• Financement du FN : Marine Le Pen et deux proches visés par une enquête

    Financement du FN : Marine Le Pen

    et deux proches visés

    par une enquête

    Sébastien Lernould | 10 Avril 2015, 11h53 | MAJ : 10 Avril 2015, 13h24
     
    <figure>  Marine Le Pen, David Rachline et Nicolas Bay sont visés par les investigations des juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi qui ont étendu leur enquête à l’infraction de « financement illégal de campagnes électorales. » <figcaption class="articleChapeau">

     Marine Le Pen, David Rachline et Nicolas Bay sont visés par les investigations des juges Renaud

    Van Ruymbeke et Aude Buresi qui ont étendu leur enquête à l’infraction de « financement illégal de campagnes électorales. » Le Parisien

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    Pendant que le FN se déchire autour de son fondateur, l'enquête du pôle financier du parquet de Paris sur le financement de campagnes électorales du parti se resserre autour de Marine Le Pen et de son entourage.

     
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    Alors que Frédéric Chatillon, intime de la présidente et patron de Riwal, principal prestataire du Front national, a été mis en examen mercredi pour financement illégal de parti politique, Le Monde assure sur son site que les juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi s'intéressent de près aux agissements de Marine Le Pen et deux proches, le secrétaire général Nicolas Bay et le sénateur-maire de Fréjus David Rachline. 

    Les journalistes du quotidien du soir, qui ont eu accès au dossier, affirment en citant les magistrats «qu’il pourrait être reproché à Mme Le Pen d’avoir salarié «"fictivement en CDD, pendant sa campagne, deux de ses conseillers : David Rachline, conseiller en communication, et Nicolas Bay, porte-parole de campagne" ». Ces salaires, délivrés par  Riwal,  «s’analysent en dons déguisés aux candidats », selon les deux juges.

    En mai et juin 2012, c'est à dire lors des dernières élections présidentielle et législatives, les deux cadres ont été salariés de Riwal. Nicolas Bay a touché en tout 7013 euros comme «concepteur rédacteur». Et David Rachline 4648 euros en tant que «responsable de projet».

    Nicolas Bay : «c'est limpide et transparent »

    Ils devraient être convoqués par les juges pour ces deux chèques, selon le Monde, qui affirme d'autre part «Marine Le Pen est également menacée par l’extension de l’enquête à des faits de " financement illégal de partis politiques par une personne morale" ». C'est pour ce motif que Frédéric Chatillon a été encore mis en examen dans cette affaire, alors qu'il avait déjà été mis en examen en janvier pour escroqueries, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment.

    Contactée par Le Monde, Marine Le Pen s'est contentée d'indiquer que ses deux anciens conseillers avaient « pendant deux mois travaillé pour Riwal.»

    Sollicité par Leparisien.fr, Nicolas Bay, estime que «c'est limpide et transparent : pendant les deux mois de campagne législative, et non pendant la présidentielle, j'ai été salarié en CDD par la société Rowal qui était chargée de l'impression et de la conception des documents de campagnes de nos candidats. Dans ce cadre-là, j'étais moi-même chargé de la rédaction des textes et de la correction. Il nous a semblé prudent juridiquement que je sois, à ce titre-là, salarié de la société Riwal pendant cette courte période afin que le Front national ne soit pas accusé d'avoir mis des moyens gratuitement à disposition de cette société. Je peux bien sûr apporter très aisément la preuve de l'effectivité de ce travail. » 

    Des prestations surfacturées par Riwal?

    Dans cette affaire, les enquêteurs cherchent entre autres à déterminer si des responsables de Jeanne, le parti personnel de Marine Le Pen, et de la société Riwal, ont mis en place un système frauduleux permettant un enrichissement illicite avec de l'argent public lors des campagnes électorales. Ce système passerait notamment par des prestations surfacturées de la part de Riwal.

    Les juges ont aussi mis en examen le 17 mars un autre proche de Marine Le Pen, Axel Loustau, qui est à la fois trésorier du micro-parti Jeanne et actionnaire de Riwal. L'ancien trésorier de Jeanne, Olivier Duguet, a pour sa part été mis en examen le 2 avril pour complicité d'escroqueries, complicité et recel d'abus de biens sociaux et complicité de financement illégal de parti politique.

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