• Départementales 2015 : Hollande voit la Corrèze lui échapper

    Départementales 2015 : Hollande voit la Corrèze

    lui échapper

    François Hollande à côté de Bernard Combes, dimanche 22 mars 2015, à Tulle (Balint Porneczi / L'Obs)

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    <time>Publié le 22-03-2015 à 23h22</time>

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    Malgré ses nombreux textos, appels et visites, le chef de l'Etat n'a pu que constater la progression de la droite dans son fief électoral.

    François Hollande à côté de Bernard Combes, dimanche 22 mars 2015, à Tulle (Balint Porneczi / L'Obs)

    <aside> </aside><aside id="js-article-inside-art"><section><header> </header></section></aside><article><aside id="js-article-inside-art"><section>À lire aussi< >La gauche la plus bête du mondeValls dans le désertFrançois Hollande depuis 1981 et son parachutage dans ce département du Limousin. Défait d'entrée aux législatives par un certain Jacques Chirac, il y a ensuite gravi une à une les marches du pouvoir : conseiller municipal d'Ussel puis de Tulle, député, conseiller régional puis général, maire, avant d'arracher enfin la présidence du Conseil général en 2008.

    Aujourd'hui à l'Elysée, il n'est pas moins obsédé. "Je surveille tout dans ce département", a-t-il encore dit ce dimanche dans un demi-sourire mais sans plaisanter, après une visite de trois heures, le temps de voter, de déjeuner... et de saluer chaque passant. Quand Manuel Valls a été autorisé à tenir meeting à Tulle, jeudi dernier, il a assailli son Premier ministre de textos. A peine ce dernier avait-il quitté la salle municipale, qu'il recevait cette fois un appel du chef de l'Etat.

    La droite fait "la course en tête"

    Bernard Combes peut en témoigner. Son ancien attaché parlementaire, devenu son ami et son conseiller à l'Elysée, a pris sa suite à la mairie. A Tulle, celui-ci y est presque tous les jours et à chaque fois son téléphone vibre, sonne, s'anime. En ce dimanche de premier tour, dès la fermeture des bureaux à 18 heures, il a reçu pas moins de quatre appels en une heure.

    Quatre appels et un sourire : "Tu vois, je t'avais dit que tu ferais plus de 40% !" Un sourire que partage Combes, à peine atténué par une frustration : avec 49,85% des suffrages, le maire ne rate l'élection dès le premier tour qu'à huit petites voix près dans son canton de Tulle.

    Ailleurs, en Corrèze, la soirée est plus morose pour la gauche, malgré une participation en hausse à 63,12%. Partie pour la première fois en ordre divisé depuis plus de 30 ans, elle a laissé un boulevard à la droite, qui n'a pas manqué d'en profiter. Dans quatre cantons, elle a été élue au premier tour, contre aucun pour la gauche. "Nous faisons la course en tête", plastronne son chef de file Pascal Coste. "Le Conseil général n'a jamais été aussi près de basculer, il nous reste à finir le travail."

    La gauche refera-t-elle l'union ?

    En 2008, Hollande avait été élu président du Conseil général d'une voix. En 2011, il avait gardé cette présidence de deux. En 2015, son successeur à la tête du département, Gérard Bonnet, rêve de l'imiter. "Ce n'est pas plié", martèle-t-il, à l'unisson de tous les socialistes. "Si on parvient à refaire l'union de la gauche au second tour, on peut encore conserver le Conseil général."

    Comme attendu, les résultats du premier tour ne permettent pas de savoir de quel côté tombera le département dimanche prochain. Une seule certitude : si le FN confirme sa percée des européennes (il avait réuni 14,6% des voix en Corrèze), il ne sera pas en mesure de jouer les trouble-fêtes. Il n'accède au second tour que dans un seul canton, à Brive. Le FN qui n'avait réussi à présenter des candidats que dans 9 des 19 cantons de ce département très modéré.

    "Aujourd'hui, la question c'est l'abstention et le score du Front national", avait déclaré le chef de l'Etat, ce dimanche sur ses terres. Sur ces deux points, il peut être satisfait. Sur l'issue du scrutin, il peut encore se montrer inquiet. Hollande n'a pas fini de téléphoner.

    Julien Martin

    </section></aside></article>

     


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