• Au Barça, comme ailleurs, le foot n'est pas qu'un conte de fées

    Au Barça, comme ailleurs, le foot n'est pas qu'un conte de fées

    Publié le 12-11-11 à 13:32    Modifié à 13:37     par Le Nouvel Observateur     2 réactions

    Personne ou presque ne conteste que le Barça de Guardiola est l'une des plus belles équipes de foot de tous les temps mais n'allez pas croire non plus que le club catalan vit sur la planète des Bisounours.

    Lionel Messi (AFP) Lionel Messi (AFP)

    Personne ou presque ne conteste que le Barça de Guardiola est l'une des plus belles équipes de foot de tous les temps mais n'allez pas croire non plus que le club catalan vit sur la planète des Bisounours.

    Deuxième en championnat à trois points du Real et invaincu depuis le début de la saison, l'usine à merveilleusement bien jouer s'en sort toujours sans trop de problèmes sur la pelouse tout en traversant quelques turbulences.

    660 millions d'euros de dettes

    Ce vendredi, "Libération" raconte "la guerre fratricide entre l'ancien et l'actuel président du Barça". Ancien très bons amis associés à la tête du lobby "Elefant Blau", Sandro Rosell et son prédécesseur Joan Laporta se détestent désormais et s'écharpent dans les médias le plus souvent possible.

    Le patron actuel reproche à l'ancien locataire de son fauteuil une gestion catastrophique et frauduleuse de sa présidence. Il l'accuse d'avoir touché 10 millions d'euros pas très nets de la part d'un magnat ouzbek et d'avoir gaspillé au cours de son mandat (2003-2010) une dizaine de millions en fêtes, voyages inutiles et frais de protection personnelle.

    S'attaquer à la présidence Laporta est l'excellent moyen trouvé par Rosell de se dédouaner de la mauvaise santé financière du Barça, endetté à hauteur de 660 millions d'euros. Comme l'expliquaient "Les Echos" la semaine dernière, le foot espagnol se noie dans la crise financière. Le Barça génère assez de recettes pour continuer à respirer mais il doit tout de même trouver des solutions qui ne collent pas toujours bien avec son étiquette de club le plus gentil du monde.

    Qatar Foundation sur le coeur

    Depuis le début de la saison, Messi et ses coéquipiers jouent avec le logo de la Qatar Foundation – qui donne au club 170 millions d'euros jusqu'en 2016 – sur le coeur. Le motif de l'Unicef, dont Barcelone se vantait tant, ne figure plus que dans le dos des joueurs.

    Si la soupe barcelonaise semble un peu moins bonne qu'avant, c'est aussi parce que les anciens n'hésitent pas à cracher dedans. Après Eto'o et Bojan, c'est la grande gueule suédoise Ibrahimovic qui a violemment critiqué le club.

    Dans son autobiographie, dont 100 000 exemplaires ont été vendus dans son pays plus vite que les Harry Potter, l'éphémère attaquant blaugrana décrit Xavi, Iniesta et Messi comme de "bons élèves" à qui on passe tous les caprices. Surtout, il n'épargne pas celui que tout le monde adore : le coach Guardiola, qui n'arrive, selon lui, pas à la cheville de son grand ennemi du Real.

    "Mourinho illumine une pièce où il entre, Guardiola en ferme les persiennes."

    "Ils ont moins faim qu'avant" 

    Même les résultats sportifs n'échappent pas aux attaques. Face au rival madrilène, bien plus fort que l'an dernier et qui les dépasse au classement de la Liga, les Catalans sont moins bien armés qu'autrefois, estime le sélectionneur de l'Angleterre, Fabio Capello, dans le quotidien sportif espagnol "Marca" :

    "Le Barça est toujours une grande équipe avec de grands joueurs et son style qui lui est propre mais j'ai l'impression qu'ils ont moins faim qu'avant. Auparavant ils récupéraient plus vite le ballon et exerçaient un meilleur pressing. On dirait que ça leur coûte plus désormais." 

    L'an dernier, le Barça a tout raflé parce qu'il a su salir sa belle étiquette. Les gentils garçons sages et souriants ont dû apprendre à être vicieux, simulateurs parfois, mauvais joueurs à l'occasion. L'indiscutable milieu défensif Sergio Busquets incarne bien ce Barça moins rose bonbon.

    Malgré les difficultés, le Barça de Guardiola s'est imposé comme une référence pérenne et ce n'est pas prêt de changer. Marca raconte qu'au Brésil, le club champion de la Série B, La Portuguesa, a gagné le surnom de "Barcelusa" parce qu'il a marqué plein de buts.

    Et chaque joueur a été rebaptisé : "Xavi Antonio" reçoit des passes de "Lionedno Messi" et "Ananiesta".

    Imanol Corcostegui - à lire aussi sur Rue89Sport


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