• EN DIRECT. Otages en Algérie : «Deux Français sont revenus», annonce Manuel Valls

    EN DIRECT. Otages en Algérie : «Deux Français sont revenus», annonce Manuel Valls

    V.F. | Publié le 18.01.2013, 06h49 | Mise à jour : 09h27  lien

    ALGERIE, ARCHIVES. Trente otages, parmi lesquels figure au moins un Français, seraient décédés ce jeudi, lors de l'assaut des forces spéciales algériennes sur le site gazier de la région d'In Amenas.

    ALGERIE, ARCHIVES. Trente otages, parmi lesquels figure au moins un Français, seraient décédés ce jeudi, lors de l'assaut des forces spéciales algériennes sur le site gazier de la région d'In Amenas. | (AFP/ STATOIL / KJETIL ALSVIK.)

    Après l'assaut massif des forces algériennes, jeudi, contre le commando islamiste retenant des centaines de personnes sur un site gazier, les pays dont des ressortissants ont été pris en otage redoutent un bilan très lourd.

    Vendredi matin, alors qu'on ignorait encore si cette opération militaire était achevée ou non, aucun bilan officiel précis n'avait filtré. Sur le site de Tiguentourine près d'In Amenas, dans le Sahara, à 1.300 km au sud-est de la capitale, trente otages auraient été tués, dont au moins un Français, lors de l'assaut des forces spéciales algériennes. Au moins onze activistes, dont un ressortissant français, seraient morts. L'intervention a permis la libération de 600 Algériens ainsi que d'un Français, de deux Britanniques et d'un Kényan, selon l'agence APS.

    QUESTION DU JOUR. Les Algériens devaient-ils négocier ?

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    9 h 15. Les entreprises françaises restent en Algérie. Les entreprises françaises implantées en Algérie renforcent leur sécurité mais n'envisagent pas de quitter le pays assure la présidente du , sur 2. La présidente du Medef indique qu'il y avait plus de 500 entreprises françaises en Algérie, dont beaucoup dans les secteurs de l'énergie et des mines. Ces sociétés «sont en train, nous le savons depuis 24 heures, de renforcer encore plus toutes leurs procédures pour sécuriser au maximum leur personnel et leur site», explique t-elle.

    8 h 50. Pas de bilan précis de l'attaque annonce Valls. Manuel Valls indique ne pas avoir de bilan précis après l'attaque de l'armée algérienne «parce que c'est loin, parce que c'est confus, parce que la base est très étendue (...) parce qu'il y avait des centaines de personnes, d'abord des Algériens et aussi évidemment des salariés occidentaux, dont quelques Français, parce que c'est une opération de l'armée, parce que les terroristes sont extrêmement bien armés, très déterminés, fanatiques». Le ministre de l'Intérieur se refuse à toute critique: «Nous ne savons pas si l'opération est terminée, je reste extrêmement prudent quant à l'analyse qu'il faut faire de cette situation.» Enfin Manuel Valls déclare ne pas avoir d'information sur l'éventuelle présence d'un jihadiste français dans le commando.

    8 h 35. Tokyo convoque l'ambassadeur d'Algérie. L'inquiétude est vive concernant les quatorze Japonais salariés de l'entreprise nippone JGC toujours portés manquants. Dans ce contexte de tensions, Tokyo convoque l'ambassadeur d'Algérie pour obtenir des informations et des explications sur la situation sur le site. A Londres, les autorités déclarent que l'incident terroriste est toujours en cours.

    8 h 15. «Deux Français revenus», selon Valls. Le ministre de l'Intérieur, invité sur RTL, affirme qu'il y avait «très peu de Français» sur le site gazier. «Nous avons des nouvelles de deux d'entre eux qui sont revenus, pour ce qui concerne les deux autres, s'il y en avait deux autres, nous n'avons pas à ce stade plus d'informations, nous espérons en avoir dans la matinée», poursuit Manuel Valls.




    7 h 45. L'usine toujours encerclée après l'assaut. Si l'assaut mené par l'armée nationale populaire a pris fin jeudi soir au niveau de la base de vie où le plus grand nombre d'otages étaient retenus, l'usine de Tiguentourine reste encerclée par les forces spéciales selon l'agence APS. Des otages sont encore retenus au niveau de cette usine de traitement de gaz.




    7 h 25. Quatorze Japonais portés manquants. Quatorze Japonais, salariés de l'entreprise nippone JGC, sont portés manquants et trois sont saufs après l'assaut. Visiblement courroucé par cette opération, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, contacte depuis Bangkok son homologue algérien Abdelmalek Sellal pour demander l'arrêt immédiat de cette action. Shinzo Abe émet «une ferme protestation» contre le déclenchement de intervention.

    6 h 50. Le Premier ministre japonais abrège sa tournée. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe décide vendredi d'abréger sa tournée en Asie en raison de la prise d'otages, parmi lesquelles des Japonais, sur un site gazier en Algérie. Selon le ministère des Affaires étrangères, Shinzo Abe sera de retour samedi matin à Tokyo au lieu de samedi soir comme prévu initialement. Le Premier ministre avait quitté Tokyo mercredi pour le Vietnam, la Thailande et l'Indonésie, son premier déplacement à l'étranger depuis son élection.

    Le complexe gazier en plein désert du sud-algérien





    6 h 35. Les Occidentaux inquiets. Les capitales occidentales ne cachent pas leur inquiètude sur le sort de leurs ressortissants retenus par les jihadistes liés à Al-Qaïda. «Je pense que nous devons nous préparer à la possibilité de mauvaises nouvelles à venir», a averti le Premier ministre britannique David Cameron, déplorant ne pas avoir été informé à l'avance par Alger. Washington a également regretté que les Etats-Unis n'aient pas été informés des projets des autorités algériennes. Le Japon a émis «une ferme protestation» et demandé à Alger de «cesser immédiatement» son opération.

    VIDEO. Les Etats-Unis veulent des «éclaircissements»

     


    4 h 20. Une vingtaine de Phillipins retenus sur le site. Une vingtaine de Philippins se trouvent parmi les otages du commando islamiste sur le site gazier, selon les informations dont dispose le ministère des Affaires étrangères à Manille. Un otage philippin est parvenu à s'échapper, avec un Japonais, avant l'assaut massif donné jeudi par les forces algériennes. «Il est en route vers Alger pour être soigné», ajoute le porte-parole, précisant que l'homme s'était blessé légèrement lors de son échappée. Manille tente de savoir si des Philippins se trouvent parmi les tués ou les blessés, après l'assaut.

    VIDEO. Prise d'otages en Algérie: retour sur l'assaut sanglant


     

    LeParisien.fr


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