• Grèce?: le parti anti-austérité Syriza remporte une victoire historique

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    Grèce : le parti anti-austérité Syriza

    remporte

    une victoire historique

    Catherine Chatignoux / Chef de service adjointe | <time datetime="2015-01-25T19:37:08+01:00">Le 25/01 à 19:37  lien </time>
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    Le leader du parti de la gauche radicale, Alexis Tsipras, a été porté par un vaste

    mouvement populaire. - AFP PHOTO/ Louisa Gouliamaki

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    Les sondages « sortie des urnes » placent Syriza largement en tête, dans une fourchette de 35,5 à 39,5 % des voix. Le parti pourrait décrocher la majorité absolue.

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    La Grèce s’apprêtait hier soir à vivre une petite révolution politique en portant au pouvoir le parti de la gauche radicale qui a promis de tourner le dos à la politique d’extrême rigueur menée depuis six ans sous la tutelle tatillonne de ses créanciers internationaux. Selon les premiers sondages « sortie des urnes », le parti anti-austérité Syriza figure très largement en tête du scrutin, dans une fourchette de 35,5 % à 39,5 %, suivi, loin derrière, par la Nouvelle Démocratie le parti du Premier ministre sortant, Antonis Samaras, qui aurait recueilli moins de 27 % des voix. Le parti d’Aléxis Tsípras, qui a mené toute sa campagne sur le rejet de la troïka et la nécessité de renégocier la dette colossale du pays (173 % du PIB), pourrait même décrocher la majorité absolue des sièges au Parlement grec. Selon les premières projections, Syriza obtiendrait entre 146 et 158 sièges à la Vouli, le Parlement grec, où la majorité absolue est de 151.

    Des années de privation

    Les sondages qui avaient prédit la victoire pour Syriza avaient aussi placé deux partis au coude à coude pour la troisième place : le nouveau parti centriste et pro-européen, To Potami, « La Rivière », et la formation d’extrême droite Aube dorée se disputent effectivement le podium, avec un score estimé pour chacun d’eux, entre 6,4 % et 8 % des voix. Le Parti communiste semble maintenir sa position avec entre 4,7 et 5,7 % des voix. Le petit parti souverainiste des Grecs indépendants, qui pourrait servir d’appoint à Syriza si ce dernier en avait besoin, a obtenu environ 4 % des voix. Le grand perdant du vote est le Parti socialiste, Pasok, dont nombre d’électeurs se sont tournés vers Syriza. Il ne recueille que 4 % à 5 % des voix contre 12,3 % aux dernières élections législatives de juin 2012.

    « C’est une victoire historique », a déclaré Panos Skourletis, porte-parole de Syriza à la télévision grecque Mega TV. « Elle envoie un message contre l’austérité et en faveur de la dignité et de la démocratie.  » Les promesses qu’a multiplié le leader du parti Syriza durant la campagne expliquent certainement la victoire de cette coalition de partis issus du communisme et de l’extrême gauche, fédérés par Aléxis Tsípras. Il n’a pas été difficile de jouer sur l’exaspération des Grecs qui ont payé au prix fort le rétablissement financier de leur pays. Excédés par des années de privation et sans la moindre assurance qu’ils verraient bientôt le bout du tunnel, les électeurs se sont laissé séduire par l’entrain de l’ex-militant communiste qui leur a promis d’alléger la dette du pays et de monter le ton vis-à-vis de la troïka. « L’avenir commun de l’Europe ce n’est pas celui de l’austérité », a lancé en sortant de l’isoloir Aléxis Tsípras.

    Avec, pour tout bilan, un taux de chômage à 25 %, des revenus en chute libre et une dette qui n’a cessé de croître, le Premier ministre sortant Antonis Samaras n’a pas su convaincre les électeurs qu’il fallait persévérer sur le chemin de la rigueur. Ses arguments sur les risques d’une sortie de l’euro si Syriza parvenait au pouvoir n’ont pas porté non plus, même si une grande majorité du pays souhaite rester dans la zone euro. Hier les Grecs ont décidé de frapper du poing sur la table en espérant qu’elle ne se renversera pas.

    Catherine Chatignoux
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