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    Espionnage de l’Elysée : Hollande convoque un conseil de défense, Sarkozy dénonce des « méthodes inacceptables »

    Le Monde.fr | <time datetime="2015-06-23T23:47:19+02:00" itemprop="datePublished">23.06.2015 à 23h47</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-06-24T00:20:36+02:00" itemprop="dateModified">24.06.2015 à 00h20  lien </time>

     
    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px">François Hollande à Bruxelles, le 22 juin. </figure>

    Les relations entre la France et les Etats-Unis vont-elles connaître un coup de frais ? Les réactions politiques sont sèches, après les révélations de Libération et Mediapart, qui ont publié mardi 23 juin des documents de WikiLeaks faisant état d’un espionnage des trois derniers présidents français par les Etats-Unis, entre 2006 et 2012.

    L’Elysée a fait savoir dans la soirée que François Hollande allait « réunir mercredi matin à 9 heures un Conseil de défense pour évaluer la nature des informations diffusées par la presse ce mardi soir et en tirer les conclusions utiles ».

    Lire : L’espionnage de l’Elysée, à la fois politique... et économique

    « Des conséquences sur la confiance entre nos pays »

    Nicolas Sarkozy a réagi dans la soirée, dénonçant, selon son entourage, «  des méthodes inacceptables en règle générale et plus particulièrement entre alliés ».

    Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Elysée dont le numéro de téléphone figurait sur une liste de la NSA, a jugé dans Libération le procédé « inadmissible ».

    Lire aussi : Révélation après révélation, le silence de la France face à l’espionnage de la NSA

    Interrogé par Le Monde, Frédéric Péchenard, directeur général du parti Les Républicains et ex-directeur de la police nationale, s’est dit « pas surpris » par la révélation des écoutes car « la NSA [l’agence américaine spécialisée dans le renseignement électronique] a des moyens d'interception dans le monde entier ». Selon ce proche de M. Sarkozy, « cela prouve qu'il faut améliorer la sécurité des communications » :

    « Nos services de renseignement doivent prendre des mesures techniques pour faire en sorte que les conversations du président de la République, du premier ministre et des membres du gouvernement ne soient plus écoutées. »

    « Cela va surtout avoir des conséquences sur la confiance entre nos pays [la France et les Etats-Unis] et nos relations dans le futur », a commenté sur iTélé Michèle Aliot-Marie, ministre des affaires étangères pendant le mandat de Nicolas Sarkozy.

    Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des lois à l’Assemblée et rapporteur du projet de loi sur le renseignement a renchéri sur Twitter : « Une nouvelle fois nous redécouvrons que les Etats-Unis n'ont pas d'alliés, ils n'ont que des cibles ou des vassaux. »


     

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