• Factures : les mauvaises nouvelles de l'été

    Factures : les mauvaises nouvelles de l'été

    Rien de tel que la trêve pour faire avaler des pilules amères aux Français : EDF, passe Navigo et création d'un poste de président délégué dans les régions !

    Publié le <time datetime="2015-08-17T11:41" itemprop="datePublished">17/08/2015 à 11:41</time> | Le Point.fr  lien

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    En raison d'une décision du Conseil d'État, EDF réclame en moyenne 30 euros par client entre mars 2015 et juin 2016. Un rattrapage qui concernerait 18 millions de personnes.AFP©PHILIPPE HUGUEN

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    Votre attention a été distraite par des bains de soleil, des baignades, des lectures, des balades champêtres ou des voyages lointains. Rassurez-vous, voici toutes les mauvaises nouvelles qui vous accableront dès votre retour... En effet, pendant la sieste, le matraquage fiscal et les hausses de prix continuent.

    30 euros de plus pour l'électricité

    En avril 2014, le Conseil d'État a jugé que les hausses des tarifs bleu (pour les particuliers) et jaune (pour les artisans et les TPE) de l'électricité étaient insuffisantes ! Elles ne couvraient pas les nouveaux coûts supportés par EDF. L'entreprise aurait dû augmenter ses tarifs de 5,7% notamment pour assurer la sécurité et la maintenance de ses réacteurs nucléaires. Le gouvernement a dû obtempérer, permettant ainsi à l'électricien de réclamer en moyenne 30 euros par client entre mars 2015 et juin 2016. Un rattrapage qui devrait, selon La Dépêche, concerner 18 millions de personnes … Un standard téléphonique a été mis en place par EDF (09 69 32 15 15) pour répondre aux questions d'abonnés furieux ou incrédules : «Nous recevons chacune plus d'une centaine d'appels par jour», a confié une conseillère téléphonique au quotidien.

    Président délégué des régions

    Souvenez-vous de Thierry Mandon qui avait promis que la réforme territoriale, dont le premier acte était la diminution du nombre de régions de 24 à 13 en métropole, nous ferait économiser des dizaines de milliards d'euros… On y avait cru ! Sauf qu'entre-temps la vérité a éclaté. Il faudra agrandir les hôtels de région existants, indemniser les élus qui vont beaucoup voyager entre leur circonscription d'élection et l'assemblée régionale, défrayer aussi les fonctionnaires qui vont devoir déménager… Bref, les substantielles économies se réduisent comme peau de chagrin.

    Mais le meilleur est à venir… Damien Alary, président de la région Languedoc-Roussillon, est fort marri. Son territoire fusionne avec Midi-Pyrénées et, par le jeu de la parité et des alliances électorales avec les radicaux de gauche, les têtes de liste des élections de décembre seront les ministres Carole Delga et Sylvia Pinel… Qu'à cela ne tienne, le Gardois a sorti de son chapeau une assurance-vie pour conserver ses privilèges : la création d'un poste de président délégué de région, une sorte de numéro un bis qui jouirait d'un cabinet, de conseillers de toute sorte, d'un chauffeur, de frais de mission… Une loi devrait être présentée au mois de septembre pour acter cette brillante et coûteuse idée. Coûteuse, car, selon Dominique Reynié , candidat de la droite et du centre en Languedoc-Roussillon, la création de ce poste de président délégué dans les 13 régions de France occasionnerait 114 millions de dépenses supplémentaires. Le politologue a calculé le budget de l'actuel cabinet de Martin Malvy président de Midi-Pyrénées, et l'a multiplié par le nombre de régions et la durée du mandat. Un total sans doute exagéré mais qui rend compte de la dérive financière de nos collectivités locales et des lubies de leurs roitelets. Le plus déroutant, c'est que, cet été, Manuel Valls a estimé que cette présidence déléguée était justifiée et permettrait une meilleure représentation de tous les territoires d'une même région...

    À Paris, le passe Navigo va coûter plus cher aux retraités

    La mairie de Paris a décidé de revoir de fond en comble l'aide financière à la mobilité de retraité. Jusqu'à maintenant, les Parisiens à la retraite payant moins de 2 430 euros d'impôts s'acquittaient de 40 euros par an pour leur carte de transport. Désormais, il leur faudra régler de 30 (pour ceux qui ne payent pas d'impôts) à 340 euros selon le montant de leur imposition. RTL a recueilli l'avis d'une retraitée du 11e arrondissement qui touche 1 400 euros par moi et dont la facture de transport va passer de 40 à... 190 euros ! « J'avais des activités bénévoles que je vais être obligée de revoir, ça pousse les retraités à l'isolement. (...) Il y a vraiment un gros problème", déplore-t-elle. Ce n'est pas la seule mauvaise nouvelle que doivent encaisser les habitants de la capitale : ils ont découvert que le stationnement habituellement gratuit en août ne l'était plus cette année.

    Il faut apprendre à payer les services à leur prix.

    Electricité et transports ne devraient pas être subventionnés, et les factures doivent couvrir le "vrai" prix du service. D'ailleurs ces services commerciaux devraient être totalement privatisés : leurs coûts baisseraient alors sans doute assez sérieusement, sous l'effet de changement de statuts pour les salariés et d'une saine concurrence...

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    Par Gref65 <time class="commentTime" datetime="2015-08-17T1203">le 17/08/2015 à 12:03</time>

    La torpeur de l'été

    Ces messieurs en profitent pour faire avaler des couleuvres combien de temps encore allons accepter cela.

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