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      L’après Etat islamique et la menace du retour des “vétérans djihadistes”

      Les Echos | <time datetime="2015-12-09T15:14:03+01:00" itemprop="datePublished">Le 09/12 à 15:14, mis à jour à <time datetime="2015-12-09T16:34:00+01:00" itemprop="dateModified"> 16:34    lien </time></time>
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    • Près de 30.000 personnes ont rejoint les rangs de l’EI et pourront potentiellement revenir un jour dans
    • leur pays d’origine, pour perpétrer des actes terroristes. - AFP
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    Qu’adviendrait-il des combattants formés en Syrie et en Irak, après la chute possible du groupe Etat islamique ? La dissémination de ces « vétérans djihadistes » dans leur pays d’origine fait planer une menace plus lourde encore, estiment certains experts.

    Alors que les pays occidentaux mutualisent leurs efforts pour vaincre le groupe Etat islamique (EI), la disparition de cette organisation ne suffira pas à venir à bout d'une menace peut-être plus grande : celle des "vétérans dijiadhistes". C'est ce que pointent désormais certains experts qui parlent d'une menace sur le long-terme.

    D'après un rapport du Soufan Group, un institut spécialisé dans le renseignement, près de 30.000 personnes ont rejoint les rangs de l'organisation terroriste en Syrie et en Irak. Un nombre qui a plus que doublé en un an et demi. Ces djihadistes étrangers sont originaires de 86 pays différents, selon cette étude, qui précise que 20 à 30 % d'entre eux retournent dans leur pays.

    Déjà à l’époque d’Al-Qaïda, 10.000 à 20.000 islamistes radicaux auraient été formés dans les camps d’entraînement en Afghanistan, entre 1996 et 2001. Certains de ces camps étant menés par Oussama ben Laden lui-même. Après la chute du régime des talibans qui les protégeait, ceux qu’on a parfois surnommés les « arabes afghans » se sont disséminés, exportant dans de nombreux pays leurs maquis et leur idéologie radicale.

    La fragmentation de l’EI pourrait faire naître des groupes plus radicaux

    Aujourd’hui, la crainte des experts est de voir ces vétérans du djihad faire peser une menace à long-terme sur les institutions occidentales, qui ne sont pas prêtes à faire la contrer. « Bien longtemps après la défaite de Daech (acronyme en arabe de l’EI), le monde entier va payer les années d’aveuglement durant lesquelles il a laissé grandir le monstre djihadiste aux portes de l’Europe », prévient Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris, spécialiste des mouvements djihadistes. « Ce sont bien sûr les pays européens, avec au moins 5.000 djihadistes engagés dans Daech, toutes nationalités confondues, qui seront les plus touchés ».

    En conquérant aux confins de la Syrie et l’Irak des territoires sur lesquels il a déclaré le « califat », vers lequel ont convergé ces volontaires, le chef auto-proclamé de l’EI, Abou Bakr al-Bagdadi, risque d’avoir semé les graines de décennies de révoltes djihadistes.

    « Après la destruction de l’EI », promise par la France et les Etats-Unis, « on va assister à une fragmentation du noyau central », assure Mathieu Guidère, professeur des universités, spécialiste du terrorisme islamiste. « Et comme ne survivent que les plus aguerris, les plus radicaux, on va se retrouver avec quelque chose de pire que l’EI. Souvenez-vous : on a cru avoir éliminé Al-Qaïda en tuant ben Laden : la fragmentation d’Al-Qaïda a abouti à quelque chose de pire. Ce seront des groupuscules plus dangereux et plus radicaux ».

    Des programmes de réhabilitation

    En France, les services spécialisés peinent, comme l’ont montré les attentats du 13 novembre, à surveiller tous les djihadistes ou apprentis-djihadistes rentrant de Syrie. « Rien qu’avec les flux actuels, les quelque 250 qui sont rentrés, c’est compliqué », admet un haut responsable de la lutte antiterroriste sous couvert d’anonymat. « La quasi-totalité est immédiatement auditionnée » et traduite en justice.

    Mais, au moins pour ceux dont la justice ne pourra pas prouver qu’ils ont du sang sur les mains, les peines de prison seront de l’ordre de sept à dix ans, estime-t-il. « Donc ils vont en purger une partie. Ça veut dire que dans quatre/cinq ans, les premiers sont dehors ». « Il faut se préparer dès maintenant, et voir ce qui peut marcher pour remettre ces gens dans la société. Certains seront traumatisés pendant des années. Il faut penser à la réhabilitation, à l’encadrement. Il faut conjuguer le temps court, empêcher des attentats, et ce temps long, et ce n’est pas facile. C’est un problème qui va durer des années ».

