• Espagne. Des élections marquées par un fossé générationnel

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    Espagne. Des élections marquées

    par un fossé générationnel

    Publié le <time datetime="2015-05-22" itemprop="datePublished">22/05/2015 - 10:23</time> </header> <aside class="article-sitesocial"><aside class="view view-civ-mostpopular-most-viewed view-id-civ_mostpopular_most_viewed view-display-id-entity_view_2 view-dom-id-f9295dfc3f57a6013e29ecd9c5c38062">
     
    </aside> </aside> <figure class="article-illustration"><figcaption>Le leader du mouvement Podemos, Pablo Iglesias, à Valence, le 15 mai 2015. PHOTO JOSE JORDAN/AFP</figcaption></figure>

    Avec l’irruption de Podemos et de Ciudadanos sur l’échiquier politique, les élections régionales du 24 mai seront marquées par le facteur générationnel, notamment dans les grandes villes, au détriment des deux principaux partis, dont celui au gouvernement.

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    “Les hommes politiques s’arrachent les cheveux en regardant les sondages électoraux par tranches d’âge”, écrit le journal La Vanguardia. Le contraste générationnel est une “constante dans toutes les sociétés”, mais en Espagne les élections vont ouvrir “une brèche”, affirme le quotidien catalan.

    D’après les sondages, moins de 10 % des Espagnols nés après 1971 sont séduits par le Parti populaire (PP, droite), au pouvoir. L’identification au PP est encore moins importante parmi ceux qui sont nés après la mort du général Franco (1975). On retrouve les mêmes chiffres pour les socialistes (PSOE). “L’hégémonie des deux partis traditionnels (PP et PSOE) se retrouve quand on regarde chez les plus de 55 ans”, poursuit le journal. Et les deux grandes formations règnent en maître chez les plus de 65 ans.

    A différence de ces électeurs, dont certains n’ont pas fait d’études ou se sont arrêtés au collège, la population des 25-44 ans a fait des études supérieures. “C’est une autre Espagne”, analyse La Vanguardia. A cela s’ajoutent les conditions de travail qui sont “défavorables, notamment pour les plus jeunes”. Ces “nouveaux citoyens” représentent la génération “la plus détachée” de la transition démocratique (1975-1982) “en termes politiques et sentimentaux”, et constituent un segment social très influent.

    De son côté, le parti antiaustérité de gauche Podemos dépasse largement la barrière des 20 % dans presque toutes les tranches d’âge, mais son échec est spectaculaire parmi les plus de 65 ans. Ses meilleurs résultats se trouvent parmi les 18-24 ans. De même pour le parti de centre droit Ciudadanos (Citoyens), qui récolte plus de 15 % chez les moins de 44 ans. 

    Le PP en difficulté

    D’après le dernier grand sondage en date, effectué en avril pour El País, les deux principaux partis – le PP avec 20,88 % d’intentions de vote et le PSOE avec 21,09 % – seraient mis en ballotage par Podemos, qui arriverait en tête avec 22,1 % des voix, et Ciudadanos, qui se classerait quatrième avec un score de 19,4 %.

    Surtout, le PP s'attend à un fort recul. Deux de ses bastions sont particulièrement concernés : Madrid (34 % d’intentions de vote, contre un score de 51,7 % en 2011) et Valence (31,2 % aujourd’hui, contre 49,4 % en 2011), deux villes fortement touchées par les affaires de corruption.

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