont abouti à des violences, notamment l'incendie du Centre culturel franco-nigérien (CCFN)et le saccage de trois églises, une catholique et deux évangéliques.


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  • Cinq pays du Sahel appellent l'ONU à intervenir en Libye en accord avec l'UA

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    Nouakchott - Le Tchad, le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont appelé l'ONU à mettre en place une force internationale pour neutraliser les groupes armés en Libye, à l'issue d'un sommet tenu vendredi à Nouakchott

    Ces pays, rassemblés au sein du Groupe des Cinq du Sahel (G5 Sahel), saluent les efforts déployés par les pays voisins de la Libye et l'ONU en vue de réunir les conditions d'un dialogue entre toutes les parties libyennes à l'exception des groupes terroristes reconnus comme tels, selon le communiqué final de leur sommet.

    Néanmoins, le G5 Sahel lance un appel au Conseil de sécurité des Nations unies pour la mise en place, en accord avec l'Union africaine (UA), d'une force internationale pour neutraliser les groupes armés, aider à la réconciliation nationale et mettre en place des institutions démocratiques stables en Libye, ajoute le communiqué.

    Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet, le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, également président en exercice de l'UA, a assuré que le G5 Sahel avait officiellement saisi l'UA et l'ONU de la question, sans préciser la forme de la requête ni indiquer à quelle date elle a été formulée.

    En tout cas, nous, au niveau du G5 Sahel, nous avons officiellement demandé au Conseil de sécurité et à l'UA d'envisager une intervention internationale en Libye pour rétablir l'ordre dans ce pays, a déclaré M. Aziz.

    Tous les contacts que nous avons pu avoir avec les responsables libyens sont de cet avis, a-t-il assuré, sans préciser l'identité de ces interlocuteurs.

    Les instances élues, notamment le Parlement libyen élu, ont besoin de force pour mettre en oeuvre leurs programmes de développement, dans la paix et la stabilité, a-t-il estimé.

    La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi au terme de huit mois de conflit en 2011. Livré aux milices, le pays est dirigé par deux Parlements et deux gouvernements - l'un proche des milices islamistes et l'autre reconnu par la communauté internationale - qui se disputent le pouvoir.

    Ces derniers jours, plusieurs dirigeants africains réunis en forum à Dakar lundi et mardi, puis jeudi à Nouakchott lors d'un sommet distinct, ont souligné la menace que constituent pour les pays sahélo-sahariens le jihadisme et les trafics transfrontaliers en tous genres en provenance du sud de la Libye, aux confins de l'Algérie, du Niger et du Tchad.

    Une partie des jihadistes refoulés du Mali, dont l'Algérien Mokhtar Belmokhtar et le Malien Iyad Ag Ghali, se sont retranchés dans cette région, devenue un véritable havre, par où transitent les trafics d'armes prélevées sur les gigantesques stocks du colonel Kadhafi.

    Aucune armée africaine ne peut aller détruire en Libye le terrorisme (...) Il n'y a que l'Otan qui en a les moyens, avait soutenu à Dakar le président tchadien Idriss Deby Itno.

    Si on veut résoudre le problème du Sahel, il faut s'occuper de la Libye. Nous pourrons les accompagner, a insisté M. Deby, dont le pays, puissance régionale, est militairement présent au Mali contre les jihadistes depuis 2013.

    Le président mauritanien a regretté qu'en 2011 un comité de dirigeants africains dont lui-même, mandaté par l'UA, n'ait pu mener à terme une médiation entre les parties libyennes en raison de l'intervention internationale conduite par l'Otan, alors dénoncée par les Africains.

    Les conséquences sont connues, le pays a été détruit, ses infrastructures anéanties, ses populations réduites à l'exil, en majorité, a affirmé M. Aziz.


    (©AFP / 19 décembre 2014 18h30)


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    Sénégal Abdou Diouf
    <time datetime=">14-11-30"> Publié le 30-11-2014 </time> <time datetime=">14-11-30"> Modifié le 30-11-2014 à 10:58 lien </time>

    Francophonie: à Dakar, le casse-tête de la succession d’Abdou Diouf

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    media Abdou Diouf (d.) secrétaire général de l'OIF avec le président sénégalais Macky Sall, le 21 novembre 2014 à Paris. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

    Dernière ligne droite à Dakar où se déroule ce dimanche la deuxième et dernière journée du sommet de la Francophonie en présence d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Un objectif majeur ce dimanche : trouver un remplaçant à Abdou Diouf, le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Jusqu'à présent, les dirigeants ne sont pas parvenus à un consensus sur le choix du successeur.

    Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

    Parmi les cinq candidats en lice à la succession d'Abdou Diouf comme secrétaire général de l'OIF, on compte quatre Africains : l’ex-président burundais Pierre Buyoya, l’écrivain diplomate congolais Henri Lopes, l’ex-ministre mauricien Jean-Claude de l'Estrac, et l’Equato-Guinéen Agustin Nze Nfumu. Le cinquième candidat est une candidate : Michaëlle Jean, l’ex-gouverneure générale du Canada. Mais un candidat de « dernière minute » pourrait aussi émerger, et cette idée fait son chemin dans les coulisses du sommet.

