• Dernière modification : 28/11/2013 

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    Algérie : le juge français autorisé à exhumer

    les têtes des moines de Tibéhirine

    Algérie : le juge français autorisé à exhumer les têtes des moines de Tibéhirine
    Le juge Marc Trévidic
    © AFP

    FRANCE 24 a appris que le juge anti-terroriste français Marc Trévidic avait obtenu d'Alger l’autorisation d’exhumer les têtes des moines de Tibéhirine, décapités en 1996. Il ne peut toujours pas, en revanche, interroger les témoins de l'affaire.

    Par Anne-Diandra LOUARN (texte)
     

    Sa visite de trois jours à Alger aura été efficace. Près de deux ans après avoir délivré une commission rogatoire internationale aux autorités algériennes, le juge français Marc Trévidic a finalement obtenu le droit d’enquêter sur l'assassinat, datant de mai 1996, des sept moines trappistes français de Tibéhirine.

    Une source proche du dossier a affirmé à FRANCE 24 que le juge français, rentré d’Alger mercredi 27 novembre, avait obtenu l’accord pour exhumer les têtes des victimes - leurs corps n’ayant jamais été retrouvés - en vue de procéder à des expertises médico-légales. Marc Trévidic retournera donc en Algérie avec sa propre équipe, et travaillera avec des experts algériens.

    Contrairement à certaines informations relayées dans la presse algérienne, le juge n’a, en revanche, pas encore obtenu l’accord pour procéder à l’interrogatoire d’une vingtaine de témoins de l’affaire, parmi lesquels des officiers supérieurs des services de renseignement et des islamistes repentis ou incarcérés.

    EN IMAGES : PHOTOS D'ARCHIVE DES RELIGIEUX ET DU MONASTÈRE
    Photo d'archives non datée de six des sept moines français assassinés en 1996 à Tibéhirine, en Algérie.(AFP)

    Exhumations possibles au printemps

    Aucune date d’exhumation n’a, pour l’heure, été fixée mais les conditions météorologiques hivernales laissent penser que les travaux ne débuteront pas avant le printemps, lorsque les sols ne seront plus gelés. Les éléments scientifiques qui ressortiront des autopsies pourront dès lors être confrontés aux différents récits du drame et déterminer si la décapitation des religieux a eu lieu post-mortem.

    Malgré une revendication du Groupe islamique armé (GIA), 17 ans après les faits, la piste islamiste est largement remise en cause par le juge Trévidic qui instruit le dossier depuis 2007. Depuis 2009, l'enquête judiciaire étudie également l’hypothèse d’une bavure de l'armée algérienne qui, après avoir accidentellement tué les moines, les aurait décapités pour maquiller le drame et l’imputer aux islamistes.


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  • Dernière modification : 16/11/2013 

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    Le président Bouteflika candidat du FLN

    pour la présidentielle 2014

     

    Abdelaziz Bouteflika a été désigné par le FLN candidat à l'élection présidentielle prévue au printemps 2014. Il s'agirait d'un quatrième mandat pour le président algérien qui avait été hospitalisé en France en avril 2013 suite à un AVC.

    Par Kamel Zait , correspondant FRANCE 24 à Alger (vidéo)lien
    FRANCE 24 (texte)

    https://plus.google.com/116536894056162235467/

     

    Abdelaziz Bouteflika va briguer un quatrième mandat de président. Le Front de libération nationale (FLN), parti majoritaire en Algérie, a en effet annoncé samedi 16 novembre avoir désigné l'actuel chef de l'État, âgé de 76 ans et au pouvoir depuis 1999, comme son candidat à la présidentielle prévue au printemps 2014.

    "Le comité central a choisi le président du parti, le moudjahid Abdelaziz Bouteflika, comme candidat du FLN à la prochaine élection présidentielle", selon une déclaration politique adoptée à l'issue d'une réunion à Alger de cette instance suprême du parti, boycottée par plusieurs de ses dirigeants.