    Jean-Pierre Filiu plaide lui aussi pour la mise en place de structures pour réhabiliter ces personnes à leur retour en France, bien au delà de seules institutions pénitentiaires. « La seule réponse sécuritaire, aussi légitime soit-elle, ne suffira pas. Il faudra établir des programmes spécifiques à l’attention des dissidents ou des déserteurs de Daech, ne serait-ce que pour neutraliser par leur biais leurs anciens compagnons d’armes », explique-t-il.

    Source AFP
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    Attentats : le troisième kamikaze du Bataclan,

    disciple de la "filière de Strasbourg"

    L' Obs <time>Publié le 09-12-2015 à 16h47lien </time>

    Foued Mohamed-Aggad faisait partie de la filière dite de Strasbourg : une dizaine de jeunes recrutés par Mourad Farès avait quitté la France pour la Syrie en même temps.

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    Foued Mohamed-Aggad a été identifié par les enquêteurs comme le troisième kamikaze du Bataclan. (FACEBOOK)
    Foued Mohamed-Aggad a été identifié par les enquêteurs comme le troisième kamikaze du Bataclan.
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    Il était le dernier visage inconnu de l'équipée sauvage des attentats du 13 novembre. Le kamikaze qui, avec Omar Ismaïl Mostefaï et Samy Amimour, a tué 90 personnes au Bataclan a finalement été identifié : Foued Mohamed-Aggad. Et comme souvent, dans les dernières affaires de terrorisme, son nom était connu de la justice française.

    Il faisait partie d'un groupe d'une douzaine de jeunes Strasbourgeois, âgés de 23 à 25 ans, qui avait quitté en même temps leur quartier de La Meinau pour la Syrie en 2013. Ce groupe avait fait la une des journaux, car six d'entre eux étaient revenus en France trois mois après, en 2014, et parce qu'ils avaient été recruté par Mourad Farès, une star de la "djihadosphère". Retour sur cette filière dite de Strasbourg.

    Des vacances à Dubaï

    Ils sont partis un jour de décembre prétextant des vacances à Dubaï. Plusieurs d'entre eux étaient originaire du quartier de La Meinau, cité populaire et classée "zone urbaine sensible" mais relativement paisible ces dernières années. Foued, lui était originaire de Wissembourg, à 60 km de Strasbourg, où il vivait au domicile de sa mère jusqu'à son départ. 

    Dans un long récit publié en septembre 2014, "Le Figaro" esquisse le profil de jeunes "désœuvrés, fréquentant les bars à chicha." "Ni des décérébrés, ni des prix Nobel", dit-on d'eux. Casier judiciaire vierge pour la plupart et aucun goût prononcé pour la religion. Yacine et Mokhles, par exemple, étaient des garçons tranquilles, impliqués dans la vie de quartier, qui s'apprêtaient à passer leur Bafa pour devenir animateurs, écrivait "Le Monde" en mai 2014. D'après les nombreux témoignages de la presse, personne n'avait deviné leur projet.

    Mourad Farès, recruteur, star de la djihadosphère 

    Leur radicalisation et leur intérêt pour la Syrie est rapide. En coulisse, une ombre se profile, celle de Mourad Farès. Cet homme d'une trentaine d'années, originaire de Haute-Savoie, arrêté en Turquie à l'été 2014, est soupçonné d'avoir encouragé des départs en Syrie, dont celui de Foued Mohamed-Aggad et ses compagnons, pour le compte de l'Etat islamique, qu'il quittera par la suite pour rejoindre le groupe djihadiste rival "Jabhat al-Nosra", affilié à Al-Qaida. C'est "un individu particulièrement dangereux", avait dit de lui le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

    Mourad Farès, alias Abu Rachid (à gauche sur la photo) était considéré comme une star de la djihadosphère par les services de renseignements (Photo tirée de son Facebook)

    Mourad Fares, à gauche sur cette photo, selon le site Vice (Capture d'écran)

    <aside class="lire"><header>Lire</header>Mourad Farès : star de la djihadosphère </aside>

    Très actif sur internet, star de la "djihadosphère" comme "l'Obs" l'avait dépeint dans un portrait, le trentenaire, parti en Syrie en juillet 2013, sert de contact à la bande de Strasbourg. "Il donnait le mode d'emploi pour aller en Syrie. Les téléphones à appeler, les sommes à payer pour le taxi... Tout le monde passait par lui", écrit "Le Monde".

