• Arrivée en Turquie des premiers renforts kurdes d'Irak pour défendre Kobané

    Arrivée en Turquie des premiers renforts kurdes d'Irak pour défendre Kobané

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2014-10-29T02:02:22+01:00" itemprop="datePublished">29.10.2014 à 02h02</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-10-29T05:44:15+01:00" itemprop="dateModified">29.10.2014 à 05h44</time>lien 

     
    <figure>Sous la pression des Etats-Unis, Ankara a autorisé la semaine dernière le passage par son territoire d'environ 150 « peshmergas ». </figure>

    Les premiers combattants kurdes irakiens, attendus par leurs homologues syriens dans la ville de Kobané, assiégée par les djihadistes de l'organisation Etat islamique (EI), ont atterri dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 octobre à l'aéroport de Sanliurfa, dans le sud de la TurquieIls avaient quitté dans la matinée de leur base du nord de l'Irak.

    Ces peshmergas, dont le nombre n'a pas été précisé, sont aussitôt montés à bord de trois bus à destination de la frontière turco-syrienne, distante d'une cinquantaine de kilomètres. Ils ont été escortés par quatre blindés de l'armée et un véhicule de police, selon les journalistes présents sur place. Ces derniers, qui tentaient de les suivre, ont été bloqués par les autorités turques qui ont immédiatement fermé la route après leur passage.

    Outre le contingent qui a atterri à Sanliurfa, une autre colonne de peshmergas est arrivée dans la nuit en Turquie par le poste-frontière de Habur, à proximité de la ville de Silopi (dans le sud-est du pays). Ce convoi d'une quarantaine de véhicules, chargés notamment d'armes lourdes, a été accueilli par des centaines de personnes qui agitaient des drapeaux kurdes. Il devait rejoindre par la route la ville-frontière turque de Suruç plus à l'ouest, avant de passer en Syrie et derejoindre Kobané.

    « TERRORISTE »

    Sous la pression des Etats-Unis, Ankara a autorisé la semaine dernière le passage par son territoire d'environ 150 combattants venus de la province autonome kurde d'Irak, avec laquelle il entretient de bonnes relations.

    Le pays refuse de venir militairement en aide aux forces kurdes syriennes qui défendent depuis plus d'un mois cette ville frontalière face à l'EI. Ankara craint qu'une telle opération ne profite au régime du président syrien Bachar Al-Assad, sa bête noire, mais également aux Kurdes syriens et turcs.

    Le président Recep Tayyip Erdogan a qualifié ces derniers jours à plusieurs reprises le Parti de l'union démocratique (PYD), le principal parti kurde de Syrie dont la branche armée mène le combat contre l'EI, de « terroriste », comme le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène depuis 1984 la rébellion contre Ankara.

    Voir notre reportage interactif : Face à Kobané, la paix fragilisée du Kurdistan turc

    Les Etats-Unis ont de leur côté engagé des discussions directes avec le PYD et procédé la semaine dernière à un largage d'armes et de munitions destinées à sesforces à Kobané. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Les combattants kurdes ont réussi à repousser plusieurs assauts ces derniers jours, aidés par des frappes aériennes de la coalition.


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