• G. Tron : plainte pour harcèlement moral classée sans suite

    G. Tron : plainte pour harcèlement moral classée sans suite

    Par A.S. - Le 10/11/2011

    G. Tron plainte pour harcelement moral classee sans suite

     

    Une plainte pour harcèlement moral déposée contre Georges Tron a été classée sans suite, a indiqué jeudi la procureure de la République d'Evry Marie-Suzanne Le Quéau. La plainte avait été déposée début octobre par Lucile Mignon, ancienne attachée parlementaire de Georges Tron et employée municipale de Draveil, commune dont il est maire. La plaignante affirmait avoir été victime de représailles à la mairie, « rétrogradée », « effacée de l’annuaire de la municipalité » et « placardisée ». Mais selon la procureure de la République, cette situation est « liée au contrôle judiciaire de Georges Tron » qui lui interdit tout contact avec elle.

    « Pas matière à investigation »

    Lucile Mignon affirmait par ailleurs avoir subi des pressions pour livrer un témoignage favorable au maire UMP de Draveil dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après une plainte pour viols et agressions sexuelles de deux ex-employées de la commune. Depuis le début de l’affaire, elle avait en effet soutenu l’ancien secrétaire d’Etat et était « intervenue auprès de l’une des victimes pour qu’elle se taise ». « J’ai menti pendant cinq ans pour tenter de sauver mon ménage et parce que j’étais sous l’emprise de Georges Tron, que j’avais besoin de ce travail pour faire vivre ma famille », expliquait l’ex-attachée parlementaire en octobre dernier. Enfin, Lucile Mignon avait assuré que Georges Tron lui avait prodigué des massages des pieds « sous couvert de réflexologie » avant d'inviter son adjointe à la culture à la mairie, Brigitte Gruel, également mise en examen pour viols et agressions sexuelles en réunion, à les rejoindre. Pour autant, la procureure de la République estime que « les éléments constitutifs de 'harcèlement moral au travail' ne sont pas réunis », ajoutant qu’il n’y a « pas matière à investigation ».

    Surprise de l’avocat

    Selon Me Olivier Schnerb, l’avocat de Georges Tron, il s'agit de la « première fin de procédure abusive d'une longue série ». « Aucune des plaintes n'avait de fondement ni en fait ni en droit, (elles) n'étaient alimentées que par des réseaux de rabatteurs tant influençant les témoins qu'incitant certaines personnes à déposer plainte », a-t-il commenté.   Pour sa part, Me Gilbert Collard, avocat des deux autres plaignantes, s’« étonne qu'on classe aussi vite cette plainte sans procéder à des investigations »  .

    Mis en examen pour viols et agressions sexuelles en juin dernier, après les accusations conjointes de deux ex-employées municipales, Georges Tron avait quitté le gouvernement avant de retrouver fin juin son fauteuil de député, sans toutefois bénéficier de l'immunité parlementaire.


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