• "Clean power" : le plan climat de Barack Obama est "très positif"

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    "Clean power" : le plan climat de

    Barack Obama

    est "très positif"

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    Publié le 04-08-2015 à 14h49Mis à jour à 17h52

    INTERVIEW Le président américain a dévoilé lundi son plan de lutte contre le changement climatique avec une baisse de 32% des émissions de CO2 d'ici à 2030. L'analyse du climatologue Hervé Le Treut.

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    Barack Obama, le 3 août 2015 Andrew Harnik/AP/SIPABarack Obama, le 3 août 2015 Andrew Harnik/AP/SIPA
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    Il fait la part belle aux renouvelables. Barack Obama a lancé lundi 3 août son très attendu plan contre la "grande menace" que fait peser le changement climatique à la planète. Ce plan  pour une énergie propre ("America's clean power plan") rassemble une série de règles et de réglementations qui imposeront pour la première fois aux centrales électriques de réduire de 32% d'ici 2030 leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2), par rapport au niveau de 2005.  L'avis du climatologue Hervé Le Treut, directeur de l'institut Pierre-Simon Laplace

    Comment jugez-vous les annonces faites par Barack Obama ?

    C'est très positif que les États-Unis s'engagent à diminuer l'usage du charbon. C'est une position forte et c'est surtout la première fois que l'administration américaine va aussi loin. C'est une démarche importante , significative politiquement à quatre mois de la COP21. Le charbon est le premier ennemi du climat, c'est la cible prioritaire. Il produit des dommages écologiques considérables. De manière générale, il faut réduire tous les hydrocarbures, et le charbon est le plus polluant d'entre eux et il a les réserves les plus importantes. Les États-Unis ont donc visé juste. Ces nouvelles règles vont réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des centrales au charbon, dont l’économie américaine dépend encore à près de 40 % pour sa production d’électricité. Elles doivent aussi développer les énergies renouvelables (leur part dans la production d'électricité devrait passer si le plan s'applique de 13% actuellement à 28 % d’ici à 2030, Ndlr).

    Plusieurs opposants à ce plan affirment qu'il va entraîner une hausse du prix de l'électricité ?

    La hausse du prix dépend de beaucoup de dispositions. Mais je tiens à dire qu'il existe toujours des moyens pour corriger cela à court terme. Ce n'est pas vraiment ce qu'il faut retenir de ces annonces. On est avec ce plan dans une optique de longue durée et c'est très important. Après, bien sûr qu'il y a des craintes, des critiques, qui s'expliquent notamment par la puissance de l'industrie du charbon dans ce pays (s i le plan s'applique, la part de ce combus­tible dans la production d’électricité aux Etats-Unis passera de 39% en 2014 à 27% d’ici quinze ans, Ndlr). En tout cas, à l'heure actuelle, il est impossible de faire des projections là-dessus.

    Les transports, l'industrie, l'habitat, sont laissés de côté par ce plan. Est-ce là sa principale lacune ?

    Les États-Unis ont déjà pris des mesures en faveur de la reforestation ou de la préservation des sols. Ils procèdent par secteur. Là, ils s'attaquent aux centrales électriques. Peut-être qu'ils aborderont ces autres sujets dans les mois qui viennent. Mais il ne faut pas oublier que la question du réchauffement climatique est globale. Ce n'est pas un pays qui va tout changer. La COP21 va à ce sujet être importante en dégageant des dynamiques. Il faut rechercher des co-bénéfices pour les entreprises, les particuliers. Et il faut entreprendre des initiatives le plus vite possible. Avant le sommet de Paris de décembre, d'autres États devraient faire des déclarations en ce sens. La COP21 c'est le début d'une démarche qui ne résoudra pas tout, tout de suite, mais qui aura espérons-le un impact considérable pour le long terme.


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