• Attaque du site gazier en Isère: le «selfie» sur les réseaux sociaux

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     <time datetime="15-07-19">Publié le 19-07-2015 </time> <time datetime="15-07-19"> Modifié le 19-07-2015 à 15:11 </time>

    Attaque du site gazier en Isère:

    le «selfie»

    sur les réseaux sociaux

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    L'auteur présumé de l'attentat en Isère de vendredi 26 juin, Yassin Sahli, et de l'assassinat de son patron, est escorté
    par des policiers peu après son arrestation. REUTERS/Emmanuel Foudrot

    L’enquête sur l’attaque d'un site gazier à Saint-Quentin-Fallavier dans l'Isère (est de la France), le 26 juin dernier, se poursuit. Yassin Salhi est soupçonné d'avoir attaqué l'usine, d'avoir décapité son patron puis de s'être pris en photo avec la tête, accrochée ensuite à l'une des grilles de l'usine. Le selfie macabre pris par l’auteur des faits aurait été posté sur les réseaux sociaux par des membres du groupe Etat islamique. Le parquet de Paris vient donc d’ouvrir une enquête pour « apologie d’acte de terrorisme ».

    Le compte Twitter sur lequel la photo a été diffusée, montrant Yassin Salhi avec la tête de sa victime, son patron Hervé Cornara qu’il est soupçonné d’avoir décapité, est tenu par des Français de l’organisation Etat islamique, selon David Thomson, spécialiste des mouvements jihadistes. Ce compte a depuis été suspendu, et l’image a disparu.

    L’enquête se poursuit donc cette fois pour « apologie d’acte de terrorisme », « provocation à la commission d’acte de terrorisme » et « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » selon une source judiciaire.

    Yassin Salhi est soupçonné d'avoir pris une image de lui-même avec la tête de la victime et d'avoir expédié la photo à un contact, un jeune homme converti à l’islam dans les années 2000 et parti avec sa femme et son enfant en Syrie à la fin de l’année dernière. D'après les services de renseignement, le destinataire de la photo se trouve actuellement à Raqqa, en Syrie.

    Après son arrestation, Yassin Salhi avait évoqué des mobiles d’ordre personnel et non un acte terroriste afin de justifier son action. Mais pour le parquet de Paris, sa première motivation concernant un différend l’opposant à son patron, Hervé Conara, la veille de l’attentat, n’exclut pas le mobile terroriste.

    L’enquête va devoir déterminer celui - ou ceux - qui se cache(nt) derrière le compte responsable de la publication de ce selfie macabre.


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