• Un moine condamné à 8 ans de prison, un autre à 15 ans

    Le 29 septembre, Ashin Pyinnya Sara, moine et chercheur en histoire arakanaise a été condamné à 8 ans de prison par
    la cour du district de Sittwe pour « obscénité » et « détention de monnaie étrangère ». Connu pour son travail social et
    suspecté d’activités politiques, Ashin Pyinnya Sara est l’abbé du monastère Mahamuni Buddha Vihara Monastery à
    Sittwe, dans l’Etat côtier d’Arakan. En 1990, il y a fondé une école et un orphelinat qui accueillait jusqu’alors 150 enfants
    victimes de trafic humain. Sous couvert d’anonymat, un avocat déclarait : « La police a fait pression sur les 34
    personnes qui voulaient témoigner en sa faveur pour qu’elles ne puissent pas assister au procès. ».
     
    La veille, le moine Okkantha a été condamné à 15 ans de prison pour avoir participé à une campagne anti-élections l’an passé. Agé d'une trentaine d'années, il avait été arrêté le 7 janvier dernier dans l'Etat Mon, et défroqué de force. D’après l’AAPP (l’Association d’Assistance aux Prisonniers Politiques) ces arrestations portent à 257 le nombre de moines incarcérés dans les prisons birmanes sur un total de 2193 prisonniers politiques.

    L’opposition démocrate :
    Considéré comme le mentor d’Aung San Suu Kyi mais aussi comme le collègue et confident de son père, Thakin Ohn Myint est mort dans sa maison de Rangoun à l’âge de 92 ans. Durant les 20 dernières années,il a assisté Aung San Suu Kyi dans sa lutte pour la démocratie en Birmanie et a notamment co-présidée comité sur les affaires humanitaires de la LND. Ce dernier était chargé d’apporter un soutien moral et financier aux prisonniers politiques et à leurs familles.
     
     
    3ème anniversaire de la Révolution Safran:
     
    Le 26 septembre, des centaines de Birmans se sont réunis au camp de réfugiés de Umpium Mai sur la frontière birmano-thaïe pour commémorer le 3ème anniversaire de la Révolution Safran. Lors des manifestations de 2007 contre la hausse
    des prix des carburants, des centaines de milliers de moines ont mené des marches pacifistes à travers tout le pays. Celles-ci furent réprimées dans le sang par l’armée du régime. Un nombre indéfini de personnes ont disparues, d’autres ont été tuées et des milliers de personnes furent arrêtées, doublant ainsi le nombre de prisonniers politiques incarcérés dans le pays. Selon l’Association d’Assistance aux Prisonniers Politiques (AAPP), il a aujourd’hui 2193 prisonniers politiques en Birmanie, ce chiffre ayant doublé par rapport à l’été 2007.

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  •  Le Tribunal des crimes contre les femmes de Birmanie

    La Nobel Women’s Initiative and la Women’s League of Burma ont publié une synthèse sur les conclusions du Tribunal
    international sur les crimes commis contre les femmes en Birmanie, qui s’est tenu à New-York le 2 mars dernier.
    Ce rapport présente les témoignages de 12 femmes qui ont brisé le silence sur les violations des droits de l’Homme perpétrées par le régime militaire. Heisoo Shin, Jody Williams, Shirin Ebadi, et Vitit Muntarbhorn, en tant que juges, ont documenté la totalité des conclusions et adressé des recommandations au régime birman, à l’ASEAN et aux membres de la communauté internationale.
     
