François Hollande a affirmé mercredi en préambule du Conseil des ministres de rentrée que le gouvernement avait «quatre défis à relever», la «crise agricole», la «question économique», l’immigration et le climat avec la COP21 fin décembre, a indiqué le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Le gouvernement, a poursuivi le chef de l’Etat, dont les propos étaient rapportés par Stéphane Le Foll, doit «avancer et en même temps donner des garanties aux Français en termes de liberté, de sécurité, d’efficacité de l’action de l’Etat et de solidarité».

Il doit «être bien sûr totalement mobilisé», a insisté François Hollande.

Evoquant l’économie, le chef de l’Etat a insisté sur «la stabilité et la cohérence dans les choix», en particulier sur le pacte de stabilité, alors que les frondeurs du PS appellent au redéploiement d’une partie des allègements de charge des entreprises en faveur des ménages.

Toujours selon le porte-parole du gouvernement, François Hollande a estimé qu’on était «entré dans une phase de redistribution des gains de la croissance et des efforts faits par les Français».

«Cette rentrée est marquée par une baisse des impôts pour 9 millions de foyers», a fait valoir Stéphane Le Foll.

Sur l’immigration, a poursuivi François Hollande, la ligne de conduite de la France «s’appuie sur deux principes, la fermeté et la solidarité». Cette question, a-t-il précisé, sera à l’ordre du jour d’une rencontre lundi à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont l’autre thème sera l’Ukraine.

Quant à la Conférence mondiale de Paris sur le climat (COP21), il s’agit d’un «enjeu essentiel», a souligné François Hollande.