• Annulation du sommet européen, les négociations continuent dans la zone euro

    Annulation du sommet européen,

    les négociations continuent

    dans la zone euro

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-07-12T11:21:46+02:00" itemprop="datePublished">12.07.2015 à 11h21</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-07-12T13:56:59+02:00" itemprop="dateModified">12.07.2015 à 13h56   lien </time>

     

    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px"> Le ministre des finances italien, Pier Carlo Padoan, le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, le ministre des finances français, Michel Sapin, et Bruno Bézard, directeur général du Trésor français, participent à une réunion de l'Eurogroupe sur la situation économique en Grèce, au siège de l'Union européenne, à Bruxelles, le 11 juillet. </figure>

    L'absence d'avancées dans le marathon engagé samedi 11 juillet pour renouer le dialogue entre Athènes et ses partenaires a obligé les Européens à bousculer le calendrier. Alors que les 19 ministres des finances de la zone euro ont repris dimanche leurs discussions interrompues la veille, le président du Conseil européen Donald Tusk a dû annuler le sommet des vingt-huit chefs d’Etat européens prévu dimanche soir censé donner le signal politique d'une sortie de crise.

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    Il est remplacé par une autre réunion, limitée cette fois-ci aux dirigeants de la seule zone euro, à dix neuf donc. Celle-ci doit débuter à 16 heures et durera « jusqu’à ce [que soient conclues] les négociations », a précisé M. Tusk sur son compte Twitter. Ils y discuteront d’un éventuel sauvetage financier du pays, condition à son maintien dans la monnaie unique.

    Un accord peut-il être trouvé dimanche ? Oui, pour Pierre Moscovici. Le commissaire européen chargé des affaires économiques et financières a estimé qu'il y avait « un chemin » possible vers un accord, dès dimanche. Mais rares sont ceux à partager une position aussi optimiste, à l’image du ministre des finances slovaque, Peter Kazimir :

    « Il n'est pas possible de parvenir à un accord aujourd'hui. »

    « Nous n’étions pas d’accord »

    Les discussions entre les ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe) ont pourtant repris à 11 heures, dimanche, après avoir été suspendues la veille faute de consensus. Après neuf heures de discussions infructueuses, les ministres ont en effet dû constater leurs divisions, et ajourner les travaux au lendemain. « Sur de nombreux points, nous n’étions pas d’accord entre [nous] et avec la Grèce », a précisé l’Autrichien, Hans-Jörg Schelling.

    Il est remplacé par une autre réunion, limitée cette fois-ci aux dirigeants de la seule zone euro, à dix neuf donc. Celle-ci doit débuter à 16 heures et durera « jusqu’à ce [que soient conclues] les négociations », a précisé M. Tusk sur son compte Twitter. Ils y discuteront d’un éventuel sauvetage financier du pays, condition à son maintien dans la monnaie unique.

    I have cancelled today. to start at 16h and last until we conclude talks on

    Un accord peut-il être trouvé dimanche ? Oui, pour Pierre Moscovici. Le commissaire européen chargé des affaires économiques et financières a estimé qu'il y avait « un chemin » possible vers un accord, dès dimanche. Mais rares sont ceux à partager une position aussi optimiste, à l’image du ministre des finances slovaque, Peter Kazimir :

    « Il n'est pas possible de parvenir à un accord aujourd'hui. »

    « Nous n’étions pas d’accord »

    Les discussions entre les ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe) ont pourtant repris à 11 heures, dimanche, après avoir été suspendues la veille faute de consensus. Après neuf heures de discussions infructueuses, les ministres ont en effet dû constater leurs divisions, et ajourner les travaux au lendemain. « Sur de nombreux points, nous n’étions pas d’accord entre [nous] et avec la Grèce », a précisé l’Autrichien, Hans-Jörg Schelling.

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      Faire confiance à Tsipras et négocier un nouveau plan d’aide ou attendre de nouvelles garanties ? Tel était le dilemme de l’Eurogroupe qui s’est réuni samedi 11 juillet à 15 heures. Crédits : Jean-Claude Coutausse - french-politics pour Le Monde
      Ce que propose Athènes à ses créanciers
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      Une réunion préalable s'est tenue entre Michel Sapin, le ministre des finances français, et son homologue grec, Euclide Tsakalotos, avant la tenue de l'Eurogroupe. Crédits : Jean-Claude Coutausse - french-politics pour Le Monde
      Grèce : comment la France assiste les négociateurs grecs en coulisse
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      Michel Sapin s'est placé en négociateur en déclarant que la France jouerait un rôle de « trait d'union » jusqu'au bout dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers. Ici, avec le ministre des finances néerlandais et président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem (droite). Crédits : Jean-Claude Coutausse - french-politics pour Le Monde
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    La réunion de l’Eurogroupe a pour objet de parvenir à un texte commun pouvant servir de point de départ pour parvenir à un nouveau plan d’aide à Athènes, le troisième depuis 2010, en échange du programme de réformes présenté la semaine dernière par le gouvernement de gauche d’Alexis Tsipras aux créanciers du pays – Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international.

    Mais les gages de bonnes volontés donnés par Alexis Tsipras ces derniers jours ne suffisent pas à certains pays de la zone euro, qui estiment que la confiance a été rompue. L’Allemagne, la Finlande, la Belgique, la Slovaquie et la Slovénie composent cette ligne dure, qui exige davantage d’Athènes, davantage de réformes, et des réformes votées le plus vite possible. Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a ainsi estimé que « la confiance a été détruite d'une manière incroyable au cours des derniers mois. » Le Finlandais Alexander Stubb a de son côté affirmé qu’« à ce stade, les conditions ne sont pas suffisamment réunies » pour garantir la mise en œuvre des coupes budgétaires et des mesures promises par l’exécutif grec.

    Lire aussi : L’Eurogroupe divisé sur la confiance à accorder à Athènes

    Dans le camp « ami » de la Grèce, la France se trouve un peu isolée dans la bataille, rejointe néanmoins par Chypre, voisin de la Grèce qui refuse l’idée même d’un Grexit, pour des raisons historiques, géographiques et géopolitiques. Le ministre des finances français, Michel Sapin, s’est ainsi posé en négociateur, samedi, en allant même jusqu’à organiser une réunion bilatérale avec son homologue grec, Euclide Tsakalotos, avant la tenue de l’Eurogroupe.

    Mais l’échec de l’Eurogroupe de samedi qui a fait apparaître au grand jour les divisions au sein de la zone euro ne donne que peu d’espoir sur un accord entre les ministres des finances de la zone euro, dimanche. Il est « très peu probable » que ces derniers puissent s’entendre sur la décision d’ouvrir les tractations de fond pour un nouveau plan d’aide financière à Athènes, a d’ailleurs estimé le vice-président de la commission chargée de la monnaie unique, le Letton Valdis Dombrovskis.

    En d’autres termes, affirme une source européenne, la question devrait être tranchée au sommet des chefs d’Etat de la zone euro.

    Lire aussi : L’inquiétant tableau de la situation économique et financière grecque


     

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