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    Des leaders étudiants interpellés en Birmanie

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2012-07-06T21:18:07+02:00" itemprop="datePublished">06.07.2012 à 21h18</time> • Mis à jour le <time datetime="2012-07-06T21:18:07+02:00" itemprop="dateModified">06.07.2012 à 21h18</time>

     
     
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    Un jeune partisan d'Aung San Suu Kyi à Yangon, au retour de l'opposante birmane dans son pays après une visite triomphante en Europe, le 30 juin.

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    Au moins 20 leaders étudiants ont été interpellés vendredi 6 juillet au soir en Birmanie, à la veille d'un rassemblement prévu pour commémorer la répression contre un mouvement étudiant en 1962, a indiqué un responsable étudiant.

    Il s'agit de la plus importante vague d'arrestations depuis la dissolution de la junte en mars 2011. Un responsable birman a seulement confirmé que cinq responsables étudiants avaient été interpellés chez eux à Rangoun. Trois d'entre eux avaient été libérés lors de l'amnistie de centaines de prisonniers politiques en janvier dernier.

    "En plus des cinq arrestations à Rangoun, nous pouvons confirmer cinq militants étudiants à Shwebo, six à Mandalay et quatre à Lashio", a défendu de son côté Thet Zaw, un des responsables de Génération 88, une organisation étudiante à l'origine du soulèvement de 1988, réprimé dans le sang. Il a ajouté être en train d'essayer de confirmer quatre noms supplémentaires dans une autre ville du pays.

    "Ils ont été emmenés sans aucune raison. Les autorités ont dit qu'elles voulaient discuter avec eux", a commenté Ko Ko Gyi, un autre leader de Génération 88, à propos des cinq de Rangoun. "Je pense qu'ils ont été emmenés pour avoir prévu une cérémonie du souvenir du 7 juillet", a-t-il ajouté.

    Le 7 juillet 1962, des étudiants avaient manifesté contre le coup d'Etat qui venait d'amener au pouvoir le général Ne Win, qui dirigera la Birmanie d'une poigne de fer jusqu'en 1988. La répression avait fait plusieurs dizaines de morts et le lendemain le bâtiment de l'Union étudiante avait été dynamité par la junte.

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  • 06 juillet 2012 - 22H13  

     

    Birmanie: vague d'interpellations inédite depuis la dissolution de la junte
     

    Les autorités birmanes ont mené vendredi la plus importante vague d'interpellations depuis la dissolution de la junte, en emmenant au moins vingt leaders étudiants à la veille de la commémoration de la répression d'un mouvement de 1962, selon un responsable étudiant.

     
    Les autorités birmanes ont mené vendredi la plus importante vague d'interpellations depuis la dissolution de la junte, en emmenant au moins vingt leaders étudiants à la veille de la commémoration de la répression d'un mouvement de 1962, selon un responsable étudiant.

    AFP - Les autorités birmanes ont mené vendredi la plus importante vague d'interpellations depuis la dissolution de la junte, en emmenant au moins vingt leaders étudiants à la veille de la commémoration de la répression d'un mouvement de 1962, selon un responsable étudiant.

    Un responsable birman a confirmé seulement que cinq responsables étudiants avaient été interpellés chez eux à Rangoun. Trois d'entre eux avaient été libérés en janvier à l'occasion d'une amnistie qui avait bénéficié à plusieurs centaines de prisonniers politiques.

    "En plus des cinq arrestations à Rangoun, nous pouvons confirmer cinq militants étudiants à Shwebo, six à Mandalay, quatre à Lashio", a assuré Thet Zaw, un des responsables de Génération 88, une organisation étudiante à l'origine du soulèvement de 1988, réprimé dans le sang.

    Il a ajouté être en train d'essayer de confirmer quatre noms supplémentaires dans une autre ville du pays.

    "Ils ont été emmenés sans aucune raison. Les autorités ont dit qu'elles voulaient discuter avec eux", a commenté Ko Ko Gyi, un autre cadre de Génération 88, à propos des cinq de Rangoun.

    "Je pense qu'ils ont été emmenés pour avoir prévu une cérémonie du souvenir du 7 juillet", a-t-il ajouté. Malgré tout, "nous organiserons la cérémonie de toute façon", a-t-il assuré.