    Jody William a reçu le prix Nobel de la paix en 1997. Shirin Ebadi a reçu le Prix Nobel de la paix en 2003. Elles sont
    co-fondatrices de la Nobel Women’s Initiative, une organisation internationale basée à Ottawa. Vous pouvez retrouver la synthèse du Tribunal international sur les crimes commis contre les femmes en Birmanie, comprenant l’ensemble des déclarations sur les recherches et recommandations des juges, à partir du site : www.nobelwomeninitiative.org
     
    « Les élections en Birmanie sont attendues pour 2010. Le gouvernement militaire prétend qu’il s’agit d’une étape vers la
    démocratie mais tout semble prouver le contraire. Sous la direction de notre soeur lauréate du prix Nobel Aung San Suu
    Kyi, le principal parti d’opposition, la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) a récemment préféré la dissolution
    plutôt que la participation à un processus électoral tronqué. La LND estime que ces élections ne seront qu’une supercherie permettant la pérennisation du pouvoir militaire. Sous ce régime, la violence et les violations des droits de l’homme ont été pendant des années une réalité quotidienne en Birmanie.
    Pendant ce temps, Aung San Suu Kyi a fêté son 65ème anniversaire(le 19 juin) en résidence surveillée. Cela fait 14 ans qu’elle est privée de liberté et 20 ans depuis qu’elle a été élue démocratiquement par le peuple birman.
     
    Son histoire est extraordinaire, mais aussi emblématique de la souffrance de centaines de milliers de femmes en Birmanie. Comme Aung San Suu Kyi, elles sont prisonnières d’une vie de misère sous le joug d’un régime brutal, au beau milieu de l’une des plus importantes guerres civiles du monde, ce que l’on oublie souvent.
     
    Nous avons récemment rencontré certaines de ces femmes lorsque nous étions juges au Tribunal international contre les
    crimes commis contre les femmes en Birmanie.
    Chang Chang a raconté l’attaque et le viol collectif dont elle a été victime dans son village par un groupe de soldats de
    l’armée birmane. Pire encore, elle a ensuite été humiliée et rejetée par sa propre communauté lorsque la nouvelle de
    l’attaque s’est répandue.
    Naw Ruth Tha a décrit les longues journées durant lesquelles elle était forcée par les soldats à porter de lourdes charges sur son dos puis les longues nuits durant lesquelles elle était violée par ces mêmes soldats. Elle était enceinte de cinq mois à cette époque.
    Quant à Ma Pu Sein, elle s’est mise à pleurer lorsqu’elle a raconté comment les soldats ont brûlé tout son village. Une jeune femme a commencé son témoignage en déclarant : « Je partage avec vous une histoire banale, qui, dans sa banalité, est devenue normale ».
     
    En effet, chacune de ces femmes parle au nom des centaines de femmes, d’enfants et d’hommes qui, pendant des décennies, ont lutté sous l’oppression de la junte. Leurs histoires vont de l’emprisonnement et de la torture de dissidents politiques au recours de civils comme esclaves sexuels ou démineurs humains. Les témoignages que nous avons entendus au tribunal confirment de nouveau que les actions du régime conduisent à des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et descrimes qui doivent être soumis aux juridictions internationales. On ne doit pas laisser ces violations des droits de l’Hommecontinuer. La communauté internationale doit agir maintenant pour la justice en Birmanie.
     
    Un moyen d’action serait que le Conseil de sécurité de l’ONU envisage d’instaurer une commission d’enquête sur la
    probabilité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre perpétré en Birmanie. Une telle commission serait une
    première étape sur la voie menant à la Cour pénale internationale. Le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme en Birmanie, Tomas Quintana, a demandé la création d’une telle commission.
    Cette demande a été relayée par la Grande-Bretagne, l’Australie, la Suède et la république Tchèque (et bien d’autres). Avec nos collègues juges de tribunal,nous demandons au Conseil de sécurité de commencer à déférer la Birmanie devant la Cour pénale internationale par la création d’une commission d’enquête. Il est grand temps que la communauté internationale montre autant de courage que les femmes de Birmanie. Il est grand temps non seulement qu’une commission d’enquête soit créée mais aussi que la communauté internationale dénonce les élections à venir comme étant une mascarade. »

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  •  Nations unies et Communauté internationale

    Soixante parlementaires français soutiennent la mise en oeuvre d’une commission d’enquête en Birmanie
    Un appel parlementaire lancé au mois de juin par Info-Birmanie pour enjoindre le gouvernement français à soutenir
    publiquement l’établissement d’une commission d’enquête internationale, sous l’égide de l’ONU, a permis de glaner
    des soutiens auprès des députés, sénateurs et députés européens sur la nécessité d’enquêter sur les nombreuses
    allégations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés en Birmanie.
    Au total, soixante élus de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement européen ont signé cet appel parlementaire.
     