    Ce dimanche matin, une grande réunion à huis clos est prévue. Pour le moment le suspens reste total. Les chefs d’Etat et de gouvernement seront seuls autour d’une grande table installée spécialement pour l’occasion. Ils doivent normalement désigner le secrétaire général par consensus. Mais à défaut de consensus, ils devront passer au vote, ce qu’ils veulent éviter à tout prix, mais pourraient tout aussi bien décider d’un intérim de deux ans, soit jusqu’au prochain sommet, afin de se laisser le temps de trouver un candidat sur lequel tout le monde s’accorde.

    Samedi soir, on expliquait que le président congolais Denis Sassou-Nguesso tenait absolument à ce que son candidat Henri Lopes l’emporte, mais les Canadiens ne lâchent pas leur candidate. Lors de la cérémonie d’ouverture, aucun des chefs d’Etat n’a dit un mot sur cette question.

    La France en faveur d'une « candidature venant d'Afrique »

    De son côté, la France reste fidèle à ses convictions comme le rappelle Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et du développement international, au micro de RFI : « Les Français, depuis le début, ont une position consistant à dire [que] nous souhaitons que la candidature vienne de l’Afrique. Donc les Africains s’unissent parce que c’est la tradition. Vous avez eu le premier secrétaire général qui était Monsieur Boutros Boutros-Ghali, [il] était égyptien. C’est une certaine partie de l’Afrique. »

    Le ministre français a aussi admis que le consensus semblait difficile à obtenir : « Pour nous, la Francophonie, c’est d’abord l’Afrique. Nous avons souhaité et nous souhaitons toujours que les Africains s’entendent. Maintenant on ne peut pas faire le choix à leur place. Beaucoup nous ont dit : "mais s'il faut faire le choix !" Mais ce n’est pas notre conception des choses. Il faut encore travailler. »

    Mahamadou Issoufou, président du Niger, est aussi revenu sur ces difficultés : « Je ne désespère pas qu’on trouve un consensus et j’espère qu’on ne passera pas au vote, que les chefs d’Etat seront suffisamment sages pour pouvoir trouver un consensus sans déchirements. » Que le candidat soit africain ou non, le président nigérien affirme qu'il « s'en satisfera ».

    Par ailleurs, Mahamadou Issoufou assure qu'il ne fait pas un blocage sur la candidature de Madame Michaëlle Jean : « Le plus important, c’est qu’ensemble on puisse trouver celui qui portera le drapeau de la Francophonie. [...] Celui ou celle. »

    Hier, l’hommage a été unanime au secrétaire général sortant Abdou Diouf. Le président sénégalais Macky Sall s’est exclamé sous les applaudissements : « Dieuredieuf Abdou Diouf » (« Merci Abou Diou » en wolof). Ensuite, le président congolais Joseph Kabila a eu ces mots : « Le défi est de lui trouver, non pas un remplaçant car on ne remplace pas Abdou Diouf, mais un successeur. »


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  • Burkina: démission du ministre de la Culture

    Par Augustin K. FODOU avec France 24 - 25/11/2014  lien

    Nommé à la tête du ministère de la Culture et du Tourisme, le dimanche dernier, Adama Sagnon a présenté sa lettre de démission ce mardi.

      © aouga
      Adama Sagnon

    Sa nomination a provoqué l'ire de la société civile qui a demandé sa démission. Il lui est reproché d’avoir entravé le dossier Norbert Zongo, journaliste d'investigation assassiné en décembre 1998, alors qu’il était procureur de la République. Pour les acteurs culturels burkinabé, M. Sagnon ne connaît pas assez le secteur.

    Dans une lettre adressée au Premier ministre, le ministre de la culture justifie sa démission par la nécessité de sauvegarder "l'intérêt supérieur de la nation". « Ayant à l’esprit les hautes missions qui vous sont dévolues, lesquelles mettent le peuple au centre de vos préoccupations, je vous saurais gré d’accepter ma démission au nom de l’intérêt supérieur de la nation, de la cohésion sociale au sein du ministère de la culture et du tourisme, ainsi que de la solidarité gouvernementale», a-t-il écrit.

    Cette démission intervient au lendemain d’un premier Conseil de ministres au cours duquel le nouveau chef du gouvernement, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a défini les grandes lignes de la nouvelle équipe. "Le plus urgent, c’est de régler les dossiers pendants en justice. Nous allons revisiter tous ces dossiers parce que nous avons la conviction qu’il y a eu des attitudes visant à tordre le cou des lois", a-t-il indiqué à l’issue de la réunion.


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  • Afrique Nigeria: plus de 45 morts dans un double attentat à Maiduguri (Nigeria)
    Publié le mardi 25 novembre 2014  |  AIP     lien
     


     

    Abidjan – Un double attentat à la bombe perpétré par deux kamikazes femmes a fait plus de 45 morts, mardi, dans un marché populaire de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria.

    Selon une employée de l’équipe médicale sur place, Dogara Shehu, et des témoins, des victimes ont été complètement décapitées dans le double attentat du Monday Market de Maiduguri.

    Cette attaque est attribuée à la secte islamiste Boko Haram, qui ne l’a pas encore revendiquée.

    (AIP)
    cmas


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