• Air Cocaïne. La France refuse l'extradition des deux pilotes

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    Air Cocaïne.

    La France refuse l'extradition des deux pilotes

    • <figure class="img-caption"> Pascal Fauret, 55 ans, et son copilote Bruno Odos, 56 ans, ont fuit la République dominicaine par bateau puis par avion. <figcaption> </figcaption></figure>
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    • <figure class="img-caption"><figcaption>Pascal Fauret, 55 ans, et son copilote Bruno Odos, 56 ans, ont fuit la République dominicaine par bateau puis par avion. | AFP</figcaption> </figure>
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    Le porte-parole du gouvernement a annoncé ce mercredi qu'il n’accéderait pas à la demande d'extradition de la République dominicaine concernant les deux pilotes français.

    « Nous n'extradons pas des citoyens français lorsqu'ils sont sur notre sol » a annoncé ce mercredi le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll sur RTL, alors que la République dominicaine a lancé un mandat d'arrêt contre les deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos, qui se sont échappés du territoire dominicain malgré leur obligation d'y rester.   Les deux hommes, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de cocaïne, sont dans l'attente d'un procès en appel. 

    Le porte-parole du gouvernement a fait valoir « trois règles, trois principes, trois vérités ». « Un, les autorités françaises et la France n'ont rien à voir avec ce qui s'est passé » . « Ensuite, la France a des responsabilités, son consulat sur place devra épauler et soutenir nos deux concitoyens qui sont restés ». « Trois, la France appliquera les règles de droit : nous n'extradons pas des citoyens français lorsqu'ils sont sur notre sol ».

    « Il y a une procédure judiciaire de toute façon en cours vu ce qui s'est passé à Saint-Domingue. Donc la justice fera son travail », a ajouté M. Le Foll.

     « C'est la règle partout »

    « La France défend partout les droits et ses concitoyens. Elle est dans tous les pays du monde pour apporter le soutien juridique, psychologique nécessaire à tous nos citoyens qui peuvent être confrontés à des difficultés, voire à la justice de certains pays. C'est la règle partout et elle ne changera pas, c'est pas parce qu'il s'est passé ce qui s'est passé que la France a à modifier en quoi que ce soit ce qui est sa règle, ou ce qui s'est passé change l'image de la France, quand même, faut pas exagérer, on est un grand pays, on respecte le droit, l'ensemble des pays du monde, on souhaite être respecté », a-t-il encore dit.

    La France a pour principe de ne pas extrader ses ressortissants même si elle peut remettre à un État européen un Français recherché dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen.

    « L'État n'est nullement impliqué »

    La justice dominicaine a annoncé mardi qu'elle s'apprête à lancer un mandat d'arrêt international à l'encontre des deux Français, qui leur interdirait de fait de quitter le territoire français sous peine d'être interpellés et extradés en République dominicaine.

    C'est par bateau puis par avion, via les îles de Saint-Martin et de la Martinique, que Pascal Fauret, 55 ans, et son copilote Bruno Odos, 56 ans, ont fui pour regagner la France durant le week-end, selon une source proche du dossier. « Leur décision est un acte individuel dans lequel l'État n'est nullement impliqué », a assuré mardi le Quai d'Orsay.


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