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    Abou Mohammed Al-Adnani,

    voix de l’Etat islamique et cerveau présumé

    des attentats de Paris

    Le Monde.fr | <time datetime="2015-12-30T15:09:15+01:00" itemprop="datePublished">30.12.2015 à 15h09</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-12-30T16:01:04+01:00" itemprop="dateModified">30.12.2015 à 16h01</time> | Par

    Abou Mohammed Al-Adnani dans une vidéo postée sur YouTube, en juillet 2012.

    L’enquête sur les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre a mis à jour une coordination en temps réel des attaques, depuis la Belgique, selon les informations révélées par Le Monde . La question du rôle joué par Abou Mohammed Al-Adnani, porte-parole de l’organisation Etat islamique (EI), dans les opérations extérieures du mouvement djihadiste se pose à nouveau. Ce dernier serait le véritable cerveau des attaques du 13 novembre, selon une thèse avancée par le spécialiste du terrorisme Alain Bauer au lendemain des attentats. Une théorie reprise par le New York Times ultérieurement.

    Pour le quotidien américain, les attentats récemment revendiqués par l’EI en Egypte, au Liban puis en France, témoignent d’un changement de stratégie du mouvement terroriste. Bien coordonnées, ces attaques seraient « dirigées depuis la Syrie ». Le véritable instigateur de ces opérations ne serait autre qu’Abou Mohamed Al-Adnani, sans qu’on sache s’il joue un rôle de donneur d’ordres ou de planificateur.

    L’homme fait désormais partie des terroristes les plus recherchés par les Etats-Unis. En août 2014, il avait été désigné par le département d’Etat comme « terroriste mondial » et figure depuis sur la liste officielle américaine antiterroriste « Rewards for Justice », qui promet la somme de 5 millions de dollars (4,6 millions d’euros) pour tout renseignement permettant sa capture. Le 14 décembre, CNN l’a désigné comme le responsable le plus recherché par les Etats-Unis au sein du mouvement djihadiste, devant même Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’EI et calife autoproclamé.

    Lire aussi : Attentats de Paris : les commandos étaient coordonnés en temps réel de Belgique

    Une personnalité d’« ermite soufi »

    Le 29 juin 2014, c’est bien la voix d’Abou Mohamed Al-Adnani qui avait proclamé le califat et le nouveau nom de l’organisation, qui n’entendait plus se limiter à l’Irak et à la Syrie : « Lors d’une réunion, la choura [assemblée] de l’Etat islamique a décidé d’annoncer l’établissement du califat islamique. » Depuis, ses nombreux enregistrements audio rythment les déclarations du « califat ». Le 22 septembre 2014, Al-Adnani avait ainsi publié un message radiodiffusé de 42 minutes dans lequel il encourageait les attaques en Occident :

    « Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien ou tout incroyant (…), dont les citoyens de pays qui sont entrés dans une coalition contre l’Etat islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. »

    Pour David Thomson, journaliste à RFI et spécialiste du djihadisme, ce message est le premier appel explicite de l’EI au djihad contre la France.

    Dès lors, bien connu des services de renseignements américains et européens, Abou Mohammed Al-Adnani pourrait être aujourd’hui à la tête d’un véritable département en charge des « opérations extérieures » de l’EI. Le New York Times révèle ainsi que de nombreux activistes étrangers travailleraient sous la direction de cet homme, figure de longue date de la mouvance djihadiste.

    Né en 1977 en Syrie, Al-Adnani n’était a priori pas destiné à devenir l’orateur consacré du mouvement djihadiste. De son vrai nom Taha Fallaha, ce jeune Syrien avait, selon ses proches interrogés par le journal britannique en arabe Al-Araby Al-Jadid, la personnalité introvertie d’un « ermite soufi ». Ouvrier dans le bâtiment dans la bourgade de Binnish, au milieu de la province d’Idlib, il disparaît en 1998. Son entourage le croit alors mort.

    Lire aussi : Attentats de Paris : l’assaut du Bataclan, raconté heure par heure

    « L’un des premiers combattants étrangers »

    On perd sa trace jusqu’en 2003, date à laquelle il réapparaît en Irak, peu après l’invasion américaine. Selon le département d’Etat, Al-Adnani est « l’un des premiers combattants étrangers à s’opposer aux forces de la coalition en Irak », dès la mi-2003. Il prête à cette époque allégeance à celui que l’on considère comme le véritable fondateur et maître à penser de l’EI, Abou Moussab Al-Zarkaoui, ancien leader de ce qui était alors la branche irakienne d’Al-Qaida, tué dans un raid aérien américain en juin 2006.