    En parallèle, douze députés ainsi qu’un sénateur ont interpellé le ministre des affaires étrangères en lui
    soumettant une question écrite.
     
    La France soutient la mise en place d’une commission d’enquête sur la Birmanie. Lors de la 15e session du Conseil des Droits de l'Homme le 17 septembre 2010, le Représentant permanent de la France aux Nations unies a déclaré qu’ « en Birmanie […] les droits de l'Homme continuent d’être systématiquement violés. La France accueille donc favorablement la recommandation du Rapporteur spécial en faveur d’une commission internationale d’établissement des faits. Elle appelle le gouvernement birman à coopérer pleinement avec ce dernier. »
     
    La France rejoint ainsi la Hongrie, la Nouvelle Zélande, les Pays-Bas, l’Irlande et la Lituanie qui se sont récemment
    déclarés en faveur de cette commission d’enquête. En tout, ce sont aujourd’hui 13 pays qui ont officiellement déclaré
    leur soutien à cette initiative.
    La représentante thaïe de la Commission intergouvernementale de l’ASEAN sur les droits de l’homme a également
    invité la junte à coopérer à la mise en place d’une commission d’enquête sous l’égide de l’ONU.
     
    A la veille des élections Than Shwe multiplie les rencontres officielles avec ses homologues asiatiques
    Alors que la date des élections approche à grands pas, la communauté internationale exprime de plus en plus clairement
    la nécessité de mener des élections libres, justes et inclusives et de libérer les prisonniers politiques pour conférer
    de la crédibilité au processus électoral. Afin de contrecarrer cette pression montante, Than Shwe multiplie les
    rencontres officielles avec les pays voisins susceptibles de lui apporter un soutien politique et diplomatique. Au cours
    des dernières semaines, il s’est ainsi rendu en Inde, en Chine, ainsi qu’au Laos. Durant ces visites officielles, si la
    coopération économique et militaire a été au coeur des discussions, la question des élections et la validation du scrutin
    par la communauté internationale ont immanquablement été abordées.
     
    Des parlementaires américains présentent une résolution condamnant les élections en Birmanie:
     
    Le 30 septembre, un groupe de membres de la chambre des représentants du congrès américain a présenté une résolution dénonçant les élections organisées par le régime comme étant une action « unilatérale, anti-démocratique et
    illégitime mise en place par le SPDC afin de légitimer son règne militaire à travers un processus électoral vicié. »
    Selon Aung Din, ancien prisonnier politique et directeur de US Campaign for Burma : “Cette action du Congrès
    américain est nécessaire et intervient au bon moment ; elle permet d’avertir le gouvernement américain sur le fait qu’il faut,
    sans plus attendre, agir afin d’empêcher le régime de pérenniser sa dictature militaire en Birmanie, avec l’aide de la Chine,
    de l’Inde et de la Corée du Nord ».
     
    Le Ministre adjoint des Affaires étrangères tchèque reçoit une délégation de représentants de l’opposition birmane
    Le 23 septembre, M. Jiri Schneider, Ministre Adjoint des Affaires étrangères de la République tchèque a reçu une délégation
    de représentants de l’opposition birmane afin de discuter de la situation actuelle en Birmanie. Le Ministre adjoint a déclaré : "les élections prévues pour le 7 novembre ne seront ni libres ni démocratiques." Il appelle le régime à libérer tous les prisonniers politiques, à entamer un dialogue avec les forces démocratiques et les représentants des minorités ethniques et à cesser immédiatement toute activité militaire à l’encontre de ces minorités. La République Tchèque a déclaré son soutien à la mise en place d’une commission d’enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Birmanie.
     