    Dans notre portrait, "l'Obs" racontait comment "le propagandiste de la guerre sainte" avait attiré les jeunes de Strasbourg mais aussi des de Toulouse, d'Avignon, de Nîmes, d'Avignon... "grâce à des vidéos qu'il produit sur fond de film catastrophe, il réussit à déclencher de nombreuses vocations djihadistes."

    Dans d'autres vidéos que "l'Obs" s'était procurées, il se mettait tout simplement en scène. 

    <aside class="lire"><header>Lire</header>Quand le djihadiste Mourad Farès se filmait en Syrie"</aside>

    "Son système est assez simple", observe un proche du dossier. "Il harponne ses admirateurs sur Facebook, leur transmet en message privé les numéros de téléphone que les candidats au djihad peuvent contacter dès qu'ils arrivent à la frontière près de la Syrie. Et il organise les convois pour leur faire traverser la frontière", écrivait encore "l'Obs".

    Dans une "interview" réalisée par un journaliste du site Vice, qui a connu Mourad Farès étudiant, ce dernier lui explique comment il recrutait : "Recruteur, c'est un bien grand mot en réalité. C'est le terme utilisé par les journaux mais le terme n'est pas correct, on prêche plutôt. Je suis l'un des principaux prêcheurs. Tous les djihadistes dont on parle dans les journaux sont passés par moi : les dix jeunes de Strasbourg, les deux jeunes de Toulouse, la mineure de 16 ans, et beaucoup d'autres... Avec un frère, on s'est spécialisés dans la communication par vidéo - ça a un plus grand impact. Ma dernière vidéo est 'Al Mahdi et le second Khilafah'. Elle est dispo sur YouTube - elle dure 48 minutes. Va jeter un coup d'œil, elle a bien marché. Cette vidéo a été un moteur pour beaucoup de jeunes venus ces derniers mois."

    Mort, ennui, confinement en Syrie

    C'est ainsi qu'à la mi-décembre, 14 copains alsaciens s'envolent vers la Turquie au départ de Francfort. C'est Mourad Farès qui les prend en charge à la frontière syrienne.

    Arrivé en Syrie, dans la région d'Alep d'abord, les frères Yacine et Mourad B., dont Rue89 Strasbourg avait fait les portraits, sont tués par balle dès les premiers jours, après "un règlement de compte entre barbus", disions-nous en mai 2014.  

    La suite n'est pas plus heureuse. "Le Figaro" raconte les "passeports confisqués", les "villas anonymes où ils sont consignés", l'ennui. "On ne faisait pas grand-chose. C'est pour cela que ça nous a rendus fous. On était partis pour aider les habitants et on s'est retrouvé enfermés H24", a dit l'un d'eux à son retour, d'après le procès-verbal que s'était procuré "Le Monde". Séparés en plusieurs petits groupes, les copains arrivent tout de même à communiquer et décident de revenir en France, via la Turquie.

    Interpellés quatre mois après leur retour

    Six d'entre eux retraversent la Turquie en février 2014. Certains reviennent au quartier comme si de rien n'était. Rue89 Strasbourg a rencontré deux de leurs amis d'enfance. L'un raconte avoir retrouvé l'un des apprentis djihadistes : "Pendant plus d'une heure, on l'a questionné, on a eu des débats religieux. Il faisait le malin en disant qu'il avait envie d'y retourner [...] On lui a un peu mis la pression alors il nous a filé le contact d'un autre gars, qui lui aussi était rentré. On a été surpris de le voir en mode beau gosse, propre sur lui, et serveur dans un bar à chichas de la plaine des Bouchers."

    A ce moment-là, ceux qui reviennent expliquent avoir été balancé par un passeur en Turquie et n'être pas revenus par choix.

    Mis sous surveillance étroite par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils sont finalement interpellés le 13 mai et mis en examen pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste". "Les écoutes ont montré qu'ils restaient très liés et toujours aussi radicaux, racontait alors une source proche de l'enquête à "l'Obs". "Au bout d'un mois, on a craint qu'ils cherchent à monter une cellule ici et on a décidé de les 'taper' surtout pour voir ce qu'ils avaient à raconter sur Mourad le recruteur."

