• Des détenus palestiniens vont lever leur grève de la faim

    Des détenus palestiniens vont lever

    leur grève de la faim

    Créé le 14-05-2012 à 17h30 - Mis à jour à 19h30 

     

    Un partisan du Hamas simule un détenu palestinien enfermé dans les prisons israéliennes au cours d'une manisfestation dans la bande de Gaza. Des détenus palestiniens en Israël qui observaient une grève de la faim ont accepté d'y mettre fin lundi dans le cadre d'un accord négocié par des médiateurs égyptiens, selon une source autorisée proche des négociations. /Photo prise le 13 avril 2012/REUTERS/Mohammed Salem
(c) Reuters

    Un partisan du Hamas simule un détenu palestinien enfermé dans les prisons israéliennes au cours d'une manisfestation dans la bande de Gaza. Des détenus palestiniens en Israël qui observaient une grève de la faim ont accepté d'y mettre fin lundi dans le cadre d'un accord négocié par des médiateurs égyptiens, selon une source autorisée proche des négociations. /Photo prise le 13 avril 2012/REUTERS/Mohammed Salem (c) Reuters

    par Nidal al-Mughrabi

    GAZA (Reuters) - Des centaines de détenus palestiniens en Israël ont accepté lundi de cesser leur grève de la faim après une médiation de l'Egypte.

    Ce mouvement de protestation menaçait de déclencher une nouvelle flambée de violences dans les territoires palestiniens au cas où l'un de ces grévistes de la faim décédait.

    La plupart de ces 1.600 prisonniers, qui représentent un tiers des 4.800 Palestiniens détenus en Israël, ont cessé de s'alimenter le 17 avril pour réclamer une amélioration de leurs conditions de détention, la fin de la mise à l'isolement ou encore davantage de visites de proches.

    Ils dénoncent en outre la détention administrative, qui permet aux autorités israéliennes de détenir un individu pour une durée illimitée sans aucune charge.

    Certains détenus jeûnaient depuis plus longtemps encore, jusqu'à 77 jours.

    Aux termes de l'accord conclu lundi, Israël accepte de mettre fin à l'isolement de 19 prisonniers et il lève l'interdiction des visites de proches venant de la bande de Gaza, administrée par les islamistes du Hamas, a déclaré un responsable égyptien impliqué dans les discussions.

    Israël va améliorer d'autres aspects des conditions de détention et accepte de libérer les prisonniers à l'issue de leur "détention administrative" s'ils n'ont pas entre temps été présentés à un juge, a ajouté ce responsable.

    Un porte-parole du Hamas a confirmé l'existence de cet accord. "Les prisonniers ont signé l'accord après que leurs revendications ont été satisfaites. L'accord est le fruit d'une médiation de l'Egypte", a dit Sami Abou Zouhri.

    INQUIÉTUDE DU CICR

    Dans un communiqué, l'administration pénitentiaire israélienne a aussi annoncé l'accord: "Un accord a été signé pour mettre fin à la grève de la faim de 28 jours des prisonniers palestiniens."

    Ces derniers vont s'engager par écrit "à ne pas participer à des actions menaçant la sécurité dans les prisons", ajoute l'administration. En échange, Israël va les sortir de l'isolement et pourra les laisser recevoir des parents originaires de la bande de Gaza.

    Les discussions au sein de la prison d'Ashkelon, au sud de Tel Aviv, entre des représentants des prisonniers et les autorités israéliennes semblaient se diriger vers un échec jusqu'à l'intervention d'un médiateur égyptien.

    Le gouvernement israélien avait dans un premier temps récusé la clause prévoyant la remise en liberté des "détenus administratifs" dont le maintien en détention, d'ordinaire de six mois renouvelables sur décision de la justice militaire, n'est plus justifié.

    Les visites des familles ont été suspendues après l'enlèvement du soldat franco-israélien Gilad Shalit en 2006 par des activistes palestiniens. Il a été relâché en octobre dernier contre la libération de 1.000 prisonniers palestiniens.

    Les prisonniers détenus en Israël sont des militants du Hamas et du Djihad islamique, hostiles au processus de paix avec l'Etat hébreu, ainsi que des membres du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas.

    Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé la semaine dernière Israël à transférer d'urgence à l'hôpital six détenus palestiniens en grève de la faim, estimant qu'ils se trouvaient en "danger de mort imminente".

    La Cour suprême israélienne a rejeté lundi dernier la demande de libération de deux Palestiniens en grève de la faim depuis 70 jours.

    Jean-Stéphane Brosse, Marine Pennetier, Jean-Philippe Lefief et Bertrand Boucey pour le service français


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