    Au pouvoir depuis 14 ans, le président est rentré en Algérie le 16 juillet après trois mois de soins en France. Il avait été hospitalisé d'urgence le 27 avril à Paris à la suite d'un AVC. À son retour, il était resté un temps absent de la scène politique, avant d'y revenir petit à petit. Il ne s'est pas encore lui-même prononcé sur sa candidature.

    Un choix "qui s'impose de lui-même"

    M. Saïdani, secrétaire général du Parti, a indiqué dans son discours que le choix de M. Bouteflika pour la présidentielle "s'impose de lui-même car nous avons dressé un bilan positif" de ses trois mandats.

    La limitation du nombre de mandats présidentiels a été supprimée par une révision partielle de la Constitution en novembre 2008 qui a permis à l'actuel président de briguer un troisième quinquennat en avril 2009.

    "L'ancien président américain Franklin Roosevelt a été élu à quatre reprises alors qu'il se déplaçait en chaise roulante", a souligné le chef du FLN, qui cherchait à battre en brèche l'idée, défendue par des partis d'opposition, selon laquelle les ennuis de santé de M. Bouteflika ont fragilisé l'hypothèse d'un nouveau mandat.

    Boycott

    Des dirigeants du FLN ont annoncé vendredi qu'ils boycottaient la réunion de la direction du parti la jugeant illégale, notamment en raison de l'élection controversée en août de son secrétaire général Amar Saïdani, un homme du sérail.

    Ils ont déposé un recours devant le conseil d'État pour demander l'annulation de cette élection. Selon M. Saïdani, 288 membres du Comité central sur un total de 340 ont pris part à la réunion de samedi.

    Le FLN, dont M. Bouteflika est le président d'honneur, est en proie depuis les législatives de mai 2012 à une crise ouverte qui a pris de l'ampleur après l'éviction fin janvier de son ex-chef contesté, Abdelaziz Belkhadem. Selon les experts, l'élection d'Amar Saïdani offre aux partisans de M. Bouteflika l'opportunité de garder la mainmise sur le parti à l'approche de 2014.
     
    Avec dépêches


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  • Violation du consulat d’Algérie à Casablanca : L’Algérie réfute la thèse de l’acte isolé

    Rappel de l’ambassadeur du Maroc à Alger : Un Réseau africain en France se dit « indigné »

    PUBLIE LE : 03-11-2013 | 0:00
    D.R

    Les éléments visuels de preuve, examinés par des experts  algériens, «ne donnent pas de crédit à la thèse de l’acte isolé» avancée par les autorités marocaines, à la suite de la violation du siège du consulat général d’Algérie à Casablanca, a indiqué  hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. Interrogé par l’APS sur les circonstances de violation, vendredi, du  siège du consulat général d’Algérie à Casablanca et de la profanation de l’emblème national, M. Belani a affirmé que «les éléments de preuve, examinés par des experts algériens, ne donnent pas de crédit à la thèse de l’acte isolé et que  nous attendons des explications circonstanciées qui ont été exigées de la partie  marocaine». «Nous regrettons la poursuite de la mobilisation de foules autour de  notre ambassade à Rabat et de notre consulat à Oujda, car celle-ci est de nature à déboucher sur la répétition de ce genre de dérapages graves», a-t-il ajouté.