    Aux enquêteurs, leur discours est différent de celui tenu à leurs proches. Tous reconnaissent leur intégration à l'EI mais ils assurent qu'ils pensaient faire de l'humanitaire et qu'il auraient été choqués par les exactions commises par le groupe djihadiste. "Nous avions décidé d'aller en Syrie pour voir comment cela se passait vraiment. Nous en avions marre d'écouter les dires des uns et des autres, de voir les vidéos et nous avions décidé d'aller sur place en immersion pour nous faire notre propre idée", ont-ils expliqué, selon des propos rapportés par "Le Monde".

    Classé comme l'un des hommes les plus recherchés par la DGSI, Mourad Farès est arrêté en Turquie en août 2014, après avoir demandé un laissez-passer consulaire pour regagner la France.

    Foued reste en Syrie

    Tous sont revenus sauf un : Foued Mohamed-Aggad. "Son frère Karim, qui faisait partie de l'équipée, retourne à Strasbourg sans lui", raconte "Le Monde". "J'avais un doute par rapport à la naïveté de Foued. Au départ, je pense qu'il voulait faire de l'humanitaire, mais par la suite, par son discours, c'était plus le même", racontera un des jeunes interpellés. Celui-ci dira également qu'il pense avoir reconnu en Syrie Foued "encagoulé" avec des armes. 

    Le père de Foued ignorait jusqu'à mercredi que son fils comptait parmi les auteurs des attentats de Paris. "Je l'ai appris comme vous, depuis minuit. Je savais qu'il était parti en Syrie, depuis deux ans, mais pas qu'il était revenu", a-t-il assuré aux journalistes. "La dernière fois que je l'ai vu, c'était il y a deux ans, quand il est parti. J'ai pas de mots, je l'ai appris ce matin, il faut que je m'en remette", a ajouté le père.

    Saïd Mohamed-Aggad raconte que, lors de ses contacts téléphoniques depuis la Syrie, son fils Foued disait simplement "ça va, ça va", mais ne parlait pas de son engagement djihadiste. "Je lui ai dit 'reviens', il a dit 'non'. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse?"

    D'après l'avocate de son frère, incarcéré à Fleury-Mérogis, Foued aurait confié à sa famille qu'il "voulait être kamikaze" mais en Irak. 

    Selon un journaliste de France 2, le jeune homme, fiché "S" aurait déjoué les services de renseignement en se faisant passer pour mort.

    Foued Mohamed Aggad était rentré très récemment de Syrie mais n'est pas revenu en Alsace avant les attentats. Il a brouillé les pistes...

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    Il ne serait rentré en France que très récemment, sans détour par l'Alsace. 

    Sarah Diffalah


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  • Attentats du 13 novembre :

    un proche de Jawad Bendaoud,

    le logeur d’Abaaoud, présenté à un juge

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-12-05T10:11:59+01:00" itemprop="datePublished">05.12.2015 à 10h11</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-12-05T11:30:03+01:00" itemprop="dateModified">05.12.2015 à 11h30   lien </time>

     

    Mohamed S., 25 ans, va être présenté samedi 5 décembre dans la matinée à un juge d’instruction. Il est soupçonné d’avoir participé à la fourniture d’un logement à deux auteurs des attentats de Paris durant leur brève cavale, dont Abdelhamid Abaaoud, a-t-on appris de source judiciaire.

    Le parquet va demander la mise en examen de Mohamed S. pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle, ainsi que son placement en détention.

    Lire aussi : Attentats du 13 novembre : le point sur les identifications, les arrestations et l’enquête

    Mohamed S. aurait mis en contact deux de ses connaissances : la cousine d’Abaaoud, Hasna Aït Boulahcen, et Jawad Bendaoud, qui a fourni contre rémunération l’appartement de Saint-Denis où le djihadiste belge et un complice non identifié ont trouvé refuge avant d’y mourir le 18 novembre, lors de l’assaut donné par la police. Hasna Aït Boulahcen avait aussi été tuée.

    Jawad Bendaoud est pour l’heure le seul mis en examen dans le volet parisien de cette enquête franco-belge.

    Lire aussi : Jawad Bendaoud, un  «â€Šlogeur »â€Š bien connu dans les rues de Saint-Denis

    Selon une source proche du dossier à l’AFP, Mohamed S. était également en relation avec Hasna Aït Boulahcen pour lui avoir fourni de la cocaïne. Jawad Bendaoud et Mohamed S., dont l’identité n’a pas été communiquée, s’étaient rencontrés en détention en 2011, où ils purgeaient des peines de droit commun, a ajouté cette source. Ni l’un ni l’autre n’appartient à la mouvance radicale.

