• Euronext condamné en appel pour harcèlement moral

    procès - 22/11/2011 | 17:51 - 297 mots

    Euronext condamné en appel pour harcèlement moral

     
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    L'opérateur boursier et deux de ses anciens cadres viennent d'être condamnés en appel après le suicide d'un salarié du groupe en 2007.

    La cour d'appel de Paris a confirmé mardi la condamnation de l'opérateur boursier Nyse Euronext et de deux de ses anciens cadres pour harcèlement moral, après le suicide d'un salarié du groupe survenu en 2007, en pleine restructuration du groupe.

    En première instance, le 7 juillet 2010, Nyse Euronext France avait écopé d'une amende de 50.000 euros, tandis que deux anciens supérieurs du salarié avaient été respectivement condamnés à 4.000 et 7.000 euros d'amende.

    Mardi, la cour d'appel a confirmé ces peines, de même qu'elle a confirmé la relaxe d'un troisième salarié, français.

    Le salarié d' Euronext Paris victime de harcèlement, s'est donné la mort chez lui à 51 ans, le 20 octobre 2007, sans laisser de message permettant d'expliquer son geste.

    Peu de temps après, l'inspection du travail avait alerté la justice de faits pouvant être constitutifs de harcèlement moral au travail à l'égard de ce directeur d'audit financier.

    Selon l'accusation, il aurait été "évincé" par sa hiérarchie au sein de l'entreprise, "rétrogradé" de son poste dont la substance avait progressivement été "vidée", une évolution qui serait intervenue sur fond de "fusion non préparée" du groupe, doté d'un management défaillant.

    Entre 2000 et 2007, Euronext a progressivement agrégé les places boursières d'Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne, Paris puis celle de New York (Nyse) pour former la plate-forme Nyse Euronext .

    A l'audience du 18 octobre, les anciens supérieurs du cadre en question avaient de nouveau contesté les accusations de harcèlement moral. Mais mardi, la cour a estimé que le salarié avait bien subi "une dégradation de ses conditions de travail", avant de se donner la mort.

    La cour a notamment déploré le "manque d'attention" donné par Euronext "aux conséquences humaines individuelles de décisions privilégiées dans leur aspect gestionnaire de l'entreprise".

    Considérant les peines prononcées en première instance "justement proportionnées et appropriées", la cour d'appel les a confirmées.

    latribune.fr, avec AFP - 22/11/2011, 17:51  | 


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