    Rappel de l’ambassadeur du Maroc à Alger
    Un Réseau africain en France se dit « indigné »
    Le Réseau africain en France solidaire du peuple sahraoui s’est dit hier «indigné» du rappel par le Maroc de son ambassadeur à Alger pour consultations, suite à la réaffirmation de la position algérienne vis-à-vis de la question sahraouie, affirmant que cette décision est «contraire» au droit international et au droit des peuples à l’autodétermination. Le Réseau africain en France, solidaire du peuple sahraoui, réuni ce jour à Paris, a exprimé son «indignation devant cette réaction marocaine qui va à l’encontre du droit international, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et des droits de l’homme», écrit le Réseau dans un communiqué. Tout en réaffirmant leur soutien et attachement à la cause du peuple sahraoui, les membres du réseau africain se sont «réjouis» de la création à la conférence d’Abuja du «Comité africain de coordination de la solidarité avec la cause sahraouie». L’Algérie avait pris note avec «regret» de la décision «injustifiée» du gouvernement marocain relative au rappel pour consultations de son ambassadeur à Alger. «Cette décision injustifiée constitue une escalade malencontreuse qui s’appuie sur des motifs fallacieux et attentatoires à la souveraineté de l’Algérie, dont les positions de principe sur les questions régionales et internationales ne sont susceptibles d’aucune remise en cause sous l’effet d’interférences étrangères», avait souligné Alger, par la voie de son ministère des Affaires étrangères. Le réseau de citoyens français d’origine africaine solidaires de la République arabe sahraouie démocratique a été créé le 16 octobre 2012 à Paris, à l’initiative d’élus locaux, de responsables associatifs et de représentants de la société civile. Il s’assigne comme principaux objectifs de mobiliser les Conseils municipaux et les parlementaires français autour de la «justesse» de la cause sahraouie en proposant à des députés, sénateurs, représentants de la société civile et autres politiques d’aller dans les camps des réfugiés sahraouis pour «constater de visu leur vécu» et «leurs aspirations à l’autodétermination».

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    Réactions des partis

    RND
    « Un  comportement qui manque de maturité et de sérénité »
    Le secrétaire général par intérim M. Abdelkader Bensalah a condamné fermement, hier «les actes perpétrés contre le consulat algérien à Casablanca, notamment l’atteinte à la souveraineté et à la dignité algériennes en profanant l’emblème national et ce, dans un jour sacré pour les Algériens, en l’occurrence, le 1er Novembre, sous le regard des autorités marocaines ».  
    M. Bensalah, a qualifié cet acte d’«osé» tout en estimant que «pareils agissements ne sont pas souhaitables pour deux pays voisins et frères comme le Maroc et l’Algérie». Aussi, «J’éprouve une grande douleur pour ce qui se passe dans ce pays voisin, que nous respectons.  
    Depuis plus d’un mois nous avons constaté l’émergence d’un nouveau ton à travers le discours politique officiel. Nous avons cru au début,  qu’il s’agit juste des résultats du déroulement de la situation  du Sahara occidental.  Ces résultats positifs ont poussé les responsables marocains à sortir de leur cadre habituel.  Ce discours politique a encouragé la presse marocaine ainsi que les responsables des partis à outrepasser la bienséance, jusqu’à toucher notre dignité et notre intégrité territoriale et régionale», précise M. Bensalah tout en soulignant que «les discours nostalgiques des années 60  reviennent à la surface, et que ces actes viennent pour détourner le peuple marocain de ses problèmes actuels, un peuple pour lequel l’Algérie souhaite tout le bien». Allant plus loin, devant une assistance attentive à ses propos, Bensalah estimera que «Pour occuper  le peuple marocain, ils ont choisi le moyen d’attaquer l’Algérie tout en l’accusant d’être la responsable de tous les problèmes du Maroc. Les conflits politiques existent partout dans le monde mais faire bouger la rue est un grand danger dont on ne peut prévoir les résultats. L’attaque contre notre consulat avec l’atteinte à  notre emblème national lors d’une journée qui est sacrée pour les Algériens et dont  les officiels marocains connaissent bien l’importance qu’elle a pour nous, pour le peuple algérien et pour tous les Maghrébins et tous les Arabes en général, est un acte impardonnable. Ce qui vient de se dérouler au Maroc relève d’un  comportement qui manque de maturité et de sérénité et qui n’est pas censé exister entre les deux pays» a-t-il déclaré, en émettant le souhait «du peuple algérien ainsi que de son Etat,  de voir cette erreur corrigée et qu’un terme soit mis à ces campagnes montées contre l’Algérie». «Ces campagnes ne servent ni le Maroc, ni le Maghreb, ni le monde arabe et ni le monde d’une manière générale. Il y aura juste une grande nuisance qui touchera le Maroc en premier lieu. Donc pour l’intérêt de tout le monde, il est préférable de faire appel à la raison, la logique et la sagesse  pour régler les problèmes. L’Algérie à toujours œuvré pour l’apaisement des choses. Je dis aux Marocains «ne justifiez pas vos positions pour la défense d’une cause qui ne vous concerne pas, en faisant de l’Algérie le premier responsable. Il est conseillé aux Marocains de revoir leurs idées, notamment de revoir leurs calculs en comprenant que les problèmes du Maroc ne viennent pas de l’Algérie et que le seul problème auquel le Maroc doit faire face avec beaucoup de courage est l’indépendance du Sahara occidental»  a souligné M. Bensalah.
    K. A. A.

