• Charaffe al Mouadan, djihadiste français lié aux attentats de Paris, tué en Syrie

    Charaffe al Mouadan, djihadiste français lié aux attentats de Paris, tué en Syrie

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    Ce combattant du groupe Etat islamique est «lié directement» au terroriste belge Abdelhamid Abaaoud, instigateur des attentats de Paris. Les États-Unis ont par ailleurs annoncé avoir tué dix dirigeants de l'État islamique (EI) lors de bombardements menés en Syrie et en Irak au cours du mois écoulé.

     

    Le colonel américain de l'US Army Steve Warren, porte-parole de la coalition anti-EI, a annoncé mardi la mort «de dix personnalités dirigeantes de l'EI dans des frappes aériennes ciblées, y compris plusieurs organisateurs d'attentats à l'étranger, dont certains étaient liés aux attaques de Paris». Parmi eux, figurent le Français Charaffe al Mouadan, un combattant du groupe État islamique «lié directement» au djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, instigateur présumé des attentats de Paris.

    Né le 15 octobre 1989 de deux parents marocains à Bondy, Al Mouadan «préparait activement d'autres attaques», a dit le colonel. Il était un ami de l'un des kamikazes du Bataclan Samy Amimour, et était allé en Syrie en août 2013, alors qu'il avait été mis en examen en France mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Issu de la banlieue nord-est de Paris, c'est à Drancy, non loin de là, qu'il a passé sa jeunesse et qu'il a été arrêté en octobre 2012 alors qu'il s'apprêtait à partir avec deux amis de quartier (Samy Amimour et Samir Bouabout) au Yémen ou en Afghanistan via la Somalie.

    En Syrie, il était surnommé Aba Souleymane. «Figure de la djihadosphère depuis plus de deux ans, il était actif sur Twitter il y a quelques semaines encore», indique David Thomson, journaliste pour RFI et spécialiste des djihadistes français.

    A noter: Aba Soulaymane n'était pas un cadre de l' mais est soupçonné de liens avec des membres du commando du 13 novembre

    Figure de la jihadosphère depuis + de 2 ans, Aba Souleymane était encore actif sur Twitter il y a quelques semaines pic.twitter.com/uCAn68LpQm

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    Le trio s'était radicalisé sur internet

    Le trio s'était radicalisé sur internet et Mouadan avait préparé son projet de départ en prenant des cours de tir sportif dans un club de la police à Paris à partir de mars 2012. Il s'était équipé de matériel paramilitaire, et avait contracté un prêt à la consommation de 20.000 euros, selon une source proche du dossier. Il avait affirmé aux policiers avoir abandonné tout projet de départ en zone de djihad et avait séjourné brièvement au Maroc avec Bouabout.

    «La mort de Mouadan lors d'une frappe ciblée contre sa voiture avait été annoncée par des sources françaises de l'EI le 24 décembre», précise David Thomson.

    Il a été tué au même titre que dix autres responsables de Daech tués au mois de décembre, a précisé le colonel Warren. Parmi ces dirigeants de l'EI abattus par la coalition, l'un de ces chefs, Abdoul Kader Hakim, était chargé de faciliter les opérations extérieures de l'EI et avait des liens avec le réseau des auteurs des attaques du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. Il a été tué le 26 décembre lors d'un raid à Mossoul, a dit l'officier américain.


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