• Areva accusé de procéder à des licenciements secs

    Areva accusé de procéder à des licenciements secs

    <figure class="fig-photo"> Le 2 juin, les salariés ont manifesté pour protester contre les suppressions de postes annoncées par la direction (Crédit: Charly TRIBALLEAU/AFP) <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    Les syndicats du groupe nucléaire français ont dénoncé lundi une cinquantaine de procédures en cours dans la branche «énergies renouvelables» du groupe. La direction assure vouloir «tout faire» pour éviter les départs contraints.

     

    Emmanuel Macron devra-t-il se désavouer? Les syndicats d'Areva ont dit lundi redouter une cinquantaine de «licenciements secs» dans la division énergies renouvelables, alors que le ministre de l'Économie a assuré mi-mai «qu'aucun licenciement n'est envisagé en France». Areva avait annoncé début mai jusqu'à 6000 suppressions de postes, dont 3000 en France. Ce lundi, le groupe nucléaire a pour sa part assuré «tout faire» pour éviter les départs contraints.

    Dans un communiqué, l'intersyndicale d'Areva a dénoncé des «licenciements secs en cours sur au moins une société du groupe» en difficulté, sans préciser laquelle. Areva va mettre fin à «une partie des activités ‘renouvelables' en France», ce qui se traduira par «une cinquantaine» de licenciements secs, a indiqué à l'AFP Jean-Pierre Bachmann (CFDT). Sollicité, le groupe nucléaire a confirmé à l'AFP qu'une procédure de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) était «en cours de lancement» concernant les activités «de biomasse et de torréfaction», soit 47 personnes. L'entreprise, détenue à 87% par l'État, assure vouloir «tout faire pour éviter des départs contraints», sachant que «tous les salariés recevront une proposition de reclassement dans le groupe».

    Selon José Montes (FO), le plan social concerne l'ensemble des salariés du centre technique bioénergie, près de Bordeaux, spécialisé dans la torréfaction de biomasse (production de charbon à partir de bois et de déchets végétaux). Le centre en question emploie 27 salariés, selon Jean-Pierre Bachmann. Les autres collaborateurs concernés travaillent à Paris, précise José Montes.

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    «Il y a des ministres qui sont sérieux et d'autres pas.»

    Jean-Pierre Bachmann, délégué CDFT
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    Depuis qu'Areva a annoncé début mai jusqu'à 4.000 suppressions d'emplois dans l'Hexagone, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a répété qu'il n'y aurait «aucun licenciement» en France. Pour les syndicats CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et UNSA d'Areva, le plan social porte ainsi «un sérieux coup de canif au peu de confiance qu'il restait dans la capacité de nos dirigeants à sortir correctement le groupe de la grave crise qu'il traverse».

    Rappelant «les engagements publics des ministères et même de la présidence de la République», l'intersyndicale dit ne pas pouvoir «accepter un tel manque de loyauté, de respect et de responsabilité qui bafoue toutes les promesses alors que les négociations ne font que commencer». Cette annonce «en dit long sur la question de la garantie» offerte sur l'emploi par l'exécutif, a relevé Jean-Pierre Bachmann. Interrogé sur l'engagement pris par Emmanuel Macron, le syndicaliste ironise: il y a «des ministres qui sont sérieux et d'autres pas sérieux», dit-il.

    Après avoir essuyé en 2014 une perte nette record de près de 5 milliards d'euros, Areva a lancé un plan d'économies d'un milliard d'euros d'ici à 2017 qui devrait se traduire par la suppression de 6.000 postes dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France. Dans le cadre de ce plan, le spécialiste du nucléaire entend se désengager de la division énergies renouvelables, lancée en 2007 et centrée sur la biomasse, le solaire et l'éolien. Il souhaite cependant conserver sa coentreprise dans l'éolien offshore avec l'espagnol Gamesa.


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