• Emploi : 19100 chômeurs de moins en janvier, début d'année prometteur

    Emploi : 19100 chômeurs de moins en janvier, début d'année prometteur

    Le chômage, en hausse presque continue depuis plus de trois ans et demie, connaît un léger reflux en ce début d'année.

    25 Févr. 2015, 16h01 | MAJ : 25 Févr. 2015, 18h21 lien

    Une femme entre dans une agence de Pôle emploi, à La Madeleine près de Lille, le 26 mars 2014

    Une femme entre dans une agence de Pôle emploi, à La Madeleine près de Lille,

    le 26 mars 2014 Philippe Huguen

    L'année 2015 démarre mieux que l'année 2014 ne s'était terminée sur le front de l'emploi. Le nombre de personnes sans emploi (catégorie A) en France métropolitaine a diminué de 0,5% lors du premier mois de l'année, soit 19100 chômeurs en moins.

     

     

    Il y a donc 3481600 demandeurs d'emplois en France métropolitaine (+4,8% sur douze mois). 

    Une première tendance plutôt encourageante pour 2015, 
    année où le gouvernement espère voir le chômage fléchir sous l'effet conjugué de ses politiques et d'une conjoncture internationale plus favorable.

    Le chômage baisse de 1,5% chez les jeunes 

    L'année 2014 s'était , le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) augmente de 16100 (+ 0,3%) en décembre et de 6,2% sur l'année entière, pour s'établir à 5232100, en France métropolitaine. un chiffre qui monte à 5530600 avec les Dom.

    Dans le détail, le chômage est resté stable pour l’activité réduite courte (catégorie B, +4,4 % sur un an) et a augmenté de 3,4 % pour l’activité réduite longue (catégorie C, +12,0 % sur un an).

    Du côté des jeunes,  le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A de moins de 25 ans a diminué de 1,4 % en janvier. Les plus affectés par la hausse restent les plus de 50 ans, dont le nombre a augmenté de 10,4% en 2014, et qui sont la seule classe d'âge qui a vu le chômage augmenter en janvier (+0,1% en catégorie A).

    Valls : «un encouragement à poursuivre»

    Les chiffres qui viennent d'être publiés sont «un encouragement à poursuivre», tout comme «la confiance des ménages qui s'améliore» et «les derniers chiffres de l'investissement qui vont dans le bon sens», a réagi Manuel Valls d'une conférence de presse à Matignon, à l'issue d'une réunion avec les partenaires sociaux sur le dialogue social. 

    «Il n'y a pas de montée inexorable du chômage», avait lancé au début du mois le président François Hollande, qui depuis son élection en mai 2012, n'a pas pu empêcher l'inscription de 572.500 chômeurs supplémentaires à Pôle Emploi.  Fin 2014, le service public de l'emploi comptabilisait en effet 3,496 millions de chômeurs sans activité en métropole, un record. 

     



    La stratégie du gouvernement

    Pour endiguer le phénomène, le gouvernement mise sur l'amélioration du contexte économique, mais espère aussi récolter les dividendes de son pacte de responsabilité, et, à plus long terme, de la loi Macron et du futur projets de loi sur le dialogue social.

    Le ministre du Travail François Rebsamen, qui a mis sur pied un plan contre le chômage de longue durée, compte ainsi sur l'amélioration du contexte économique pour faire revenir la croissance et donc l'emploi. Selon lui, les indicateurs tels que «la baisse des prix du pétrole», de l'euro, la politique de la Banque centrale européenne, «le plan Juncker» d'investissement européen «montrent qu'on peut être plus optimiste qu'en 2014». De son côté, l'Insee envisageait dans ses dernières prévisions une «légère accélération de l'activité» au cours du premier semestre et une montée en puissance du Pacte de responsabilité et de solidarité qui «permettrait de limiter encore un peu plus les pertes d'emplois marchands.

    Mais le gouvernement compte aussi sur le projet de loi Macron pour «déverrouiller l'économie française». Or son parcours parlementaire se heurte aux députés socialistes «frondeurs» et le gouvernement a dû forcer son adoption en première lecture à l'Assemblée nationale en recourant à l'article 49-3 de la Constitution.  Ces chiffres tombent également le jour même d'une rencontre entre le Premier ministre Manuel Valls et les organisations patronales et syndicales sur une réforme du dialogue social en entreprise qu'il espère créatrice d'emplois. Il a repris la main sur ce dossier épineux après l'échec des négociations entre partenaires sociaux, et a annoncé plus tôt dans la journée un projet de loi pour fin mars.

    L'Insee reste pessimiste pour ce début d'année
    Même si ces facteurs pourraient favoriser une reprise, les économistes ne s'attendent pas à un impact immédiat sur le chômage, qui ne baisse, d'après eux, qu'au-delà de 1,5% de croissance. Or, le gouvernement table sur une croissance de 1% en 2015. En outre pour l'Institut de la statistique, les créations nettes d'emplois, estimées à 18.000 au premier semestre, ne suffiront pas à absorber les nouveaux venus sur le marché du travail, plus de 100.000 chaque année. L'Insee anticipe donc une hausse du taux de chômage d'ici à mi-2015 à 10,2 % en métropole et à 10,6 % avec l'outre-mer.


     

     

     


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