• Le rapport accablant sur les 2028 prisonniers politiques birmans

    Les auteurs de ce rapport sont des jeunes, des syndicalistes et des moines birmans. Ils ont risqué leur liberté, et parfois leur vie, pour enquêter et publier clandestinement ce dossier noir des prisons birmanes. Ils nous appellent à l’aide.

    Patiemment, discrètement et courageusement, jour après jour, mois après mois, les membres de 12 associations birmanes, réunissant des jeunes, des moines et des syndicalistes, ont préparé clandestinement ce rapport. Pour celà, ils ont enquêté auprès des familles de détenus, ils ont multiplié les recherches, ils ont recueilli des témoignages pour enfin “publier” ce rapport d’une vingtaine de pages. Traduit du birman à l’anglais par l’AAPP, l’Association d’Assistance aux Prisonniers Politiques birmans, ce document vient d’être rendu public par le Collectif France Aung San Suu Kyi.

    Oui, Aung San Suu Kyi a bien été libéré le 13 novembre dernier et l’ensemble des démocrates birmans et tous ceux qui les soutiennent de par le monde en ont été immensément heureux.

    Mais, comme Aung San Suu Kyi l’a dit elle-même à la presse internationale, quelques heures à peine après sa libération : “Je ne peux pas me sentir libre, tant que d’autres sont encore détenus pour leurs seules opinions démocratiques“.

    Des détenus maltraités, isolés, mal nourris et privés de soins médicaux

    Selon les chiffres du rapport, les prisonniers d’opinion seraient actuellement au nombre de 2028 dont 175 femmes. On compterait parmi eux, 256 moines, 264 étudiants et 372 membres de la Ligue Nationale pour la démocratie, le Parti d’Aung San Suu Kyi.

    129 seraient en très mauvaise santé et non soignés. Et 142 détenus politiques seraient morts, l’an dernier, dans les prisons birmanes, victimes de malnutrition, de mauvais traitements ou faute de soins.

    Les peines auxquelles nombre d’entre eux ont été condamnés sont hallucinantes : Gen Hso Ten, leader du parti ethnique Shan a écoppé de 103 ans de détention, Bo Min Yu Ko, militant de l’ABFSU, représentant les syndicats étudiants de Birmanie, 104 ans ! On se souvient également du cas de Zarganar, le Coluche birman, condamné en 2008 à 35 ans de prison !

    Les détenus sont systématiquement transférés vers des prisons très isolées où leurs familles ne peuvent venir leur rendre visite.

    Quant à leur alimentation, elle se résume le plus souvent à un riz de qualité très médiocre, d’un morceau de viande bouillie une fois par semaine et d’une soupe de haricots particulièrement liquide.

    Ne parlons pas de santé ! Le plus souvent, il n’y a pas de médecin. Sur un total de 200.000 prisonniers (politiques et droits communs confondus), on compte un médecin pour 8000 prisonniers, selon Tate Naing, le secrétaire de l’Association d’Assistance aux Prisonniers birmans.

    ”La réconciliation nationale passe par la libération des prisonniers d’opinion”

    “il est temps que le gouvernement suive la loi et respecte les droits de l’homme, écrivent les auteurs du rapport, sans quoi il ne pourra y avoir ni réconciliation nationale, ni levée des sanctions internationales contre la Birmanie.“

    Et de lancer trois SOS.

    Le premier à la Croix Rouge Internationale afin qu’elle fasse tout son possible pour obtenir un accès aux prisons, ce qu’elle a dans presque dans tous les pays.

    Le second à Aung San Suu Kyi et à la LND auxquels ils adressent tous leurs remerciements pour leur action permanente tout en leur demandant de développer au maximum leur aide morale et matérielle.

    Et le troisième à toutes celles et tous ceux ceux qui soutiennent les démocrates birmans dans le monde entier afin qu’ils intensifient leurs actions de pression et qu’ils soient le plus efficacement “persuasifs” envers la communauté internationale.

    Ce dernier SOS, nous l’avons reçu cinq sur cinq. Avec notre cœur. Et nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir, inlassablement, pour ouvrir la porte des prisons birmanes aux 2028 femmes et hommes qui y sont aujourd’hui enfermés pour un seul crime : celui d’avoir voulu penser.