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    TAJ
    « Un acte abject et néfaste »
    Le président du parti TAJ (Tadjamouâ Amal Jazaïr), Amar Ghoul, a qualifié, hier à Constantine, l’arrachage du drapeau algérien du consulat général à Casablanca, perpétré vendredi, par un manifestant marocain, d’acte abject et néfaste et de provocation caractérisée : «Nous condamnons vivement cet incident et sommes conscients qu’il ne s’agit pas de mésentente entre les deux peuples voisins lesquels entretiennent des liens séculaires. S’en prendre à un symbole national, de surcroît le jour de l’anniversaire du déclenchement de notre glorieuse Révolution, en plus de la mauvaise image donnée au reste du monde et aux générations futures, peut s’avérer destructeur pour le rêve du grand Maghreb. » L’orateur ajoutera : « Nous ne voulons pas verser de l’huile sur le feu, mais cela ne nous empêche pas d’exiger des excuses officielles des autorités marocaines », tout en tenant à saluer particulièrement l’ensemble de la presse nationale pour sa prise de position sans concession par rapport audit incident. Présidant un meeting populaire de sa formation, M. Ghoul reviendra sur les principes fondamentaux de TAJ : « Le premier principe est la fraternité. Avoir des divergences d’ordre idéologique ou politique avec d’autres partis ne veut pas dire que nous sommes ennemis. Au sein de TAJ, nous prônons la moralisation de la vie politique en vue d’instaurer des traditions de bienséance. Le second, c’est la fidélité. Fidélité aux idéaux du 1er Novembre, aux symboles de la nation et aux hommes qui ont tout donné pour le pays.» Enfin, au sujet des élections présidentielles prévues l’année prochaine, le président de TAJ affirmera que son parti « engagera toutes ses forces pour faire de ce rendez-vous une véritable fête de la démocratie.»
    I. B.