    Le 7 juillet 1962, des étudiants avaient manifesté contre le coup d'Etat qui venait de porter au pouvoir le général Ne Win qui dirigera la Birmanie d'une poigne de fer jusqu'en 1988. La répression avait fait plusieurs dizaines de morts et le bâtiment de l'Union étudiante avait été dynamité par les autorités.

    Les étudiants ont ensuite souvent été à la pointe de la lutte contre les militaires.

    La junte au pouvoir depuis un demi-siècle s'est autodissoute en mars 2011 et a transféré ses pouvoirs à un gouvernement "civil" d'anciens généraux, qui a multiplié les réformes politiques, poussant l'Occident à commencer à alléger ses sanctions contre la Birmanie.

    La nouvelle équipe menée par le président Thein Sein a notamment encouragé le retour au coeur du jeu politique officiel de l'opposante Aung San Suu Kyi, élue députée lors des législatives partielles d'avril après avoir passé quinze ans en résidence surveillée.

    Le gouvernement a également libéré au total quelque 500 prisonniers politiques en octobre et en janvier, dont les leaders étudiants du mouvement de 1988.

    La dernière amnistie en début de semaine a vu la libération d'une vingtaine de prisonniers politiques supplémentaires, mais les militants pro-démocratie continuent de réclamer la libération de tous.

    "Nous avons toujours demandé que tous les prisonniers politiques soient libérés", a insisté Aung San Suu Kyi mardi. "Nous demandons la libération des 330".

    La Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de la lauréate du prix Nobel de la paix, faisait état jusqu'à présent de plus de 300 militants encore en prison. D'autres organisations avancent des chiffres supérieurs.

    Le nombre exact d'entre eux - journalistes, avocats, moines, militants - encore emprisonnés demeure sujet à débat.


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  • Aung San Suu Kyi a rencontré Nicolas Sarkozy

    Par: rédaction
    28/06/12 - 09h18  Source: afp.com

    © photo news.

     

     

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    L'ancien président Nicolas Sarkozy a rencontré jeudi matin l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, avec laquelle il a pris son petit déjeuner dans un grand hôtel parisien. La rencontre a commencé à 08H45. L'épouse de l'ancien chef de l'Etat Carla Bruni-Sarkozy, était présente.

    Dans le cadre d'un périple en Europe, Aung San Suu Kyi est arrivée mardi en France où elle a rencontré notamment le chef de l'Etat François Hollande. La lauréate du prix Nobel de la Paix doit repartir vendredi.


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  • Aung San Suu Kyi : derrière l'icône, l'animal politique

    Créé le 28-06-2012 à 15h41 - Mis à jour à 23h52

    Idole ? Madone ? L'opposante birmane est aussi une redoutable professionnelle de la politique.

     

    Aung San Suu Kyi lors de sa rencontre avec les militants des droits de l'Homme, mercredi 27 juin à Paris (Sarah Halifa-Legrand/Le Nouvel Observateur)

    Aung San Suu Kyi lors de sa rencontre avec les militants des droits de l'Homme, mercredi 27 juin à Paris (Sarah Halifa-Legrand/Le Nouvel Observateur)

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    Comme à chaque étape de sa tournée, elle a été accueillie par une longue salve d'applaudissements. Parmi la bonne centaine de militants des droits de l'Homme réunis mercredi après-midi, sur une péniche en plein Paris, pour récontrer celle qui est devenue une icône de la lutte pour la démocratie, l'émotion était palpable. "Ils ont tenu à venir se ressourcer auprès de vous", a d'emblée averti la tunisienne Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). Ils n'ont pas été déçus.