    En 2005, Al-Adnani est capturé par les forces américaines dans la province d’Al-Anbar, l’un des bastions de l’insurrection sunnite, sous le faux nom de Yasser Khalaf Nazal Al-Rawi. Lors de son incarcération, il est détenu dans le tristement célèbre camp Bucca, une prison gérée par l’armée américaine dans le sud de l’Irak, par laquelle sont passés plusieurs futurs hauts dirigeants de l’EI.

    Comme beaucoup d’autres djihadistes, c’est ici qu’Al-Adnani a rencontré l’homme qu’il présentera quelques années plus tard comme le nouveau « calife » des musulmans, Abou Bakr Al-Baghdadi.

    Lire aussi : Origine, puissance, financement : les clefs pour comprendre l’Etat islamique

    Relâché en 2010, Abou Mohamed Al-Adnani rentre alors en Syrie. Il réapparaît dans son village natal. Le changement est brutal pour son entourage qui le croyait mort : vêtu à l’afghane et ne s’exprimant plus qu’en arabe littéraire, Taha Fallaha n’existe plus que sous son nom djihadiste d’Abou Mohammed Al-Adnani. Il répand alors l’idéologie d’Al-Qaida dans sa région d’origine.

    La Syrie ne va pas tarder à être ébranlée par un soulèvement populaire contre le régime de Bachar Al-Assad, qui éclate en mars 2011 dans la foulée des révolutions arabes. L’activiste en profite pour renouer avec ses anciens compagnons d’armes irakiens.

    Une « biographie » d’Abou Mohamed Al-Adnani à des fins de propagande a été publiée le 1er  novembre 2014 sur Internet par un membre de l’EI. Elle dresse un portrait bien éloigné de celui peint par ses proches. Décrit comme un homme instruit ayant grandi dans l’amour de la religion, il serait un fin connaisseur du Coran et du droit islamique. Al-Adnani aurait ainsi été un enseignant, permettant « l’éducation et l’enseignement des moudjahidine ».

    Auteur de nombreux textes et poèmes religieux, il est désigné dans ce document comme un « cheikh », titre réservé aux érudits dans l’ islam. Si aucune allusion n’est faite à un rôle supposé dans les opérations extérieures du groupuscule, cette biographie partisane fait bien état de son statut de porte-parole officiel de l’EI.

    Lire aussi : De Molenbeek à Paris, sur les traces des terroristes du 13 novembre

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    Attentats de Paris :

    les commandos étaient pilotés en direct

    depuis la Belgique

    L' Obs <time>Publié le 30-12-2015 à 12h19   lien </time>

    Une enquête du "Monde" permet notamment de préciser les liens entre les terroristes des attentats de Paris et la Belgique.

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    Profils des terroristes et suspects des attentats du 13 novembre à Paris. AFP/montage
    Profils des terroristes et suspects des attentats du 13 novembre à Paris. AFP/montage
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    À lire aussi

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    Une enquête du "Monde" publiée ce mercredi 30 décembre apporte plusieurs précisions sur la préparation des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, ainsi que sur leur déroulement. Des informations récoltées dans les quelque 6.000 procès-verbaux de l'enquête, auxquels les journalistes du quotidien ont eu accès.

    On y apprend notamment qu'un individu avec lequel des terroristes ont été en contact a pu coordonner, depuis la Belgique, les attaques simultanées.

    Un interlocuteur en Belgique (ou plus)

    A 21h42, un membre du commando du Bataclan, où 90 personnes seront tuées, envoie depuis un téléphone Samsung un SMS annonçant : "on est parti, on commence". Le téléphone est ensuite jeté dans une poubelle devant la salle, comme la presse l'avait déjà révélé en novembre.

    Le destinataire de ce texto se trouve en Belgique, précise "Le Monde" dans son enquête. La ligne a été ouverte au nom de Salah Abdeslam. Elle est active depuis le 12 novembre au soir et se désactive "juste après la réception du texto". Depuis l'activation de la ligne, 25 échanges ont eu lieu entre ce numéro et le téléphone Samsung qui a fini dans la poubelle.