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    PRA
    « Un dérapage inacceptable »
    Le Parti du renouveau algérien a  réuni, hier, ses cadres, au siège du parti pour commémorer le 59e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, et ce en présence de représentant de wilayas et du frère du  martyr Didouche Mourad.  Intervenant  à cette occasion, Mohamed Saïdani,  ancien moudjahid et avocat, est revenu sur la symbolique de cet événement  qui a balisé le chemin pour le recouvrement de la souveraineté nationale, arrachée au prix de sacrifices et de dévouement pour la patrie. Il abordera, au cours de son intervention que le fâcheux et regrettable incident de jeudi dernier où des manifestants marocains se sont attaqués au consulat d’Algérie à Casablanca et arraché le drapeau algérien. Un acte que dénonce fermement le parti. M. Saïdani estimera quand bien même, le Maroc présenterait des  excuses officielles, l’on ne saurait accepter un tel dérapage, d’autant plus qu’il coïncide avec une date si chère aux Algériens. Il affirmera que l’Algérie qui a tant donné pour son indépendance connait la valeur de la liberté et de l’unité, précisant qu’elle a toujours œuvré pour un Maghreb uni. Il ne manquera pas de souligner que  l’Algérie  a toujours était visée, d’où l’intérêt aujourd’hui, de rester vigilant pour déjouer toute tentative qui porterait atteinte à notre pays. Un autre cadre du PRA relèvera que  l’Algérie a connu les affres du colonialisme qui s’est attelé à effacer les traces de l’identité nationale,  interdisant l’enseignement de la langue arabe mais aussi la déportation de nombreux algériens.  Il parlera aussi des massacres du 8 Mai 1945 et de la  guerre de Libération nationale, avant d’inviter les jeunes à être conscients et fidèles, aux principes que l’Algérie a toujours défendus. S’exprimant pour sa part, M. Boulatika Hacène, président de la commission de préparation du congrès du PRA et chargé de l’organique, dans une conférence de presse, animée, en marge de la rencontre, a tenu à préciser que son parti n’a jamais été absent de la scène politique, enchaînant que la préparation du congrès, reste la préoccupation majeure.  Il ajoutera que le PRA n’a raté aucun rendez-vous électoral et il compte bien le faire pour la prochaine   présidentielle. Cette rencontre a été marquée par une remise d’attestations de reconnaissance à des moudjahidine et, à titre posthume, au martyr Didouche Mourad ainsi que certains organes de presse.
    Samia D.

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    Ahmed Betatache (ffs)  :
    « Une atteinte aux principes de la diplomatie internationale »
    À l’occasion du cinquantième anniversaire de la création du Front des Forces Socialistes (FFS), son Premier Secrétaire, Ahmed Betatache, a animé hier un meeting régional des cadres du parti à Constantine. Lors de son allocution, M. Betatache évoquera longuement la vision du FFS concernant les prochaines échéances politiques : «Ce qui nous importe plus que tout, c’est l’unité nationale. Le contexte régional actuel fait que le danger nous guette de toutes parts.
    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le FFS avait décidé de prendre part aux dernières législatives. Concernant la prochaine élection présidentielle, nous estimons qu’il est encore tôt pour en parler. Cependant, nous sommes conscients que le plus important est de discuter avec toutes les parties».  C’est dans cette perspective que nous avons amorcé le dialogue avec des représentants de la société civile, de syndicats, et de certaines formations politiques. Nous restons convaincus que ces élections ne représentent qu’une partie de la solution aux problèmes politiques du pays.» dira-t-il en ajoutant : «Notre démarche n’est pas exclusive. Tous les partis, quelle que soit leur couleur politique peuvent y adhérer. L’essentiel est d’arriver à un consensus national. L’acte répréhensible dont a été coupable un manifestant marocain envers le drapeau national à Casablanca sera également au cœur des propos du premier secrétaire lequel condamnera vivement ces agissements, tout en souhaitant que ceux-ci ne soient pas la cause d’un nouveau coup de froid dans les relations entre les deux voisins : « Ce qui est arrivé est une atteinte aux principes de la diplomatie internationale.  A ma connaissance, le gouvernement marocain a présenté ses excuses, donc, cet incident ne doit pas constituer un frein aux relations fraternelles qu’entretiennent les deux pays.»
    I. B.

