• Fronde d'Aubry : «Comptez sur moi pour avoir les nerfs solides», répond Valls

    Fronde d'Aubry : «Comptez sur moi pour avoir les nerfs solides», répond Valls

     

    A.R. | Publié le 19.10.2014, 11h36 | Mise à jour : 16h00   lien 

    Lille, le 9 octobre 2014. Ce dimanche, le Premier ministre Manuel Valls a répondu aux attaques de la maire de Lille, Martine Aubry, sur sa politique.

    Lille, le 9 octobre 2014. Ce dimanche, le Premier ministre Manuel Valls a répondu aux attaques de la maire de Lille, Martine Aubry, sur sa politique. | (AFP/François Lo Presti)

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    Après avoir fait entendre à plusieurs reprises sa «petite musique» depuis la rentrée, Martine Aubry donne de la voix ce dimanche. La maire de Lille se positionne clairement comme recours pour le , en lançant de vives critiques contre la politique économique menée par et Manuel Valls dans un entretien au Journal du Dimanche<btn_noimpr style="margin: 0px; padding: 0px;"> </btn_noimpr>S'affichant comme chef de file des députés PS frondeurs, elle appelle à «en finir avec les vieilles recettes libérales». 

    Face à l'offensive de l'ancienne patronne du parti, le Premier ministre assure qu'il a «les nerfs solides». A droite, on ironise sur «les recettes du passé». Entre Aubry et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le président UMP du Sénat, Gérad Larcher, a choisi. 
     
     


    Valls : «Comptez sur moi pour avoir les nerfs solides.» Même pas mal. A en croire le Premier ministre, les attaques de Martine font partie du «questionnement permanent» propre à la gauche. «Le débat fait partie de notre ADN, nous sommes capables de le pousser dans des extrémités incroyables : quelle est notre identité ? Quel doit être notre rapport au pouvoir, aux institutions ? Comment faire vivre notre différence ? Comment construire et faire fonctionner nos alliances ?», a commenté Manuel Valls, à Paris, lors d'un discours  devant le Forum républicain du Parti radical de gauche. Et d'insister : «Certains n'y voient que divisions, clivages, manoeuvres. Mais je crois que c'est une force quand ces questionnements nous permettent de tirer des enseignements qui nous renforcent. (...) A gauche, nous avons toujours considéré la diversité comme une richesse. Nous la faisons vivre chaque jour, même chaque dimanche. Parfois un peu trop, mais il faut avoir les nerfs solides. Comptez sur moi pour avoir les nerfs solides», a-t-il asséné. Toutefois, a-t-t-il prévenu, «nous avons besoin d'apaisement (...) de rassemblement».



    Le Roux (PS) : de «vieux débats» qui ont déjà été «tranchés». «Le débat politique ne peut toujours consister à vouloir revenir en arrière», estime sur radio J le président du groupe PS à l'Assemblée. Selon Bruno Le Roux, Martine Aubry «participe avec un texte à une réflexion collective, très bien. J'ai vu beaucoup d'éléments dans ce texte qui sont connus, qui ont été débattus ces deux dernières années, qui ont été tranchés (...) et rejetés. (...) Les états généraux, c'est pas simplement la machine à revenir sur tout ce qui est tranché».

    Les Radicaux à la rescousse de Valls ? La semaine dernière, 
    ils hésitaient à quitter le gouvernement. Mais ce dimanche,  le président du PRG, Jean-Michel Baylet, a de nouveau assuré que les Radicaux, malgré les critiques émises, ne remettaient pas en cause «la ligne politique» suivie depuis 2012 car «il n'y a pas d'autre solution». «Le travail qui est fait est bien fait, nous soutenons la politique de Manuel Valls et nous ne sommes pas d'accord avec Martine Aubry», a-t-il insisté.

    Larcher (UMP) : «Dans les propos de Martine Aubry, je sens un peu de naphtaline.»Le président UMP du Sénat tacle sévèrement les propositions de la maire de Lille. Invité du
    Grand Rendez-vous Europe 1-iTélé-Le Monde, Gérard Larcher y voit «une conception d'il y a 15 ans». Et d'ajouter : «Elle a des rengaines du passé. Mme Aubry indique les recettes du passé, celles qui n'ont pas marché». Et de tacler: «Le mot statue est tout à fait adapté à Martine Aubry. Elle est pétrifiée !» En revanche, s'il se situe «clairement dans l'opposition nationale», le Sénat sera prêt à travailler avec le gouvernement sur certains sujets économiques et sociaux, assure-t-il. «S'il y a des choses qui vont dans le bon sens, j'inciterai mes collègues à la convergence», ajoute-t-il, faisant référence au futur projet de loi sur l'activité du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. 



    Rupture ou sain débat ?

    Bayrou (MoDem) : une «guerre entre deux fractions irréconciliables». Sur France 3, le responsable centriste estime que ce débat entre socialistes va inévitablement «déboucher sur une rupture qui ne sera pas rattrapable» au sein du PS. François Bayrou se dit d'accord avec le «diagnostic» de Martine Aubry sur l'absence de cap de François Hollande depuis deux ans, mais il conteste les solutions proposées par la maire du Lille. «L'idée qu'on pourrait se relancer par des dépenses publiques multipliées est un leurre», affirme le président du MoDem, qui pense «qu'on peut faire beaucoup mieux» en dépensant moins.

    Méadel (PS) : «C'est le rôle d'un parti de débattre». «C'est vrai, mieux vaut que ça ait lieu à l'intérieur que sur la place publique», admet sur BFM TV Juliette Méadel. Mais selon la porte-parole du PS, «c'est le rôle d'un parti» que de débattre. Et d'insister sur la «tradition» de ces débats chez les socialistes.

    Philippe Martin : le débat, c'est la «vitalité». «Le débat n'est pas synonyme de fragilité mais de vitalité», commente sur Twitter l'ancien ministre de l'Ecologie.



    Aubry voterait-elle le budget si elle était députée? Sur 
    iTélé, la députée PS des Hautes-Alpes, Karine Berger, se livre à une analyse semblable à celle de Martine Aubry, estimant qu'il s'agit là de l'élaboration d'une «ligne politique au sein des états généraux du Parti socialiste» et qu'il y a dans l'interview de la maire de Lille «une part de débat politique à l'intérieur du Parti socialiste». Autrement dit, il ne faut pas y voir un affront fait au gouvernement ou à François Hollande. D'ailleurs, «je doute que Martine Aubry voterait contre le budget si elle était à l’Assemblée», assure Karine Berger.



    Selon Boutih (PS), Hollande n'aurait jamais du «écarter» Aubry... «Le président de la République a fait une erreur en l'écartant du dispositif au début du mandat (...) En la marginalisant, on s'est coupé d'une partie des gens qui lui faisaient confiance», estime sur RCJ le député Malek Boutih. «Elle aurait été utile au plus haut niveau et quelque part Fançois Hollande a fait un péché de gourmandise en se passant de Martine Aubry au début de son mandat. (...) Je pense que c'est une interview intéressante qui reflète les difficultés qu'a la gauche en ce moment au pouvoir». 

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    LeParisien.fr


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