    Selon l’ONU, les élections ne seront pas crédibles sans la libération des prisonniers politiques
    Le 27 septembre, le Secrétaire général des Nations unies a convoqué une réunion de haut niveau du Groupe des amis
    sur le Myanmar. Les membres du Groupe ont appelé à ce que des mesures soient prises en vue de la libération des
    détenus politiques, y compris Aung San Suu Kyi. « Cela est essentiel pour que les élections soient perçues comme
    crédibles et qu’elles contribuent à la stabilité et au développement du Myanmar » a ajouté le Secrétaire général.

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  •  Sécurité

    Deux jeunes hommes abattus par des soldats après une dispute : Aung Thu Hein, 22 ans, et Soe Paing Zaw, 18 ans ont été tué par balle par des soldats à Pegu, à 50 km du nord de Rangoon.
     
    Selon un témoin, environ 10 soldats, dont des officiers, se seraient disputés avec les jeunes hommes puis seraient
    partis chercher des armes. Ils les ont ensuite retrouvé près d’un salon de thé et les ont abattus. Un officier aurait proposé aux familles des défunts 1 million de kyat (US $10,000) en échange de leur silence ...
    Les autorités de la ville auraient quant à elles interdit aux proches des victimes de faire des déclarations à la presse.
    Le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme en Birmanie, Tomás Ojea Quintana, a déclaré qu’il évoquera ces crimes dans son rapport pour l’Assemblée générale des Nations unies en novembre.
     
    La junte achète 50 hélicoptères de combat à la Russie :
     
    L’armée de l’air birmane a acheté 50 hélicoptères de combats Mi-24 et 12 hélicoptères blindés Mi-2 à la Russie, selon
    une source de l’aviation birmane. Ils sont aujourd’hui sur la base d’entraînement de Meikthila (région de Mandalay). Il
    s’agit d’une première pour l’Armée de l’air birmane qui avait demandé il y a à peine un an de l’aide à la Russie pour
    moderniser sa flotte, notamment afin d’intervenir dans les régions ethniques pour y mener des actions « de lutte contre l’insurrection ». 
     
    Des troupes du SPDC envoyés en masse dans l’Etat Kachin:
     
    Une cinquantaine de soldats ont récemment été envoyés en poste dans la commune de Moe Hnyin dans l’Etat Kachin.
    Cette décision intervient après que la Kachin Independence Army ait annoncé le 1er septembre son refus d’intégrer la
    Border Guard Force - une initiative de la junte pour intégrer tous les groupes armés ethniques à ses propres troupes
    militaires. Les soldats utilisent le travail forcé, contraignant les villageois à construire leurs baraques. Selon certains
    témoignages, ils forceraient les Kachins majoritairement chrétiens à travailler le dimanche afin de les empêcher de se
    rendre à l’église.

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  •  Elections

    La junte annonce la dissolution officielle du Parti "La Ligue Nationale pour la Démocratie"
    Le 14 septembre, la junte militaire a officiellement annoncé la dissolution de la Ligue nationale pour la Démocratie
    (LND), parti d'Aung San Suu Kyi. Considérant ces élections comme étant injustes et anti-démocratiques, la LND avait
    annoncé son refus de participer aux élections. Selon les lois électorales promulguées en mars dernier, les partis refusant
    de s’inscrire auprès de la commission électorale étaient dans l’obligation d’être dissous. En tout, dix partis ont subit le
    même sort: cinq partis historiques, pré existants aux élections (dont la LND) et cinq autres qui se sont présentés mais
    ne remplissaient pas les conditions imposées par la commission électorale. Au total, 37 partis participeront aux
    élections. 
    Les représentants Kachin écartés des élections :
    Après avoir rejeté la demande d’enregistrement aux élections du Kachin State Progressive Party (KSPP), la Commission
    électorale a rejeté la demande de 14 de ses membres voulant se présenter en tant que candidats indépendants.
    Selon Tu Raw, Secrétaire du parti Kachin, le KSPP est le parti politique le plus populaire dans l’Etat Kachin. Un autre
    parti politique kachin a également été interdit.
    Craignant de ne pouvoir rivaliser, les généraux ont trouvé quelques subterfuges juridiques pour que le KSPP ne puisse pas se présenter aux élections. La commission électorale reproche notamment aux leaders kachin une trop forte proximité avec l’organisation kachin KIO qui a un bras armé. La KIO n’est officiellement plus en lutte contre l’armée birmane depuis 1994, date de signature d’un accord de cessez-le-feu. Le parti militaire USDP sera comme ailleurs dans le pays le grand favori; le seul parti kachin qui se présentera localementest un parti pro-junte.
    Pas de vote pour plus de 3000 villages à majorité ethnique
     