    Arborant comme toujours ses fidèles fleurs blanches piquées dans son chignon, un foulard tout aussi immaculé et une tunique traditionnelle, mais les traits tirés par ce périple fou qu'elle a entamé il y a maintenant 10 jours en Europe et qui s'achève ce jeudi en France, Aung San Suu Kyi était visiblement moins venue pour recevoir les hommages et les cadeaux des ONG que pour délivrer un message. (> Voir notre diaporama)

    "N'abandonnez pas votre combat"

    Aux prisonniers politiques, représentés dans l'assistance par les enfants du Russe Mikhaïl Khodorkovski, Pavel Khodorkovski, et de l'Ukrainienne Ioulia Timochenko, Yevgenia Timochenko, l'opposante birmane qui a passé 15 ans privée de liberté a intimé de ne rien lâcher : "Vous ne devez pas abandonner vos principes. Si vous vous respectez, vous ne devez pas abandonner votre combat".

    Aux ONG birmanes qui ne veulent pas avoir affaire à elle pour ne pas être prises dans le jeu politique, elle a répliqué, avec humour et une bonne dose de provocation, qu'"il n'y a pas de meilleure organisation non gouvernementale qu'un parti politique birman dans l'opposition".

    Avec ceux qui lui reprochent de minorer le nombre de prisonniers politiques encore dans les geôles birmanes (que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), estime à 271, faisant peser sur elle le soupçon de ne pas vouloir voir certains opposants revenir dans le jeu politique, contre 400 selon les ONG), Aung San Suu Kyi s'est montrée diplomate. "Notre liste n'est peut-être pas complète", a-t-elle fait mine de concéder. Tout en réaffirmant avec fermeté que tout dépendait de "la définition que l'on retient du prisonnier politique".

    Rédemption pour Total

    C'est dire si elle avait déjà pu s'échauffer quand la dernière question est tombée : surpris par les bons points qu'elle a distribués au groupe pétrolier français Total ces derniers jours, pourtant dans le collimateur des défenseurs des droits de l'Homme depuis des années pour ses compromissions avec le régime birman, un militant lui a réclamé des explications.

    "Tout le monde devrait avoir le droit à la rédemption. Comment pourrions-nous parler de réconciliation avec le gouvernement birman, et la refuser à des entreprises comme Total ?", a habilement lancé Aung San Suu Kyi à l'auditoire, sans se démonter ne serait-ce qu'un quart de seconde. Dire que Total a "entendu les critiques" ne signifie pas pour autant l'innocenter pour ses "actions passées en Birmanie", a-t-elle néanmoins insisté.

    Confiant qu'elle avait "parlé" à des représentants du groupe, elle a assuré les avoir appelés à œuvrer pour que l'industrie birmane, qui aujourd'hui "ne rend de compte à personne", s'engage elle aussi à respecter les conventions internationales pour une plus grande transparence. Et de donner comme mission finale aux ONG présentes de "faire tout leur possible pour pousser ces initiatives".

    Leçon de combat

    Conclusion ? "J'ai entendu parler de miracle. Mais l’impossible, nous le faisons tous les jours, pour les miracles, c’est un peu plus long". Ceux qui attendaient une madone birmane auront découvert un véritable "animal politique qui ne veut surtout pas se laisser enfermer dans un rôle d'idole", a reconnu, un brin impressionné, l'ambassadeur pour les droits de l'Homme François Zimeray, à l'issue de la rencontre.

    Car c'est rien de moins qu'une leçon de combat qu'Aung San Suu Kyi a donnée aux militants des droits de l'Homme. Un exercice dans lequel elle se montre "redoutable", reconnaît également Jean-Marie Fardeau, directeur du bureau français de Human Rights Watch. Avis aux étudiants de la Sorbonne qui vont débattre avec elle jeudi soir.


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  • 28 juin 2012 - 21H43  

     

    Dans une Birmanie en ébullition, la Banque centrale en quête d'indépendance
     

    Trois mois après la modernisation de sa devise, la Birmanie poursuit les réformes économiques à marche forcée: sa Banque centrale est désormais en quête d'indépendance, une réforme majeure pour rassurer les investisseurs quant à la stabilité monétaire du pays.

     
    Trois mois après la modernisation de sa devise, la Birmanie poursuit les réformes économiques à marche forcée: sa Banque centrale est désormais en quête d'indépendance, une réforme majeure pour rassurer les investisseurs quant à la stabilité monétaire du pays.

    Dans un rapport publié en mai, le Fonds monétaire international (FMI) avait noté que la CBM était un simple département du ministère des Finances alors qu'elle devrait être dotée d'une "autonomie opérationnelle totale", avec "l'objectif prioritaire clairement défini de la stabilité des prix".

