• Chine : l'État accusé de "fausser" le jeu dans le secteur bancaire

    Chine : l'État accusé de "fausser"

    le jeu dans le secteur bancaire

    <figure class="article-picture thumbnail ta-c bg-light-grey" data-exclu="" data-surtitre="Financement">

    Financement  lien  "Contrairement aux autres pays, la Chine maintient une présence étatique envahissante dans ses banques et ses autres institutions financières", rappelle la Banque mondiale.

    <figcaption class="legend ta-l"> "Contrairement aux autres pays, la Chine maintient une présence étatique envahissante dans ses banques et ses autres institutions financières", rappelle la Banque mondiale. (Crédits : © China Daily China Daily Infor) </figcaption> </figure> <section class="signature"> latribune.fr  |  <time datetime="2015-07-01CEST19:05:00+0200" itemprop="datePublished"> 01/07/2015, 19:05 </time>  -  426  mots </section> <section class="chapeau"> En Chine, les établissements bancaires contrôlés par le pouvoir sont accusées de former un État dans l'État en vampirisant l'économie nationale. La Banque mondiale appelle l'État à plus de régulation. </section> <section class="contenu-article" itemprop="articleBody"> <aside class="img-links-wrapper"> </aside></section>

    La Banque mondiale a exhorté mercredi 1er juillet la Chine à redoubler d'efforts pour réformer son secteur financier dominé par les sociétés d'Etat, en avertissant qu'un échec en la matière pourrait sonner le glas de "trois décennies de performance météorique" de la deuxième économie mondiale.

    Pour l'institution basée à Washington, l'omniprésence de l'État chinois "fausse" le jeu dans le secteur bancaire en Chine. Il faut notamment corriger "le gaspillage opéré par certains investissements, les situations de surendettement, et un système de finance de l'ombre faiblement régulé", a jugé la banque mondiale dans un rapport.

    Un État dans l'État qui néglige les PME et favorise le "shadow banking"

    En Chine, les établissements bancaires contrôlés par le pouvoir, dont les dirigeants sont nommés par les hautes autorités communistes, sont accusées de former un État dans l'État en vampirisant l'économie nationale.

    Ces banques d'État préfèrent prêter généreusement aux grands groupes publics et se voient accuser d'ignorer les petites et moyennes entreprises, jugées moins fiables et ayant moins d'entregent parmi les cadres de l'administration.

    Privés d'accès à ce crédit, une très importante partie des entrepreneurs se tournent vers le privé, sous la forme d'instruments financiers non régulés (sociétés fiduciaires et officines de micro-crédit). Ce système parallèle de "shadow banking" (ou finance de l'ombre) a connu un essor spectaculaire ces dernières années.

    Des emprunts trop importants, déconnectés de l'économie réelle

    Soucieuses de gonfler à tout prix l'activité face à une conjoncture morose, les autorités locales ont par ailleurs emprunté de vastes sommes, les investissant notamment dans de grands projets d'infrastructures -parfois déconnectés de l'économie réelle et sans véritable rentabilité- et édifiant de fastueux bâtiments officiels. Une situation très préjudiciable alors que le gouvernement tente justement de relancer l'activité.

    "Contrairement aux autres pays, la Chine maintient une présence étatique envahissante dans ses banques et ses autres institutions financières", rappelle la Banque mondiale, en précisant que l'État contrôle ainsi directement 65% des actifs des banques commerciales, et indirectement 95% de ces actifs.

    La Chine a vu sa croissance économique trébucher brutalement au premier trimestre, à 7%, après avoir enregistré en 2014 sa plus faible performance depuis presque un quart de siècle, à 7,4%. La Banque mondiale a prévu que la Chine enregistrerait 7% de croissance en 2016 et 6,9% en 2017.

    (Avec AFP)


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