• David Cameron durcit le ton après le meurtre d'un otage britannique

    David Cameron durcit le ton après le meurtre d'un otage britannique

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      • Par Florentin Collomp
      • Mis à jour <time data-ago="il y a 9 minutes" data-original="le 14/09/2014 à 20:17" datetime="2014-09-14T20:17:23+02:00" itemprop="dateModified">le 14/09/2014 à 20:17</time>
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    <figure>David Cameron, dimanche,  lors d'une allocution solennelle: « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour traquer ces assassins et nous assurer qu'ils seront traduits en justice, quel que soit le temps que cela prendra.»<figcaption itemprop="description">

     

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    VIDÉO - Le premier ministre britannique prépare l'opinion à une intervention contre l'Etat islamique  aux côtés des Américains, mais reste vague sur ses intentions.

     

    Londres hausse le ton, mais se garde de précipiter sa riposte à l'État islamique (EI), au lendemain de l'annonce du meurtre d'un otage britannique par l'organisation terroriste. Une vidéo mise en ligne samedi soir montre la décapitation deDavid Haines, un travailleur humanitaire de 44 ans, dans une mise en scène macabre, similaire à celles utilisées pour les deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff. Leur bourreau serait le même combattant à l'accent londonien surnommé «Jihadi John» dans la presse. Comme les deux fois précédentes en moins d'un mois, il a menacé de mort un nouvel otage occidental, un autre Britannique. Le Foreign Office refuse de préciser combien de ses ressortissants sont entre les mains de l'État islamique.

     

    «Cet individu britannique doit payer le prix de votre promesse, Cameron, d'armer les peshmergas contre l'État islamique», déclare en anglais dans la vidéo un homme vêtu de noir, debout à côté de Haines, à genoux en tunique orange. L'otage est ensuite contraint de lire une déclaration accusant le premier ministre britannique de «ne pas avoir le courage de dire non aux Américains». Né en Angleterre, installé avec sa famille en Écosse, David Haines, père de deux enfants, avait été enlevé en mars 2013 en Syrie, où il venait d'arriver, pour travailler au sein de l'ONG française Acted. Depuis quinze ans, il avait mené avec elle des missions dans les zones de conflit en Afrique, au Moyen-Orient et dans les Balkans.

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    Ce meurtre, peut-être commis par un ressortissant britannique, « ne doit pas infléchir mais renforcer notre détermination » à agir, insiste le premier ministre.

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    Sous pression, David Cameron a prononcé une allocution solennelle, à l'issue d'une réunion d'urgence d'une cellule de crise du gouvernement dimanche matin. Après avoir rendu hommage au «héros britannique» David Haines, il a relevé d'un cran la rhétorique de sa condamnation de l'État islamique, «l'incarnation du mal». «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour traquer ces assassins et nous assurer qu'ils seront traduits en justice, quel que soit le temps que cela prendra», a-t-il déclaré. Ce meurtre, peut-être commis par un ressortissant britannique, «ne doit pas infléchir mais renforcer notre détermination» à agir, insiste le premier ministre. «Nous ne pouvons pas ignorer cette menace à notre sécurité en baissant la tête, nous devons nous y confronter. Étape par étape, nous devons faire reculer, démanteler et enfin détruire l'État islamique en Irak et au Levant de façon calme et délibérée, mais avec une détermination de fer», enjoint-il.

    Les mots, à la fois fermes et vagues, sont savamment pesés. Depuis plusieurs semaines, Cameron prépare l'opinion publique et la classe politique - plutôt réticentes - à une intervention britannique. Mais il ne cède pas aux appels à joindre dans l'immédiat l'opération américaine de frappes aériennes. Il veille à ne pas perturber la fin de la campagne du référendum sur l'indépendance de l'Écosse, qui se tient jeudi. La condamnation des «guerres illégales» du Royaume-Uni en Irak et en Afghanistan est l'un des arguments des partisans de l'indépendance.

    David Cameron doit aussi manœuvrer avec habileté pour contourner le veto de la Chambre des communes il y a un an à une intervention en Syrie. Si le contexte a changé depuis, il cherche à ménager les sensibilités de nombreux élus, notamment dans son propre camp, de plus en plus isolationnistes, en dépit d'appels réitérés à agir. «Si on ne détruit pas ces combattants djihadistes de l'État islamique, leur influence et leur confiance va grandir et le problème s'accroîtra», met en garde Richard Dannatt, ancien chef d'état-major de l'armée britannique. Or, alors que David Cameron exclut toute présence militaire au sol, de nombreux experts militaires préviennent d'ores et déjà que des frappes aériennes ne suffiront pas à démanteler l'EI.


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