• Dette grecque : Tsipras rencontre Juncker pour trouver un accord

    Dette grecque : Tsipras rencontre Juncker

    pour trouver un accord

    Les négociations pour parvenir au déblocage de la situation de la Grèce entrent ce mercredi dans une phase décisive avec la mise au point, par Athènes et ses créanciers, de deux programmes de réformes concurrents que les protagonistes ont quelques jours pour concilier.

    03 Juin 2015, 08h35 | MAJ : 03 Juin 2015, 10h27 lien
     
     
    <figure> ARCHIVE. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à Riga en Lettonie, le 22 mai 2015 <figcaption class="articleChapeau ">ARCHIVE. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à Riga en Lettonie, le 22 mai 2015 (AFP/Janek Skarzynski)</figcaption> </figure>

    C'est reparti pour un tour. Depuis son élection en janvier, le Premier ministre grec Alexis Tsipras n'a pas d'autres choix que d'enchainer des séries de négociations avec ses créanciers pour épancher la dette faramineuse de son pays avec le moins de casse possible.

     
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    Ce mercredi encore, quelques jours de pourparlers doivent commencer à Bruxelles pour tenter de débloquer la situation et établir un échéancier plus souple. Chaque partie arrivera avec ses propositions alors qu'Athènes entretient le suspense depuis deux semaines sur sa capacité réelle à rembourser.

    Alexis Tsipras, porté en Grèce par la contestation de l'austérité, s'est fait élire sur la promesse de s'affranchir de la dette auprès de l'Europe. Une fois arrivé au pouvoir, le leader de l'extrême gauche Syriza a dû adoucir son discours devant les dirigeants européens mais continue de tout faire pour ne pas décevoir son peuple. Les relations avec l'Union et la dite «troïka» - les créanciers de la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) - varient selon les dispositions affichées du Premier ministre à honorer ses dettes.

    Une offre «réaliste»

    Une première confrontation entre les propositions des uns et des autres devraient intervenir ce mercredi soir lors d'une rencontre entre Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Deux programmes de réformes concurrents que les protagonistes ont quelques jours pour concilier.

    Côté grec, une proposition d'accord, comprenant 46 pages de réformes et de mesures budgétaires auxquelles s'engagerait Athènes pour obtenir le versement de 7,2 milliards de prêts, a été envoyée lundi soir à l'UE, la BCE et au FMI, en charge de l'assistance financière apportée au pays depuis 2010. Selon Alexis Tsipras, il s'agit d'une offre «complète» et «réaliste».

    Un accord vendredi ?

    Les créanciers de la Grèce ont aussi planché, sur la base des discussions techniques menées depuis plusieurs semaines entre représentants des deux parties. Et ils ont leur propre offre d'accord à faire aux dirigeants grecs. Selon une source européenne, ce plan des créanciers sera présentée à Alexis Tsipras cette semaine «pour idéalement parvenir à un accord vendredi».

    Ce jour-là, la Grèce, dont les finances sont à sec, doit rembourser une tranche de prêts de 300 millions d'euros au FMI, premier versement d'un total de 1,6 milliard d'euros dus à l'institution de Washington en juin.

    Selon plusieurs sources, Athènes dispose des fonds pour effectuer le versement du 5 juin mais le gouvernement a laissé entendre que des gages d'accord seraient bienvenus d'ici cette date pour envisager les prochains paiements du mois.


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