• Jeudi 6 décembre 2012   lien

    Préparez-vous à travailler plus pour les députés !

    La plupart des médias n’en parle pas ! 

    Silence total du côté des télés, des radios ou des journaux habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons.

    Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? 

    Sans doute parce que cette loi a été votée en douce par tous les groupes politiques

    qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.

    Repris sur RMC par Jean Jacques Bourdin qui souligne que nos élus de la gauche à la droite sont  tous d'accord.

    C'est quoi ?

    La nouvelle indemnité chômage pour les députés !

    L’information sur la nouvelle indemnité "Chômage" des députés a été relevée par Le Canard Enchaîné et reprise par Le Midi Libre.

    Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé.

    Pour chaque député non réélu, les Français devront payer sur 5 ans :

     

    60 mois x 6952 €

    417.120 € 

       

    Mais pourquoi 5 ans ?

    C'est précisément le temps d'une alternance législative.

    Pour un député en fonction, son indemnité mensuelle est à ce jour, selon info sur le site

     "Assemblée nationale" de :

     

    5177,66 € NET

     

    6952,91 € BRUT

     

    Ce vote est intervenu au moment où les candidats dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat et nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette !

    Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !

    Avant de quitter son perchoir Jean Louis Debré a fait voter, à l'unanimité et dans le silence le plus complet, une loi pour que désormais un député non réélu perçoive une indemnité chômage pendant 60 mois au lieu de 6 mois !

    De plus, cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ANS n’est tenu à aucun engagement comme par exemple :

     

    Justifier de la recherche d’un nouvel emploi.

    Visite mensuelle à Pôle Emploi.

     

    Avoir une activité justifiant cette "Aide Sociale".

    Bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

     

    Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13/12/1958.

    L'indemnité de base est calculée par référence au traitement des fonctionnaires occupant

    des emplois de l'Etat classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.

    Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'Etat ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.

    Comme pour les fonctionnaires, s'y ajoute:

    L'indemnité de résidence au taux de 3 %.

    Complétée par l’indemnité dite "de fonction".

    Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée:

    Le montant de cette indemnité de fonction est égal au 1/4 du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence).

    Les indemnités mensuelles brutes sont donc les suivantes :

         

    Indemnité de base : 5.400,32 €

    Indemnité de résidence (3 %) : 162,01 €

     

    Indemnité de fonction (25 % du total) : 1.390,58 €

        

    Soit brut mensuel : 6.952,91 €

     

    Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel + diverses retenues :

    Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années du mandat :  

     

    1.153,08 €

    Contribution exceptionnelle de solidarité :

     

    55,62 €

     

    Contribution au remboursement de la dette sociale :

     

    539,55 €

    Cotisation au fonds de garantie de ressources :

     

    27 € 

    Soit un net mensuel de :

     

    5.177,66 €

    Chaque député non réélu coûte donc aux Français :

     

    417.180 € bruts sur 5 ans !

    Sans parler de ce qu'il leur coûtera "à vie" !

    A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront à vie 20 % de ce traitement soit :

     

    1.390 € par mois, à vie !

    Evidemment aucun parti n’a protesté vu que tous bénéficient des largesses de Jean Louis Debré.

    Voilà de quoi souffre la République : de la corruption de ses élites !

    Alors, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer des "indemnités honteuses" aux députés !

    Si vous êtes scandalisés et refusez d’être pris pour des "vaches à lait" : 

    Diffusez ce message !


     Sinon contentez-vous de payer...

     

    deputes.jpg  


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  • Le coup de poignard des Douze

    Crédit Photo: Photothèque Rouge/DA

    A la mi septembre, 75 députés socialistes avaient signé une pétition dans Le Monde pour demander à François Hollande de ne pas oublier sa promesse d'accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales.

    A présent que les réformes de société occupent le devant de la scène, que le "mariage pour tous" et le droit de vote des étrangers suscitent pétitions, manifestations et contre manifestations, douze députés et élus socialistes lui écrivent pour qu'il remette "l'agenda économique et social en tête des priorités de l'action gouvernementale".