    L'enquête du "Monde" révèle l'existence d'un second numéro, qui a "borné" (il a été repéré) au même endroit que le destinataire du "on est parti, on commence". Ce second numéro "a appelé dans la soirée Abdelhamid Abaaoud", qui faisait partie du commando des terrasses.

    "Les enquêteurs en déduisent qu’au moins un homme a coordonné les attaques en temps réel depuis la Belgique", indique le quotidien. Mais ils ignorent encore de qui il s'agit.

    Ce que contenait le téléphone Samsung

    En début d'après-midi, le jour des attentats, le propriétaire du Samsung retrouvé dans la poubelle devant le Bataclan a téléchargé Telegram, une application de messagerie sécurisée. Des dizaines de recherches de photos et de plans détaillés du Bataclan ont aussi été effectuées.

    Selon "Le Monde", "les ADN mêlés d’Ismaël Mostefaï et de Foued Mohamed-Aggad [morts au  Bataclan] seront retrouvés sur le boîtier".

    Le Samsung a été retrouvé par les enquêteurs dans une poubelle devant le Bataclan. (SIPA)

    Le convoi des terroristes depuis la Belgique 

    L'enquête du "Monde" apporte aussi des précisions sur le trajet des différents convois de terroristes depuis la Belgique et jusqu'à Paris. Partis à 3 heures du matin le 12 novembre de Molenbeek (Bruxelles), à bord d'une Clio et d'une Seat, ceux que les enquêteurs ont identifiés comme étant Brahim et Salah Abdeslam et Mohamed Abrini ont fait une halte à Charleroi, "dans un quartier réputé pour ses arrivages d’armes et ses livraisons de drogue". 

    Le convoi a été rejoint en route par un troisième véhicule, une Polo. Les images de vidéosurveillance de stations-service permettent aux enquêteurs de déterminer qui se trouvait dans cette troisième voiture, explique "Le Monde" :

    Deux des tueurs français du Bataclan – Ismaël Mostefaï, 29 ans, et Samy Amimour, 28 ans – ainsi qu’un Belge de 20 ans, Bilal Hadfi, un des futurs kamikazes du Stade de France."

    Un quatrième passager, vêtu d'un bonnet de lunettes de soleil, n'a pas pu être formellement identifié mais pourrait être Foued Mohamed-Aggad, 23 ans, de l'équipe du Bataclan.

    Les équipes arrivent à Paris dans la soirée et vont loger à Alfortville (pour l'équipe du Bataclan) et à Bobigny (pour celles des terrasses et du Stade de France). Leurs dîners seront composés de pizza (raclette et saumon) et d'Oasis pour l'équipe d'Alfortville, et d'une boîte de thon pour celle de Bobigny.

    Un passage étonnant à l'aéroport de Roissy

    Le lendemain, jour des attentats, la Clio quitte le pavillon de Bobigny vers 18 heures. Elle fait un passage à l'aéroport de Roissy, "où elle stationne entre 18h20 et 19h20. Une halte qui "intrigue" les enquêteurs, indique "Le Monde". Et qui était préméditée, comme l'a montré l'analyse du GPS de la voiture ainsi qu'un papier retrouvé dans le véhicule.

     

    La Clio sera retrouvée dans le 18e arrondissement de Paris. (AFP)

    L'enquête n'a pas permis de déterminer le but du trajet à Roissy, précise le quotidien : "S’agissait-il de récupérer un complice ?"

    La Clio retourne ensuite à Bobigny. A 19 heures 40, la Polo quitte Alfortville. Son départ marque le début des attaques coordonnées qui feront 130 morts à Paris et à Saint-Denis.

    A.R.


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  • Charaffe al Mouadan, djihadiste français lié aux attentats de Paris, tué en Syrie

    <figure class="fig-photo"> <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    Ce combattant du groupe Etat islamique est «lié directement» au terroriste belge Abdelhamid Abaaoud, instigateur des attentats de Paris. Les États-Unis ont par ailleurs annoncé avoir tué dix dirigeants de l'État islamique (EI) lors de bombardements menés en Syrie et en Irak au cours du mois écoulé.

