• De nouveaux engagements sur les prix du lait

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    De nouveaux engagements sur les prix du lait

    Marie-Josée Cougard / Journaliste | <time datetime="2015-07-27T06:00:00+02:00">Le 27/07 à 06:00   lien </time>
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    L'accord exclut une part importante des produits laitiers , soulignent les industriels.

    Il aura fallu trois heures de discussion vendredi au ministère de l' Agriculture entre les producteurs de lait, les industriels coopératifs et privés, et la distribution pour trouver un accord sur les prix du lait. Les producteurs, instruits par l' expérience ne crient pas victoire mais se disent « satisfaits ». Ils estiment avoir « arraché la revalorisation de 3 à 4 centimes du litre », pour laquelle ils se battaient depuis des semaines . Ainsi que l' engagement à ne plus importer du lait de consommation . Il s'agit pour eux d' « une étape essentielle pour répondre à l'urgence ». Elle devrait « se traduire concrètement en euros supplémentaires pour les producteurs de lait jusqu 'à la fin de l' année ». Le prix du lait a chuté de 17% par rapport à la moyenne de 2014, passant de 0,365 euro le litre à 0,302 euro.

    Les hausses décidées ne concernent pas « tous les produits laitiers », objecte la Fédération nationale de l' industrie laitière . Elles concernent les marques de distributeur (MDD) et les premiers prix sur le beurre , la crème, le lait de consommation, les yaourts nature et l' emmental. « Elles excluent une part importante des produits laitiers et notamment ceux qui sont destinés à l'exportation. » Quoi qu'il en soit, les industriels s'engagent à « reverser aux producteurs la totalité de la hausse que les distributeurs leur consentiront ». Les producteurs de la Confédération paysanne, eux, se disent « loin d'être satisfaits » et « sceptiques » sur la portée de l'accord intervenu. Ils estiment qu' « il n'agira que sur 20 % du volume de lait produit en France » et craignent de ce fait qu'il n'en découle qu' « une faible hausse ».

    Vers moins de tensions

    D'autant que la restauration , qui représente une part importante du marché, n'était pas à la réunion . Une absence également regrettée par les coopératives laitières, qui préviennent qu'elles seront « particulièrement attentives à l'engagement de l'Etat à généraliser les promesses faites par les enseignes à la restauration collective [cantines] et aux hard-discounters ».

    Un prochain rendez-vous a déjà été fixé à la rentrée pour faire le bilan et mesurer les traductions concrètes.

    La tension sur le terrain devrait normalement se relâcher au moins dans un premier temps. Les actions multiples menées par les agriculteurs contre les magasins de la distribution et les entreprises ont marqué les esprits . Parmi lesquelles l' entrée de tracteurs dans certains hypermarchés . Ou le lâcher de porcs dans les rayons où les manifestants ont fait tomber les pots de confiture sur le thème… « de la confiture aux cochons ». Les producteurs de porc , eux, ont dénoncé le groupe Bigard, qui « réduit ses abattages pour engorger le marché et tirer les prix vers le bas ».

    Marie-Josée Cougard, Les Echos
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