    Lire aussi le portrait : Hasna Aït Boulahcen, entre vodka et niqab

    Deux nouveaux suspects « activement recherchés »

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    Les deux nouveaux suspects activement recherchés. </figure>

    En Belgique , huit personnes ont été inculpées et écrouées, soupçonnées d’avoir apporté une aide aux auteurs des attentats de Paris, dont neuf sont morts. Salah Abdeslam, l’un des instigateurs présumés des attentats du 13 novembre toujours en fuite, tout comme un de ses proches, Mohamed Abrini.

    Vendredi, les services de police belge et français ont annoncé être à la recherche de deux hommes contrôlés avec de fausses cartes d’identité belges à la frontière entre la Hongrie et l’Autriche en compagnie de Salah Abdeslam.

    Lire aussi : Attentats du 13 novembre : deux nouveaux suspects « activement recherchés »

    La police fédérale belge a diffusé des images des suspects « activement recherchés » en précisant que ces deux hommes sont « dangereux et probablement armés » et déconseille « d’intervenir soi-même ».


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/12/05/attentats-du-13-novembre-un-proche-de-jawad-bendaoud-le-logeur-d-abaaoud-presente-a-un-juge_4825208_4809495.html#S6qK75krQsQtHRyQ.99

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    Guerre

    Syrie : l’Allemagne rejoint les opérations militaires contre le groupe Etat islamique

    Par <time datetime="2015-12-04T11:27:19" itemprop="datePublished"> 4 décembre 2015 à 11:27 </time> (mis à jour à <time datetime="2015-12-04T14:17:35" itemprop="dateModified">14:17</time>lien
     
    Les députés allemands au Bundestag pour voter sur le déploiement de soldats et d'avions en soutien à la France dans la lutte contre l'EI, le 4 décembre 2015 à Berlin
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    <figure class="article-image article-header-image" itemprop="image" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> <figcaption class="read-left-padding caption" itemprop="description"> Les députés allemands au Bundestag pour voter sur le déploiement de soldats et d' avions en soutien à la France dans la lutte contre l'EI, le 4 décembre 2015 à Berlin Photo TOBIAS SCHWARZ. AFP

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    L’armée allemande ne procèdera à aucun bombardement , contrairement à la France ou aux Etats-Unis.

    Les députés allemands ont autorisé vendredi, en soutien à la France après les attentats de Paris , le déploiement de jusqu ’à 1 200 soldats et une demi- douzaine d’avions pour participer aux opérations militaires internationales contre l’organisation Etat islamique (EI).

    Le Bundestag, la chambre basse du Parlement, a approuvé sans surprise par 445 voix pour (146 contre et sept abstentions) le plan du gouvernement d’ Angela Merkel qui dispose d’une très large majorité réunissant chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates.

    Le projet d’engagement militaire prévoit le déploiement d’au maximum 1 200 soldats en 2016, ce qui en ferait la plus grosse mission de la Bundeswehr à l’étranger . Berlin a prévu notamment de participer avec six avions Tornado à des missions de reconnaissance en Syrie depuis la Turquie et d’engager une frégate au côté du porte-avions français Charles-de-Gaulle . La date du début de la mission n’a pas été précisée.

    L’armée allemande ne procèdera à aucun bombardement, contrairement à la France ou aux Etats-Unis, et depuis jeudi la Grande-Bretagne qui a mené ses premières frappes en Syrie une heure après un vote du Parlement en ce sens.

    La ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen s’est félicitée du vote tout en notant que cette mission serait « dangereuse et dure » et que la coalition anti-EI devait se préparer à un combat de « longue haleine ». La décision allemande, annoncée il y a une semaine en réponse à une demande française après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts, a passé en un temps record les étapes nécessaires à sa mise en oeuvre , au grand dam de l’opposition.

    « En trois jours, nous devons décider si l’Allemagne entre à nouveau en guerre et nous ne pouvons pas décider d’entrer en guerre à la vitesse du Tornado », martelait vendredi la députée du parti de gauche radicale Die Linke , Petra Sitte. Le Vert Anton Hofreiter a lui dénoncé « l’absence de stratégie mûrie » des Occidentaux au-delà des bombardements.

    Du côté du gouvernement, pourtant hésitant sur les frappes en Syrie jusqu’aux attentats de Paris, on insiste désormais sur la légalité de la mission et la nécessité pour le régime d’Assad et ses opposants de combattre ensemble les jihadistes. « On a besoin d’ hommes qui ont un intérêt vital pour reprendre le contrôle de leur patrie », a relevé Ursula von der Leyen, appelant « les différentes parties en conflit à déposer les armes entre elles pour combattre EI ensemble de manière soudée ».