    Pierre Martial, président du Collectif France Aung San Suu Kyi

    Source : www.lepost.fr 07/03/2011


    votre commentaire
  • "Vieilles combines" contre Suu Kyi (USA)

    AFP
    14/02/2011 | Mise à jour : 17:37
    Réagir

    Les Etats-Unis ont jugé lundi que la junte au pouvoir en Birmanie avait recours à ses "vieilles combines" en menaçant Aung San Suu Kyi d'une "fin tragique" si elle et son parti continuaient de soutenir les sanctions occidentales contre le régime. "La Birmanie parle d'une ère nouvelle, mais elle a recours à ses vieilles combines en menaçant "Aung San Suu Kyi", a assuré Philip Crowley, le porte-parole du département d'Etat, sur son compte Twitter. "Des habits neufs ne font pas forcément un homme neuf" a-t-il ajouté.

    Dans un éditorial paru dans le New Light of Myanmar, le quotidien officiel de la junte, Aung San Suu Kyi a été vivement attaquée pour le communiqué sur la question des sanctions publié la semaine dernière par son parti dissous, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). "Si Mme Suu Kyi et la LND continuent de se fourvoyer, en ignorant que la Birmanie d'aujourd'hui s'avance vers une ère nouvelle, un nouveau système et de nouvelles plate-formes politiques ouvrant la voie à la démocratie, ils trouveront une fin tragique", a indiqué l'éditorialiste dimanche.

    Il y a une semaine, la LND a publié un communiqué appelant à une discussion avec les Occidentaux "en vue de l'obtention d'un accord sur quand, comment et dans quelles circonstances les sanctions pourraient être modifiées". L'opposante prenait ses distances avec les appels en faveur d'une levée des sanctions récemment lancés par plusieurs partis d'opposition et par des pays asiatiques voisins de la Birmanie.

    Elle estimait que la libération de tous les prisonniers politiques était une condition sine qua non pour leur levée et affirmait, citant un rapport du Fonds monétaire international, qu'elles n'avaient que des conséquences mineures sur l'économie du pays et sur la vie quotidienne des Birmans.


    1 commentaire
  • ASSK IS FREE!

    Rien ne justifiait le maintien en résidence surveillée d'ASSK au-delà de cette date du 13 novembre.  Les généraux au pouvoir n'ont donc fait qu'appliquer leurs propres lois injustes et il serait prématuré d'interpréter cette libération comme un signe d'assouplissement de la part d'un régime criminel.

    Seules l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition démocratique conduite par ASSK ainsi que la libération des 2202 prisonniers politiques qui croupissent encore dans le geôles du régime pourraient constituer un réel signe d'ouverture.

    Ne soyons donc pas dupes: la pression internationale doit être maintenue pour un réel changement en Birmanie!BIRMANIE

    Discours de ASSK - 14 Novembre 2010     BIRMANIE2

    • “I will continue participating in a political movement, whether the National League for Democracy party exists or is disbanded.”
    • “I am willing to talk with Snr-Gen Than Shwe.”
    • “It will be very good if I can discuss with him [Than Shwe] the issues I care about.”
    • “Ethnic conflict should be solved peacefully, not by military means.”
    • “The NLD is not a social welfare organization and it will remain a political organization.”
    • “I don’t like either the new national flag or the previous flag.”
    • “A second Panglong Conference addressing the concerns of the 21st century is needed for national reconciliation.”
    • “I will get involved in politics by joining with the people.”
    • “I will cooperate with all democracy forces.”
    • “I’m still youthful because of the demands of the cause. After we gain democracy, I will stay as an old lady.”
    • “I am a Burmese citizen and my security depends on the leaders of the nation.”


    votre commentaire
  • L’un de ses discours les plus connus, Libérez-nous de la peur (Freedom from Fear[18]), commence ainsi :

    « Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime… »
    « Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. (...)
     
    Dans un système qui dénie l’existence des droits humains fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses. Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de ressurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’élément naturel de l’homme civilisé[19]. »

    2 commentaires
  • Découvrez la première photo de "The Lady", le film de Luc Besson consacré à l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, actuellement en tournage, avec Michelle Yeoh et David Thewlis.

     

    Premi%c3%a8res+images+du+film+de+Luc+Besson+sur+Aung+San+Suu+Kyi+!

     

    Quelques jours après l'annonce-surprise du projet (voir notre article), voici la première photo de The Lady, le nouveau film de Luc Besson, consacré au combat de Aung San Suu Kyi, opposante birmane, emprisonnée pendant plusieurs années, libérée le 13 novembre dernier, et qui fut lauréate du Prix Nobel de la Paix en 1991. Cette femme qui symbolise la démocratie aura les traits de Michelle Yeoh, tandis que David Thewlis interprètera son époux Michael Aris. Le tournage, qui a débuté le 18 octobre dernier, se poursuit jusqu'au 18 janvier prochain, entre la Thaïlande, la Bimanie, l'Angleterre et la France).


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique