• Fête du travail : des syndicats dispersés rassemblent plusieurs milliers de personnes

    Fête du travail : des syndicats dispersés

    rassemblent plusieurs milliers de personnes

    Quelque 62 000 personnes ont défilé vendredi avant 14h30 dans de nombreuses villes de province, selon des chiffres avancés par la police. A Paris, des milliers de manifestants ont commencé à défiler de la place de la République à celle de la Nation ce vendredi après-midi.

    01 Mai 2015, 15h18 | MAJ : 01 Mai 2015, 17h11     lien
     
     
    <figure> Quelque 62000 personnes ont défilé vendredi matin dans de nombreuses villes de province, selon les chiffres avancés par la police. Ici, dans les rues de Rennes (Ille-et-Vilaine). <figcaption class="articleChapeau">Quelque 62000 personnes ont défilé vendredi matin dans de nombreuses villes de province, selon les chiffres avancés par la police. Ici, dans les rues de Rennes (Ille-et-Vilaine).
    (AFP/Damien Meyer.)
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    De  Marseille (Bouches-du- Rhône) à Lille (Nord), quelque 62.000 participants personnes, selon la police, avaient défilé vendredi avant 14h30 heures pour la Fête du travail, avant que ne débute à 15 heures le défilé parisien, avec quelques milliers de manifestants. En tête de cortège avec les leaders de la FSU, Solidaires et Unsa, Philippe Martinez, numéro un de la CGT, s'est félicité qu'«à l'échelle européenne, il y ait eu des rassemblements avec les mêmes mots d'ordre», «contre l'austérité et pour la mondialisation du progrès social».

     
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    De son côté, Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa, a déploré l'image donnée par les syndicats divisés. Contrairement à l'année dernière, où Force ouvrière avait rejoint la CGT pour la Fête des travailleurs afin de dénoncer la politique du gouvernement, la centrale de Jean-Claude Mailly a fait bande à part et n'a pas rejoint les autres syndicats place de la République. Faute de partager les revendications avec les autres syndicats, Jean-Claude Mailly a porté les siennes depuis Bordeaux (Gironde), où il a une nouvelle fois fustigé «le moule de l'austérité» qui finira, selon lui, par faire «des ravages démocratiques». Ponctuellement, des militants FO étaient dans les rangs des manifestations.

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    La CFDT, elle, entendait «déringardiser» le syndicalisme et par la même occasion le 1er mai, parce qu'il «faut arrêter de considérer qu'il y a des traditions immuables», comme l'a estimé son secrétaire général Laurent Berger. Pas de cortège, donc, mais un «Working Time Festival» destiné aux moins de 36 ans, qui réunit selon lui, 3000 jeunes au bois de Vincennes, dans le XIIe arrondissement parisien.

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    Mélenchon : le 1er mai, une occasion de «montrer les dents»
    «Le 1er mai n'a jamais été une fête des gentils garçons et des gentilles petites filles, a déclaré Jean-Luc Mélenchon, le cofondateur du Parti de gauche lors du défilé parisien.  «C'est un jour où on vient montrer les dents pour rappeler que les salariés ont une vie, une famille, un corps qui n'est pas inépuisable, et que ceux qui prétendent les faire travailler sans relâche en toutes circonstances tous les jours, le samedi, le dimanche, méritent largement qu'on se mette en colère contre eux, même s'ils s'appellent Macron et font semblant d'être de gauche», a-t-il fustigé.


    Les mobilisations en province

    A Toulouse (Haute-Garonne), traminots et salariés d'Airbus en tête ont défilé, chanté ou dansé sous des parapluies. «Le cœur y est encore!» a assuré Hélène, 52 ans, éducatrice spécialisée dans la ville rose.

    A Lyon (Rhône), bouquet de muguet dans une main et parapluie dans l'autre, 2000 personnes se sont rassemblées dans de nombreux cortèges (CGT, FSU mais aussi EELV, Parti de Gauche, Osons le féminisme, Solidaires, Lutte Ouvrière), scandant les traditionnels «Travailleurs, travailleuses de tous les pays, unissons nous» mais lançant aussi des attaques contre la loi Macron : «C'est la loi du fric, et des patrons, retrait, retrait de la loi Macron».

    A Marseille (Bouches-du-Rhône), 1800 personnes selon la police, 10000 selon les organisateurs ont marché dans le cortège CGT-FSU-Solidaires, derrière une banderole affichant «Non à l'austérité. Progrès social, paix, solidarité dans le monde entier».

    Bordeaux (Gironde) a vu défiler 2000 personnes, Nantes (Loire-Atlantique1) 1500 et Montpellier (Hérault) 1200, Lille (Nord) 600, selon des sources policières.

    A Strasbourg (Bas-Rhin) , ils étaient 1100 selon la police, 2000 selon les manifestants, à défiler pour dire «Non à l'austérité». D'autres manifestations se tenaient au même moment à Metz (Moselle), Nancy (Meuthe-et-Moselle), ou encore à Colmar et Mulhouse (Haut-Rhin).*


    Bernard Thibault : «Trop de syndicats en France»
    L'ancien numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a jugé vendredi qu'il y avait «trop de syndicats en France». «Le syndicalisme français pâtit à la fois de sa division et de la multiplication des acteurs», a-t-il déclaré sur Europe 1.

    Selon lui, «à chaque fois que les organisations syndicales sont divisées sur les revendications à défendre, cela affaiblit le message syndical». Et à «ceux qui pensaient qu'en multipliant les syndicats, on allait favoriser le taux d'adhésion des salariés aux syndicats, la démonstration inverse est en train de se faire», a-t-il ajouté. «D'ailleurs la CGT, dans ses statuts, se prononce pour que les salariés soient réunis dans le même syndicat», a poursuivi l'ex-numéro un de la CGT.

    VIDEO. Thibaut :  «Le syndicalisme pâtit de la multiplication des acteurs»

    Thibault : "Il y a trop de syndicats en France" par Europe1fr


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