    Satisfaction française

    La France s'est réjouie de cet engagement, par les voix de son Premier ministre, Manuel Valls , et du président de la République, François Hollande : « Le Président de la République salue le vote intervenu ce matin au Bundestag. [...]  Cette décision qu’il avait appelée de ses vœux est un nouveau témoignage de la solidarité entre la France et l’Allemagne », lit-on dans un communiqué de l'Elysée.

     

     

     

    Dans la foulée des attentats de Paris, la France avait appelé ses partenaires européens à participer aux opérations contre l’EI, tout en ajoutant que le régime d’Assad n’avait pas d’avenir mais qu’il devait faire plus contre les jihadistes. De nombreux pays se montrent hésitants à s’engager dans cette bataille, à l’instar des Pays-Bas qui assurent vouloir d’abord examiner « tous les aspects politiques et militaires ».

    LIBERATION avec AFP

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    La Seine-Saint-Denis, soupçonnée d'être une planque pour djihadistes

    • <figure class="img-caption"> Des perquisitions, menées en Seine-Saint-Denis dans le cadre de l'état d'urgence, font craindre à la France que le département ne soit une base arrière pour djihadistes. <figcaption> Des perquisitions, menées en Seine-Saint-Denis dans le cadre de l'état d'urgence, font craindre à la France que le département ne soit une base arrière pour djihadistes. | Infographie Ouest-France</figcaption> </figure>
    <aside class="toolbar rs_skip"> </aside> </header>

    Des perquisitions, menées en Seine-Saint-Denis dans le cadre de l'état d'urgence, font craindre à la France que le département ne soit une base arrière pour djihadistes.

    Le préfet de Seine-Saint-Denis a annoncé ce vendredi que les perquisitions menées dans le département, justifiées par l'état d'urgence pour trouver des armes, font redouter à l'État qu'il ne serve de base arrière aux jihadistes.

    Pour autant, le bilan de ces 84 perquisitions, menées dans 69 logements, 12 entreprises (de la « zone ouverte » de l'aéroport de Roissy) et dans une mosquée d'Aubervilliers, est maigre : 12 armes, dont une kalachnikov, ont été saisies, ainsi que des centaines de cartouches, un kilo d'explosifs, de la drogue et 35 000 euros en liquide.  « Elles vont se poursuivre mais l'effet de surprise ne jouera plus », a expliqué ce vendredi le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, lors d'une conférence de presse.

     Des actions menées de l'extérieur

    « Notre conviction », a affirmé le préfet, « c'est qu'on aura de moins en moins de gens qui iront en Syrie et de plus en plus de gens localement, qui pourront être actionnés de l'extérieur » et s'appuyer sur des réseaux délinquants installés dans le département.

    Ces perquisitions ont visé en priorité des personnes soupçonnées de pouvoir fournir une aide logistique à des jihadistes, comme des « trafiquants d'armes de guerre » ou des responsables d'associations cultuelles gérant de grosses sommes d'argent, a ajouté le préfet.  « Comme on sait, il y a beaucoup d'armes qui circulent dans le 93, en lien avec le trafic de stupéfiants, et qui peuvent tomber entre de mauvaises mains. On a perquisitionné par exemple un ressortissant des pays de l'Est qui vendait de tout : des armes, des détonateurs, des explosifs », a-t-il détaillé.

    20 gardes à vue, trois détentions provisoires

    Autre exemple : « chez un imam salafiste on a trouvé beaucoup d'argent liquide, il devra s'expliquer. Est-ce un simple sujet fiscal, de soustraction ou de non-déclaration ? Ou est-ce que cet argent peut servir à financer des voyages vers la Turquie, des locations de véhicules ? » s'est interrogé le représentant de l'État.  Sur le plan judiciaire, les perquisitions administratives ont donné lieu à 20 gardes à vue, 15 déferrements, trois placements en détention provisoire et trois rappels à la loi.

    En outre, vingt personnes ont été assignées à résidence dans le département. « On est en train de revisiter ces assignations pour voir si elles sont justifiées », a indiqué M. Galli.  Enfin, le préfet a souligné qu'à la différence de la période qui a suivi les attentats de janvier, il y avait eu « très peu de réactions de soutien » à ceux de novembre dans le département.


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