• ArcelorMittal - Fensch - SOS Sidérurgie

    ArcelorMittal - Fensch - SOS Sidérurgie

    Par Stéphanie Zeimet / Jean-Christophe Dupuis-Rémond  

    Le P3 et le P6., derniers haut-fourneaux d'ArcelorMittal à Hayange (57).

                                          Le P3 et le P6., derniers haut-fourneaux d'ArcelorMittal à Hayange (57).

    France Télévisions Lorraine.
    Salariés, syndicalistes, élus et population dénoncent l'attitude d'ArcelorMittal et expriment leurs inquiétudes.

    L'intersyndicale d'ArcelorMittal, les élus et les commerçants de la vallée de la Fensch ont organisé une opération "Vallée Morte" le samedi 1er octobre.

     

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    Très suivie par la population, la manifestation, rassemblant au moins 1300 personnes selon la police, est partie de la place de l'hôtel de Ville de Hayange jusqu'à l'Esplanade de la Liberté, face aux hauts-fourneaux pour la pose d'une plaque et un baptême symbolique.

     

    La veille dans l'après-midi, un groupe de salariés a implanté un SOS lumineux et clignotant, des lettres de 3 mètres de haut, au pied de la statue de la Vierge de Hayange. Cet appel au secours clignotera chaque soir jusqu'à rallumage des 2 hauts-fourneaux d'ArcelorMittal.

     

     

    Le rappel des faits :

     

    3.000 salariés travaillent au printemps 2011 dans la vallée de la Fensch.

     

    Le haut-fourneau P3 est arrêté le 6 juin 2011.

     

    Suite à la réunion du CCE d'Arcelor Mittal à Paris le jeudi 8 septembre, le P6, second haut-fourneau de la Fensch est *à son tour être arrêté le 1er octobre de même que la totalité du train à chaud et ce jusqu’à une date indéterminée .

    Avec cette fermeture -annoncée provisoire- de la filière chaude ce sont plus de 2.000 emplois directs dont 400 emplois intérimaires qui sont impactés. Selon les prévisions, 700 salariés du groupe vont se retrouver au chômage technique.

    Salariés, syndicalistes et représentants politiques sont en colère. Ils dénoncent une décision motivée uniquement par le profit : Arcelor-Mittal veut réduire au maximum ses stocks face à la baisse des commandes afin de maintenir ses prix.

    Mais cette décision pourrait être lourde de conséquence : rallumer un haut-fourneau comme en 2010 est une opération délicate et aucune date n'a été anoncée pour la reprise de l'activité. Arcelor-Mittal vient-elle de condamner à mort la filière chaude ? Et par ricochet le projet ULCOS mais également de nombreuses entreprises locale de sous-traitance, toutes filières confondues ? Ou toute cette opération n'est-elle qu'un vaste chantage financier du magnat indien de l'acier ?

    Les sidérurgistes mosellans en tout cas, ne cachent pas leur inquiétude de vivre un nouveau Longwy...

     

    Le vendredi 9 septembre en matinée, la direction d'Arcelor-Mittal, fait rarissime, tient une conférence de presse pour expliquer que les conséquences économiques et social de la décision de fermer la filière chaude lorraine était moins grave que ce qu'annoncaient les syndicats. Mais sans réellement convaincre.

    De leur côté, les syndicats de Florange organisent à la mi-journée un rassemblement au passage à niveau de Daspich par lequel transitent les trains de fret transportant les produits d'Arcelor-Mittal pour dénoncer les décisions du groupe industriel.

    A cette occasion, près de 500 personnes ont bloqué les voies.

    Pour l'Etat, face aux critiques de l'opposition et des candidats socialistes à la primaire en vue de l'élection présidentielle, le ministre de l’Industrie Eric Besson a annoncé qu’il allait "recevoir la direction du groupe pour s’assurer que tout est fait pour pouvoir redémarrer le site dès que possible".

     

    Le sidérurgiste ArcelorMittal a affirmé dans un communiqué le mercredi 14 septembre au ministre du Travail, Xavier Bertrand et à celui de l'Industrie Eric Besson, qu'il n'aurait pas recours à des licenciements sur le site lorrain de Florange dont les deux hauts-fourneaux sont mis en veille. "ArcelorMittal exclu tout recours à des licenciements dans le cadre de cet arrêt temporaire" explique le communiqué.


    De son côté le jeudi 22 septembre, Christian de Lavernée, Préfet de la région Lorraine, a demandé à Arcelor Mittal de présenter au Comité d'Entreprise le programme de maintenance sur lequel le groupe s'est engagé le 14 septembre auprès des ministres du Travail et de l'Industrie, afin de garantir dans de bonnes conditions techniques le redémarrage et le maintien de l’outil de production.

     

    Au lendemain de l'annonce de fermetures provisoires de sites luxembourgeois, à l'appel de l'intersyndicale lorraine, plusieurs centaines de salariés rejoint par des élus avaient manifesté vendredi 23 septembre à 10h devant les Grands Bureaux de Florange "pour dénoncer la casse de nos outils de production et de  nos emplois" et organisé à cette occasion une soupe populaire.

     

    A l'occasion du CE extraordinaire du jeudi 29 septembre 2011, le groupe ArcelorMittal a présenté son projet d'arrêt temporaire de la filière liquide Lorraine qui intervient dès le 1er octobre.

    Selon les documents présentés par la direction, 1511 salariés dont 595 des sites de Florange (CDI, intérimaires et apprentis) et 390 sous-traitants seront concernés par cette fermeture justifiée par une baisse des commandes, en raison notamment des conséquences de la sécheresse sur le marché de l'acier.

    En réponse, les syndicats ont dénoncé un projet basé exclusivement sur de la rentabilité financière et exigent le paiement intégral des salaires pendant la période de chômage partiel pour les salariés ayant épuisé leurs droits à congés

     

    Pour aller plus loin :

     

    Le site internet d'ArcelorMittal (en anglais)


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