• Grèce: ébauche d'accord, mais Athènes blâme les divergences entre créanciers

    Grèce: ébauche d'accord, mais Athènes blâme

    les divergences entre créanciers

    AFP le <time datetime="2015-05-27T16:53:16+02:00" itemprop="datePublished">27/05/2015 à 16:53</time>, mis à jour à 18:57  lien

     

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras au Parlement le 30 mars 2015
    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras au Parlement le 30 mars 2015 ( AFP/Archives / Aris Messinis )

    Athènes a annoncé unilatéralement mercredi que les équipes techniques de négociation sur la Grèce avaient commencé à rédiger un accord, tout en se plaignant des divergences persistantes entre ses créanciers, qui retarderaient la conclusion de cet accord.

    "De grands pas ont été accomplis, nous sommes près d'un accord", a assuré le Premier ministre Alexis Tsipras à Athènes.

     
     

    Du côté de l'UE, on ne confirmait pas le début de rédaction d'un accord, d'autant que doit encore se tenir jeudi un "euro working group", réunion des experts techniques de l'Eurogroupe, au sujet de la Grèce.

    Mercredi midi, le vice-président de la Commission européenne en charge de l'euro, Valdis Dombrovskis, avait seulement évoqué "un progrès graduel" dans les discussions techniques, notamment sur la TVA.

    Dans l'après-midi, une source gouvernementale grecque a pourtant annoncé que les équipes techniques du groupe de Bruxelles (qui réunit des représentants de la Grèce et de ses créanciers) avaient "commencé aujourd'hui le travail de rédaction d'un accord".

    Le cadre du texte comprendrait une obligation d'excédent budgétaire primaire (c'est-à-dire hors charge de la dette) pour la Grèce, mais à des niveaux bas dans les prochaines années, une réforme des taux de TVA.

    Il porterait aussi sur "des solutions à long terme pour alléger la dette" de la Grèce, actuellement à près de 180% du PIB, et pour favoriser la croissance.

    Sur le thème des retraites, cher au FMI, mais qui constitue une des "lignes rouges" du gouvernement de gauche radicale, celui-ci accepterait de limiter les départs à la retraite anticipés, et d'engager une étude sur la pérennité du système des retraites grec actuel.

     

    - Trois institutions, des approches différentes -

     

    Athènes insiste sur le fait qu'il n'y aura pas dans cet accord de nouvelles coupes sur les salaires et les retraites.

    Un homme marche le 25 mai 2015 devant un graffiti montrant une pièce de "0 euro" dessiné sur le mur d
    Un homme marche le 25 mai 2015 devant un graffiti montrant une pièce de "0 euro" dessiné sur le mur d'un parking d'Athènes ( AFP / LOUISA GOULIAMAKI )

    L'annonce d'un début de rédaction d'accord a satisfait les Bourses européennes qui ont terminé nettement en hausse (+3,55% à Athènes).

    Mais Athènes a teinté son annonce d'amertume devant "le problème des différentes positions défendues par les créanciers. Si le FMI avait donné son aval, l'accord aurait déjà été conclu", assure cette source.

    "Cette divergence de position, a-t-elle assuré, s'observe alors que les Européens (Commission européenne et BCE) demandent un accord rapide d'ici fin mai, alors que le FMI, par l'intermédiaire de ses représentants (est favorable à) un accord global, et non à une solution provisoire obtenue rapidement".

    Un peu plus tard, M. Tsipras lui-même a repris cet argument. "Nous avons à faire à trois institutions différentes, ayant souvent des idées opposées. Et à d'autres pays qui ont des approches différentes, et des motivations politiques différentes".

    Ainsi, a-t-il prévenu, "il pourrait y avoir dans la période finale des pressions, d'autres pourront aussi vouloir créer une image fausse de danger".

    Athènes a souligné que les salaires et pensions de mai seraient payés, alors que chaque mois depuis avril monte un immense suspense sur la capacité du pays à payer à la fois ces derniers et ce qu'il doit mensuellement au FMI.

    Des responsables grecs, en général de l'aile gauche de Syriza, ont assuré la semaine dernière que le FMI ne serait pas payé en juin. Les membres du gouvernement engagés concrètement dans les négociations se sont toujours gardés d'être aussi affirmatifs.

    La Grèce doit verser près d'1,6 milliard d'euros au FMI le mois prochain, en quatre étapes, les 5, 12, 16, et 19.

    Valdis Dombrovskis a souligné la nécessité "d'atteindre un accord très rapidement, car nous avons déjà dépassé de plusieurs mois le schéma initial. La situation des liquidités devient serrée et il y a toutes les raisons d'aller vite", a-t-il dit.

    Mercredi cependant, pour la première fois depuis février, la BCE n'a pas eu à augmenter le plafond de l'aide d'urgence qu'elle accorde aux banques grecques victimes de forts retraits bancaires depuis décembre, le maintenant à 80,2 milliards d'euros, ce qui pourrait traduire une stabilisation dans ces retraits.

     


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