• Christian Bourquin estime qu'il ne devrait pas y avoir de second tour à la primaire

    Le lundi 10 octobre 2011 à 18h12 | Mis à jour à 18h17 Réagir
    Perpignan

    Christian Bourquin estime qu'il ne devrait pas y avoir de second tour à la primaire

    Christian Bourquin lors des sénatoriales

    Christian Bourquin lors des sénatoriales  © THIERRY GRILLET

    Christian Bourquin, a estimé lundi à Perpignan que la primaire ne devrait pas donner lieu à un second tour et que celui qui est arrivé en tête dimanche, en l'occurrence François Hollande, devrait être proclamé vainqueur. "Je suis pas sûr que cet électorat particulier (de la primaire) réponde aux injonctions de tel leader. Aux Etats-Unis, on prend celui qui arrive en tête", a dit à l'AFP le président de la Région Languedoc-Roussillon, qui vient d'annoncer sa réintégration au PS après des mois d'exclusion, mais qui reste remonté contre Martine Aubry. Il s'est inquiété qu'un second tour ne "déflore la force du premier", qui fut une "réussite", et que l'entre deux tours ne donne lieu à des "combinaisons". Christian Bourquin a assuré qu'il ne s'agissait pas pour lui d'appeler Mme Aubry à se désister. Mais, "normalement oui", elle devrait abandonner la partie.

    "Bien entendu", Christian Bourquin appelle à voter pour le président du conseil général de la Corrèze au second tour, "depuis longtemps je suis engagé derrière François Hollande". Le président de la Région s'est saisi des résultats de la primaire en Languedoc-Roussillon pour s'en prendre durement à Mme Aubry. "En Languedoc-Roussillon, tout le monde lui a fait payer l'addition. Elle a voulu faire joujou avec les élus de Languedoc-Roussillon. Elle l'a payé comptant", a-t-il dit. D'après les derniers résultats publiés par le PS, François Hollande est arrivé très largement en tête du premier tour dans les Pyrénées-Orientales, l'Aude et la Lozère, avec par exemple 51% des suffrages dans l'Aude. Le Gard et l'Hérault lui ont réservé un score qui se situe dans la moyenne nationale (environ 40%).

    "Si vous voulez diriger la France, - je le dis souvent - il faut être capable de régler de petits problèmes", a aussi déclaré Christian Bourquin en faisant référence à son exclusion du PS avec une soixantaine de personnes coupables d'avoir figuré sur la liste de Georges Frêche aux régionales de 2010, alors que le parti présentait sur le tard une liste officielle. Cependant, si la primaire désigne Mme Aubry, "je ferai campagne derrière elle. La question ne se pose pas", a-t-il dit. Christian Bourquin n'a pas épargné non plus Arnaud Montebourg. Celui-ci a "manipulé une série de sujets - cela ressemble un peu à ce que fait la famille Le Pen - mais il n'apporte pas de solutions". "Montebourg, c'est Mélenchon. Et Mélenchon, on l'aura aux élections", a-t-il ajouté.


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