• Des routiers en colère bloquent le péage de Saint-Arnoult (Yvelines)

    Des routiers en colère bloquent le péage de Saint-Arnoult (Yvelines)

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      • Mis à jour <time datetime="2014-12-18T21:50:23+01:00" itemprop="dateModified">le 18/12/2014 à 21:50</time>
      • Publié <time datetime="2014-12-18T08:06:29+01:00" itemprop="datePublished"> le 18/12/2014 à 08:06</time>
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    VIDÉO - Le premier syndicat dans le secteur, la CFDT Transport a maintenu

    son «appel à la mobilisation» pour les salariés du transport, avec un blocage débuté

    en Ile-de-France jeudi à 20 heures.

    Les colis de Noël risquent de ne pas être livrés à temps pour les fêtes. La CFDT Transport a en effet mis en oeuvre son intention de «mettre en place des actions de blocages en Ile-de-France visant à impacter l'économie». Concrètement, le premier syndicat dans le transport routier avec 32% des voix a appelé à bloquer des routes et des entrepôts en région parisienne, à partir de 20 heures avec 300 militants attendus. «La mobilisation sera massive, ce sera le dernier coup de semonce», a averti Thierry Cordier, dirigeant de la CFDT FGTE. Les détails de ces actions seront dévoilées dans la journée.

    Le syndicat a décidé de mettre ses menaces à éxécution «au vu de l'absence d'évolution de la position patronale», indique-t-il dans un communiqué. Après l'échec des négociations entre syndicat et patronat portant notamment sur des hausses de salaires, le syndicat avait menacé de bloquer les routes avant les fêtes.

    Les actions, qui ont débuté à partir de 20h00, devaient se poursuivre jusqu'à vendredi.Environ 300 manifestants de la CFDT Transports, vêtus de gilets orange fluo, bloquaient dans la soirée la circulation des poids-lourds au péage de Saint-Arnoult (Yvelines), l'un des plus importants d'Europe au sud-ouest de la région parisienne, où passent chaque heure près de 1.000 camions..

    Arrivés au péage vers 20h00, les manifestants, bonnet de père Noël clignotant sur la tête et drapeaux à la main, ont empêché les camions de passer. Dans les deux sens, plusieurs dizaines de poids-lourds bloqués, dont certains klaxonnaient pour manifester leur mécontentement, étaient stationnés sur des files de plusieurs centaines de mètres.

    L'opération vise à paralyser le ravitaillement de Rungis.

    Les autres syndicats, CGT, CFTC, FO, et CFE-CGC menacent de se mobiliser le 18 janvier, deux jours avant la prochaine réunion de négociation, s'ils n'obtiennent pas gain de cause sur les salaires.

    Les syndicats demandent 100 euros net pour tous les routiers

    Les représentants des routiers réclament 100 euros net de pouvoir d'achat mensuel pour l'ensemble des salariés, par une revalorisation de 5% et un taux horaire minimum de 10 euros brut pour les coefficients les plus bas. Pour l'heure, les organisations patronales ont accepté de revaloriser les frais de déplacement des transporteurs mais les discussions achoppent sur la revalorisation de la rémunération des routiers.

    «Pour compenser les deux années blanches, il faudrait obtenir 11%» de salaires avait indiqué Thierry Cordier, secrétaire général de la CFDT, à l'ouverture des négociations entre patronat et syndicat. Les transporteurs évoquent notamment la disparition «du couperet de l'écotaxe» pour appeler les employeurs «à une vraie négociation». Le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et la chute des cours du pétrole sous les 60 dollars le baril contribuent également à améliorer les conditions financières du secteur.


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