    La Commission électorale a annoncé qu’aucun scrutin n’aurait lieu dans 3314 villages des Etats Kachin, Karen, Karenni,
    Mon et Shan parce qu’« ils ne sont pas en mesure d’organiser des élections libres et équitables ». D’après un leader
    shan, dans le seul Etat Shan, plus de 2 millions de personnes seront ainsi privées de leur droit de vote, soit 30% de la
    population de cet Etat. Selon Soe Aung, porte-parole du Forum for Democracy in Burma (Forum pour la Démocratie
    en Birmanie) « par cette mesure, l’USDP tente de s’assurer une victoire par large majorité dans toutes les circonscriptions.
    » Il ajoute : « je ne suis pas surpris – le peuple birman connaît déjà le résultat de ces élections. »
    L’opposition aux élections : un crime passible de prison. Alors que la LND et l’Alliance de Tous les Moines Birmans (ABMA) appellent les citoyens birmans à boycotter les élections, les médias gouvernementaux ont récemment fait savoir que quiconque « perturberait » le bon déroulement des élections serait passible d’une peine allant jusqu’à 20 ans de prison. Le 17 septembre, la police du quartier de North Okkalapa à Rangoun a arrêté cinq étudiants ayant distribué des tracts appelant au boycott des élections.
     
     
    Aung San Suu Kyi et les prisonniers politiques:
     
    De source anonyme la libération d’Aung San Suu Kyi prévue pour le 13 novembre
    Jeudi 30 septembre, l’AFP annonçait que des sources anonymes au sein des autorités birmanes auraient confirmé la
    libération d’Aung San Suu Kyi à la date du 13 novembre, au terme de ses 18 mois supplémentaires d’assignation à
    résidence. « Nous présumons qu'elle sera libérée le 13 novembre, mais nous ne pouvons pas dire avec certitude quand.
    Seul le chef de la junte sait si elle sera libérée et quand » ont précisé ces mêmes sources. « Il est trop tôt pour dire qu'elle
    sera libérée le 13 novembre ». Aung San Suu Kyi a par ailleurs reçu lundi 26 septembre le titre de membre honorifique
    du Conseil des partis libéraux et démocrates asiatiques (CALD). Fondé en 1993, CALD est une alliance régionale de
    partis politiques démocrates et libéraux asiatiques. Aung San Suu Kyi est la première personne à recevoir ce titre qui
    fût délivré lors de l’assemblée générale du parti libéral anglais à Liverpool et reçu en son nom par Zoya Phan, célèbre
    activiste Karen et coordinatrice internationale de l’organisation Burma Campaign UK.7 prisonniers politiques voient leurs peines de prison prolongées de 20 ansSept personnes ont été arrêtés en 2008 pour leur appartenance présumée au All Burma Students’ Democratic FrontABSDF – le Front Démocratique de Tous les Etudiants de Birmanie), une organisation activiste née des manifestations étudiantes de 1988. Déjà condamnés à des peines allant de 20 à 38 ans de prison, ils ont reçu une peine supplémentaire de 20 ans pour avoir soi-disant participé aux attentats à la bombe qui ont eu lieu à Rangoon au ZawgyiHouse Restaurant en 2004 et au Panorama Hotel en 2005.

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