• Compte à rebours pour le corridor ferroviaire méditerranéen

    Une infrastructure hautement décisive pour l'avenir du Roussillon

    Compte à rebours pour le corridor ferroviaire méditerranéen

     La Commission Européenne statuera le 19 octobre sur le corridor ferroviaire méditerranéen, qui doit joindre efficacement Algeciras à l'Europe du Nord, en transportant notamment les flux de marchandises issus du port de Barcelone. Une offensive a été lancée mercredi à Bruxelles par les présidents de Catalogne, des Îles Baléares, du Pays Valencien et de Murcia.

    Le vaste projet de corridor ferroviaire méditerranéen, reliant efficacement Algeciras à l'Europe du Nord, en passant par la Catalogne du Sud et le Roussillon, est ardemment vanté par les décideurs de la bordure méditerranéenne du territoire espagnol. Ce mercredi, à Bruxelles, les président de quatre territoires autonomes concernés ont accentué leur tentative d'influence sur la Commission Européenne, qui doit fixer définitivement son choix le 19 octobre. Artur Mas, pour la Catalogne, Alberto Fabra, pour le Pays Valencien, Ramón Luis Valcárcel, pour Murcia, et José Ramón Bauzá, pour les Îles Baléares, ont défendu ce projet, qui s'inscrit dans la définition, majeure dans les perspectives du XXIe siècle, du réseau ferroviaire central trans-européen.

    La stratégie communiquée le mois prochain par Bruxelles vise la période 2014-2020 par un financement massif des tronçons de Ligne à Grande Vitesse manquants. Préalablement, le 30 juin, à l'issue d'une enquête technique passé par Perpignan en mars, la Commission Européenne a jugée cette voie méditerranéenne "prioritaire" , et suggéré que l'Union Européenne appuie à hauteur de 21 milliards d'euros l'amélioration des lignes, autant à grande vitesse qu'à vitesse classique. Ce budget devrait s'ajouter à une enveloppe de 32 milliards prévue par la politique de cohésion communautaire. Pour Artur Mas, qui s'est exprimé à l'issue d'une réunion à haute pression diplomatique, cette infrastructure constitue "une partie cruciale de notre avenir, sans laquelle nous irons de mal en pis".

    Le tracé du couloir ferroviaire méditerranéen, qui concentre 50% de l'économie espagnole, 50% de la population, et 60% du trafic de marchandises européen, constitue un élément fort de connexion, autant entre l'Europe et le continent africain, qu'entre l'Europe et l'Asie, via le port de Barcelone. Surtout, son inévitable passage par le Roussillon suppose des retombées que le territoire est en mesure de canaliser à travers des industries de transformation des produits, dans un dépassement de la simple activité des transitaires. Dans une variété étourdissante, il s'agit autant d'agrumes remontée du Maghreb que de produits textiles asiatiques massivement transités par le port de Barcelone.

    MARIALIS :

    Roussillon qui a toujours refusé le projet dès 2000 et qui a essayé par tous les moyens de de le boycotter... Et qui devrait en tirer des miettes? Reste à voir, les barcelonais sont pragmatiques et rancuniers : ils se souviendront!


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