• Des survivants racontent la prise d'otages et l'assaut de l'armée algérienne

    Des survivants racontent la prise d'otages et l'assaut de l'armée algérienne

    Mis à jour le <time datetime="2013-01-18T09:00:09+01:00" itemprop="dateModified">18/01/2013 | 09:00</time> , publié le <time datetime="2013-01-17T21:47:29+01:00" itemprop="datePublished">17/01/2013 | 21:47   </time>
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    Une photo du groupe pétrolier Statoil, transmise à l'AFP le 17 janvier 2013. Le groupe norvégien opère sur le site gazier d'In Amenas (Algérie) où sont retenus de nombreux otages. 

    Une photo du groupe pétrolier Statoil, transmise à l'AFP le 17 janvier 2013. Le groupe norvégien opère sur le site gazier d'In Amenas (Algérie) où sont retenus de nombreux otages. 

    (KJETIL ALSVIK / STATOIL / AFP)
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    La confusion demeure sur l'assaut donné jeudi par l'armée algérienne, après la prise en otage d'employés d'un site gazier dans le Sahara algérien. Aucune certitude qu'il soit bel et bien terminé et son bilan humain reste lui aussi dans le flou. Cependant, des témoignages de rescapés permettent de faire la lumière sur cette action inédite des jihadistes, engagée en représailles de l'intervention militaire au Mali. 

    1La prise d'otages 

    Un témoin interrogé par RFI a rapporté avoir entendu des tirs dans la matinée. "Ça a duré plus de deux heures et demie, a-t-il raconté à la radio. C'étaient les terroristes qui envahissaient la base."

    Un témoignage recueilli par Le Monde.fr précise que les terroristes portaient des "combinaisons militaires" "pour tromper les gens sur place". Ce dernier témoin confirme que les expatriés étaient particulièrement pris pour cible : "Après avoir pris contrôle de la base de vie, les terroristes ont fait une fouille de toutes les chambres à la recherche d'otages, mais surtout à la recherche d'expatriés", indique ce témoin, qualifié de "fiable" par le site d'information.

    2Le traitement des otages algériens

    Selon l'homme cité par RFI, "les terroristes ont dit qu’ils ciblaient uniquement les expatriés, et aux Algériens ils leur ont demandé de prendre leurs affaires personnelles et de quitter la base." Mais "quand ils ont vu que l'armée algérienne avait pris position, ils ont changé de politique, a-t-il poursuivi. Ils ont séparé les otages avec les expatriés d'une part, et les Algériens ont été emmenés dans le foyer."

    Selon le témoignage d'un autre employé algérien, les preneurs d'otages ont rapidement fait part de leurs intentions, a rapporté Reuters. "Les terroristes nous ont dit au tout début qu'ils ne feraient pas de mal aux musulmans et qu'ils n'étaient intéressés que par les chrétiens et les infidèles", a déclaré Abdelkader 53 ans, joint par Reuters au téléphone chez lui à In Amenas. "Nous les tuerons, ont-ils dit", a-t-il raconté ensuite.

    3Les preneurs d'otages

    Pour l'employé algérien cité par Reuters, "les terroristes semblaient connaître très bien la base (...), se déplaçant, montrant qu'ils savaient où ils allaient." Une information confirmée par le témoin interrogé par Le Monde.fr, qui précise qu'ils "connaissaient le site, la base de vie et le complexe qui se trouve en face, ils ont coupé la production immédiatement après avoir pris le contrôle de l'usine". S'il n'a pu indiquer combien étaient les islamistes, il évoque "un Egyptien, un Tunisien, un Algérien et un homme noir, probablement nigérien ou malien." Par ailleurs, "l'un d'entre eux parlait l'anglais avec un accent parfait", a poursuivi cette source anonyme.

    L'ancien otage algérien interrogé par RFI a quant à lui évoqué des hommes qui n'avaient pas l'accent algérien. Selon le témoin cité par Reuters, ils employaient le vocabulaire de l'islamisme radical.

    4Le début de l'assaut

    "Les otages algériens étaient dans le foyer, un immeuble qui sert de salle de jeu, d'accueil et de cybercafé, a indiqué la source du Monde.fr. Au moment du premier tir d'avion, les Algériens, dans un moment de panique, ont forcé la sortie de secours, qui était bloquée." Selon lui, "entre quatre cents et six cents personnes, qui étaient entassées comme des sardines, ont ainsi pu fuir", alors que les terroristes étaient rassemblés dans une autre pièce, le restaurant.

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