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    Plusieurs partis et organisations condamnent
    Plusieurs partis politiques et organisations ont condamné hier avec vigueur la violation vendredi des locaux du consulat général d’Algérie à Casablanca, qualifiant ce comportement d’‘‘inacceptable et d’immoral”. A cet effet, le membre du comité central du parti du Front de libération nationale (FLN), Sadek Bouguettaïa a affirmé que la campagne médiatique hostile menée par le régime marocain contre l’Algérie depuis quelques jours, la violation des locaux du consulat général d’Algérie à Casablanca et la profanation du drapeau national sont “des actes irréfléchis qui prouvent que le Maroc n’accorde pas d’importance au bon voisinage”. Dans une déclaration à l’APS, M. Bouguettaïa s’est interrogé sur le fait que le Royaume du Maroc ne s’est pris à aucun des 36 Etats ayant participé à la dernière rencontre africaine de soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination tenue à Abuja (Nigeria), à l’exception de l’Algérie, soulignant que “le régime marocain crée une crise avec l’Algérie, à chaque fois que l’étau se resserre autour de lui, en raison des problèmes politiques et économiques qu’il connaît depuis des années”. Il a également salué la politique étrangère et “la position sage” de l’Algérie face à l’‘‘odieuse campagne” menée par le Maroc.   
    Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Mokri a condamné cet acte, saluant la position de l’Algérie “qui n’a pas appliqué la politique de la réciprocité et n’a pas rappelé son ambassadeur au Maroc”. “Nous devrons rappeler à nos frères au Maroc que la Proclamation du 1er Novembre 1954 avait appelé à l’unité nord-africaine au sein du cadre naturel arabo-musulman”.
    Par ailleurs, le président du parti du Front de l’Algérie Nouvelle, Djamel Benabdeslam a appelé à “la retenue et à éviter l’entrée en conflit des deux pays frères”, affirmant que le “royaume marocain fut et reste un instrument au service des intérêts étrangers”, soulignant que ces parties étrangères “lui ont, cette fois-ci, donné l’ordre de déstabiliser la région du Maghreb arabe”. L’Algérie “gère cette campagne avec sagesse et retenue”, a-t-il dit, regrettant le choix de la célébration du 59e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale pour commettre cet acte ignoble”.
    Dans le même sens, la présidente du Parti de l’équité et de la proclamation (PEP), Mme Naïma Salhi, estime qu’il ne faut pas céder “aux provocations et dépassements du régime marocain”, appelant les autorités marocaines à présenter “des excuses officielles pour ce comportement irréfléchi.
    Pour sa part, le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, a condamné “l’agression manifeste et immorale” qui a ciblé le siège du consulat général d’Algérie à Casablanca, estimant que cette agression “s’oppose aux usages diplomatiques reconnus et aux politiques d’intégration et d’union maghrébine de tout temps prônées par les autorités marocaines”. Le peuple algérien, a-t-il martelé, “ne ménagera aucun effort pour soutenir les droits des peuples à l’autodétermination, avec à leur tête le peuple sahraoui frère, devenu un exemple de détermination et de défi”.
    De son côté, l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC) a dénoncé “cet acte criminel”, exhortant les autorités marocaines à infliger les sanctions les plus sévères à ses auteurs et à présenter leurs excuses au peuple algérien. L’ONEC a également affirmé son appui aux démarches de l’Etat algérien “sous la direction clairvoyante du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika” concernant “la position constante de l’Algérie en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux décisions de l’ONU, de l’Union africaine (UA) et bon nombre d’organisations internationales”.


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  • Algérie : Bouteflika a présidé son premier

    conseil des ministres de l'année

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-09-29T20:32:07+02:00" itemprop="datePublished">29.09.2013 à 20h32</time>

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    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, victime en avril d'un accident vasculaire cérébral et absent de la scène politique algérienne durant des mois, a présidé dimanche 29 septembre son premier conseil des ministres de l'année, a rapporté l'agence nationale APS.

    M. Bouteflika, 76 ans, a présidé cette réunion d'un gouvernement tout juste remanié en profondeur, le 9 septembre. A sept mois de la prochaine élection présidentielle, prévue en avril 2014, ce remaniement concernait 10 ministère, dont tous les portefeuilles régaliens. Il a été interprété comme un signal que le chef de l'Etat et son entourage entendaient peser sur l'élection.

    Le président Bouteflika avait été hospitalisé d'urgence le 27 avril à Paris, et avait été soigné durant trois mois dans la capitale française. Rentré en juillet, il était resté un temps absent de la scène politique, avant d'y réapparaître lentement. Le dernier conseil des ministres s'était tenu en décembre 2012.

    Lire (édition abonnés) : En Algérie, le président Bouteflika remplace dix ministres avant le scrutin présidentiel


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