    Dans un rapport publié en mai, le Fonds monétaire international (FMI) avait noté que la CBM était un simple département du ministère des Finances alors qu'elle devrait être dotée d'une "autonomie opérationnelle totale", avec "l'objectif prioritaire clairement défini de la stabilité des prix".

    AFP - Trois mois après la modernisation de sa devise, la Birmanie poursuit les réformes économiques à marche forcée: sa Banque centrale est désormais en quête d'indépendance, une réforme majeure pour rassurer les investisseurs quant à la stabilité monétaire du pays.

    La Banque (Central Bank of Myanmar, CBM) fait l'objet d'une réforme qui devra passer devant le parlement alors que le nouveau pouvoir tente de se débarrasser des structures héritées d'un demi-siècle de pouvoir militaire.

    "La loi sur la CBM devrait être amendée pour être plus pertinente, dans un système avec une banque centrale indépendante", a expliqué Maung Maung Win, un des deux gouverneurs adjoints de l'institution, dans un entretien à l'AFP.

    Mais "l'indépendance ne peut pas nous être accordée immédiatement car la banque a besoin de répondre à certaines exigences, en particulier sur le plan des infrastructures".

    "Si nous atteignons la stabilité monétaire, les investisseurs pourront venir dans notre pays avec un plus grand sentiment de confiance", a-t-il ajouté.

    La réforme est une nécessité pour transformer la Birmanie en économie de marché. La faiblesse de la banque est "au coeur des problèmes monétaires de la Birmanie", estime en effet Sean Turnell, économiste à l'université Macquarie de Sydney. "Lui accorder l'indépendance sera une révolution".

    "Autonomie opérationnelle"

    La CBM doit notamment embaucher un nombre important de nouveaux personnels qui devront être formés aux lois de la haute finance. Et elle s'est déjà mise en quête de partenaires étrangers, signant même récemment un accord de coopération technique avec son homologue thaïlandaise.

    Dans un rapport publié en mai, le Fonds monétaire international (FMI) avait noté que la CBM était un simple département du ministère des Finances alors qu'elle devrait être dotée d'une "autonomie opérationnelle totale", avec "l'objectif prioritaire clairement défini de la stabilité des prix".

    Mais le Fonds avait aussi reconnu que le pouvoir s'abstenait désormais de faire fonctionner la planche à billets pour financer les déficits. L'inflation, après un inquiétant 33% en mars 2008, est tombée à 4,2% sur un an en mars, selon ses analystes.

    Sur son site internet, la CBM explique que son principal objectif est de "maintenir la stabilité macroéconomique tout en faisant la promotion de l'épargne domestique".

    Elle revendique en particulier d'utiliser à cet effet son taux d'intérêt directeur, actuellement à 10%. Mais Turnell relève que la fixation de ce taux n'a rien à voir avec une véritable politique monétaire.

    "Ils gardent les taux aussi bas que possible afin de réduire le coût du financement du déficit. Les taux d'intérêts ne forment pas actuellement un outil disponible de gestion monétaire".

    Le président Thein Sein, qui a succédé à la junte en mars 2011 et a depuis multiplié les réformes politiques, a annoncé il y a quelques jours que le pays entamait une "deuxième phase de réformes" centrée sur l'économie.

    La seule transformation majeure dans ce domaine était intervenue en avril, lorsque le pays avait adopté un système de change flottant contrôlé, désormais affiché chaque jour sur le site internet de la CBM. Une étape essentielle pour relancer une économie paralysée par la cohabitation de multiples taux de change.

    Au menu du parlement ces prochains mois figure aussi une loi très attendue sur les investissements. Elle prévoit notamment une exemption fiscale de cinq ans pour les investisseurs étrangers, contre trois aujourd'hui, et devrait autoriser les étrangers à prendre le contrôle en totalité d'entreprises locales.

    En attendant, les Birmans constatent progressivement combien les discours se traduisent dans les faits. Depuis quelques semaines, des distributeurs automatiques de billets ont fait leur apparition à Rangoun.


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