     

    Le colonel américain de l'US Army Steve Warren, porte-parole de la coalition anti-EI, a annoncé mardi la mort «de dix personnalités dirigeantes de l'EI dans des frappes aériennes ciblées, y compris plusieurs organisateurs d'attentats à l'étranger, dont certains étaient liés aux attaques de Paris». Parmi eux, figurent le Français Charaffe al Mouadan, un combattant du groupe État islamique «lié directement» au djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, instigateur présumé des attentats de Paris.

    Né le 15 octobre 1989 de deux parents marocains à Bondy, Al Mouadan «préparait activement d'autres attaques», a dit le colonel. Il était un ami de l'un des kamikazes du Bataclan Samy Amimour, et était allé en Syrie en août 2013, alors qu'il avait été mis en examen en France mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Issu de la banlieue nord-est de Paris, c'est à Drancy, non loin de là, qu'il a passé sa jeunesse et qu'il a été arrêté en octobre 2012 alors qu'il s'apprêtait à partir avec deux amis de quartier (Samy Amimour et Samir Bouabout) au Yémen ou en Afghanistan via la Somalie.

    En Syrie, il était surnommé Aba Souleymane. «Figure de la djihadosphère depuis plus de deux ans, il était actif sur Twitter il y a quelques semaines encore», indique David Thomson, journaliste pour RFI et spécialiste des djihadistes français.

    A noter: Aba Soulaymane n'était pas un cadre de l' mais est soupçonné de liens avec des membres du commando du 13 novembre

    Figure de la jihadosphère depuis + de 2 ans, Aba Souleymane était encore actif sur Twitter il y a quelques semaines pic.twitter.com/uCAn68LpQm

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    Le trio s'était radicalisé sur internet

    Le trio s'était radicalisé sur internet et Mouadan avait préparé son projet de départ en prenant des cours de tir sportif dans un club de la police à Paris à partir de mars 2012. Il s'était équipé de matériel paramilitaire, et avait contracté un prêt à la consommation de 20.000 euros, selon une source proche du dossier. Il avait affirmé aux policiers avoir abandonné tout projet de départ en zone de djihad et avait séjourné brièvement au Maroc avec Bouabout.

    «La mort de Mouadan lors d'une frappe ciblée contre sa voiture avait été annoncée par des sources françaises de l'EI le 24 décembre», précise David Thomson.

    Il a été tué au même titre que dix autres responsables de Daech tués au mois de décembre, a précisé le colonel Warren. Parmi ces dirigeants de l'EI abattus par la coalition, l'un de ces chefs, Abdoul Kader Hakim, était chargé de faciliter les opérations extérieures de l'EI et avait des liens avec le réseau des auteurs des attaques du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. Il a été tué le 26 décembre lors d'un raid à Mossoul, a dit l'officier américain.


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    Etat islamique : Le Français Charaffe al Mouadan,

    proche d'Abaaoud, tué en Syrie

    Rédaction web Publié le <time datetime="2015-12-29 16:30:13" title="mardi 29 décembre 2015 à 16h30"> mardi 29 décembre 2015 à 16h30 </time> - Mis à jour le <time datetime="2015-12-29 17:13:34" title="mardi 29 décembre 2015 à 17h13"> mardi 29 décembre 2015 à 17h13 lien </time>

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    International

    Le Français Charaffe al Mouadan, un combattant du groupe Etat islamique, a été tué en Syrie, a affirmé mardi le colonel américain Steve Warren, porte- parole de la coalition anti -EI. Al Mouadan est présenté comme "lié directement" au djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, instigateur présumé des attentats de Paris.

    Celui qui était surnommé Aba Soulaymane "préparait activement d' autres attaques", a dit le colonel. Il était un ami de l'un des kamikazes du Bataclan Samy Amimour, et était allé en Syrie en août 2013, alors qu'il avait été mis en examen en France (pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme) mais laissé libre sous contrôle judiciaire.

    A l'époque, al Mouadan, Amimour et un troisième comparse "nourrissaient le projet de gagner le Yémen ou l' Afghanistan pour y mener le jihad armé", indique Le Parisien

    Le journaliste David Thomson précise sur Twitter que "sa mort dans une frappe ciblée contre sa voiture avait été annoncée par des sources françaises de l'EI le 24 décembre".