    Jamais contents, les socialistes ? On le dirait, mais le plus grave est à venir. Ces élus, parmi lesquels Laurent Baumel, député-maire de Ballan-Miré (Indre-et-Loire), Philippe Doucet, député-maire d'Argenteuil (Val-d'Oise) et François Kalfon, conseiller régional d'Ile-de-France, s'inquiètent du "scepticisme croissant des couches populaires et moyennes" à l'égard de la politique depuis sept mois.

    Ils réclament "des réponses fortes sur le terrain du pouvoir d'achat et de l'emploi". Ils jugent possible "d'augmenter de plusieurs centaines d'euros par an le pouvoir d'achat des plus modestes" en évoquant la mise en place de "la grande réforme fiscale redistributive" annoncée par François Hollande pendant sa campagne .

    La publication de leur courrier dans Le Parisien intervient au moment où :

    - L'exil fiscal fortement médiatisé de Gérard Depardieu sonne le glas de tout nouveau prélèvement sur les riches.

    - Le ministre du travail, Michel Sapin, exclut tout coup de pouce au smic au 1er janvier 2013.

    - Le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, accorde au Journal du Dimanche une interview particulièrement réfrigérante, où il évoque une année "2013 très difficile" sur le plan de la croissance, de la réduction des déficits et du chômage.

    De deux choses l'une : ou bien la communication gouvernementale n'est pas encore parvenue aux oreilles socialistes, ou bien un début de fronde s'y manifeste.

    Ce que les "douze" soulignent sans excès de précaution est que François Hollande n'a pas su profiter du début de son quinquennat pour mettre en œuvre la réforme fiscale qu'il avait promise : les hausses d'impôts n'ont servi qu'à boucher les trous.

    Et aujourd'hui, il est impossible d'en concevoir d'autres pour faire de la redistribution, sauf  à alourdir la charge des classes moyennes.

    Ce serait alors le meilleur moyen de les perdre.

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  • Des députés socialistes appellent Hollande à «remettre l’agenda économique et social en tête des priorités»

     

    Créé le 17/12/2012 à 09h22 -- Mis à jour le 17/12/2012 à 17h04  lien
    François Hollande au sommet de l'UE, Bruxelles, le 14 décembre 2012

    François Hollande au sommet de l'UE, Bruxelles, le 14 décembre 2012 Yves Logghe/AP/SIPA

    POLITIQUE - Les défaites aux législatives partielles sont un signal à prendre en compte, écrivent-ils dans un appel au chef de l'Etat...

    Ils trépignent depuis le début du mandat de François Hollande, mais le grand chelem de l’UMP aux trois législatives partielles a agi comme un signal pour eux. Une quinzaine de députés socialistes, dont certains se revendiquant de la gauche populaire, exhortent François Hollande à renouer avec l’électorat ouvrier et populaire. Dans un appel relayé par Le Parisien ce lundi, ils expliquent que les défaites aux scrutins de dimanche «témoignent d’une forte démobilisation, notamment de l’électorat populaire» et d’un «scepticisme croissant des couches populaires et moyennes», celles-là même qui «ont joué un rôle clé dans l’élection» du chef de l’Etat.

    Comment y remédier pour cette quinzaine de responsables socialistes? «Il est urgent de remettre l'agenda économique et social en tête des priorités de l'action gouvernementale», écrivent-ils. «L’aspiration légitime des salariés et des ouvriers modestes à améliorer leurs conditions de vie matérielles doit être mieux prise en compte», ajoutent-ils.

    Réforme fiscale en ligne de mire

    Concrètement, ils appellent le chef de l’Etat à instaurer la «grande réforme fiscale redistributive annoncée par François Hollande pendant sa campagne» qui permettra de «restituer du pouvoir d’achat aux millions de salariés qui subissent la stagnation salariale et la difficulté croissante à boucler les fins de mois». Et donc procéder à terme à la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG.

    «Mettre en œuvre la réforme fiscale redistributive, (…) C’est permettre à la gauche de renouer avec sa vocation et réintégrer les couches populaires dans son grand récit historique du progrès social», écrivent-ils.

    Avec Reuters

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