    A noter: Aba Soulaymane n'était pas un cadre de l' mais est soupçonné de liens avec des membres du commando du 13 novembre

     

    Voir l'image sur Twitter

    Les enquêteurs français étaient sur sa trace depuis qu'un otage du Bataclan avait expliqué qu'un des assaillants avait évoqué le nom de "Soulaymane" lors de l' attaque.

    "Aba Soulaymane" compte parmi 10 autres responsables de l'EI tués au mois de décembre, a précisé le colonel Warren. L'un de ces chefs , Abdoul Kader Hakim, était chargé de faciliter les opérations extérieures de l'EI et avait lui aussi des liens avec le réseau des auteurs des attaques du 13 novembre. Il a été tué le 26 décembre lors d'un raid à Mossoul, a dit l' officier américain.

    </article>

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    Terrorisme

    En Belgique, deux arrestations

    pour «menaces d'attentats»

    Par <time datetime="2015-12-29T13:07:18" itemprop="datePublished">29 décembre 2015 à 13:07lien </time>
     
    A Bruxelles, fin novembre.
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    <figure class="article-image article-header-image" itemprop="image" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> <figcaption class="read-left-padding caption" itemprop="description"> A Bruxelles, fin novembre. Photo Emmanuel Dunand. AFP

    </figcaption> </figure>

    Soupçonnées de préparer des attaques visant des lieux emblématiques de Bruxelles, deux personnes ont été placées sous mandat d'arrêt après une série de perquisitions menées dans plusieurs régions du pays.

    La Belgique est de nouveau en état d’alerte. Deux personnes, soupçonnées de préparer des attentats à Bruxelles, viennent d’être placées sous mandat d’arrêt. Des interpellations qui font suite à plusieurs perquisitions menées dimanche et lundi dans la région de Bruxelles, dans le Brabant flamand et en région liégeoise. Le premier suspect a été incarcéré pour «menaces d’attentats et participation aux activités d’un groupe terroriste». Le second pour «menaces d’attentats et participation aux activités d’un groupe terroriste en qualité de dirigeant et de recrutement en vue de commettre des infractions terroristes».

    Selon le communiqué du parquet fédéral belge, l’enquête a permis de mettre en lumière «des menaces sérieuses d’attentats qui viseraient plusieurs lieux emblématiques de Bruxelles et seraient commis durant les fêtes de fin d’année» . Les objets saisis lors des perquisitions, notamment du matériel informatique, des tenues d’entraînement de type militaire et du matériel de propagande de l’Etat islamique, sont actuellement en cours d’examen. Mais aucune arme ou explosif n’a été découvert, a précisé le parquet fédéral. Selon plusieurs sources policières, ces menaces d’attentats pourraient viser le commissariat central de Bruxelles, situé rue du Marché au Charbon, juste derrière la Grand-Place.

    Bruxelles, cible de choix pour les jihadistes

    Officiellement, ces arrestations n’ont aucun lien avec les attaques parisiennes. Mais elles pourraient être liées à l’alerte émise ce week-end par les autorités autrichiennes, qui redoutent des risques d’attentats en Europe entre Noël et le jour de l’an. Plusieurs capitales européennes seraient visées par cette menace, notamment Bruxelles. Les services antiterroristes redoutent en particulier l’existence de réseaux dormants ou d’équipes prépositionnées et prêtes à passer à l’action.

    Selon l’AFP, l’organe qui évalue la menace terroriste en Belgique, l’Ocam, a relevé lundi soir le niveau d’alerte pour «les services de police et les militaires présents à Bruxelles, qui pourraient être des cibles symboliques». Depuis fin novembre, Bruxelles est placé en alerte 3, un cran en dessous du niveau maximal correspondant à un risque d’attentat «sérieux et imminent», niveau qui avait paralysé la ville pendant trois jours une semaine après les attentats de Paris.

    Ces dernières années, plusieurs attentats auraient été déjoués à Bruxelles. Siège de l’Union européenne et de l’OTAN, la capitale belge reste une cible de choix pour les jihadistes, notamment en raison des contingents importants qui ont quitté le pays pour rejoindre les camps d’entraînement de l’Etat islamique en Irak et en Syrie. Rapportés à la population du pays, ces combattants originaires de Belgique sont six à sept fois plus nombreux qu’en France.

    Emmanuel Fansten

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