• GRECE. Papandréou prêt à négocier avec l'opposition

    GRECE. Papandréou prêt à négocier avec l'opposition

    Publié le 06-11-11 à 14:58    Modifié à 19:05     par Le Nouvel Observateur avec AFP     Réagir

     

    Le Premier ministre a invité le leader de l'opposition à une entrevue chez le chef de l'Etat, dimanche soir.

    Georges Papandréou refuse de quitter son poste avant la formation d'un gouvernement d'union nationale. (c) AFP Georges Papandréou refuse de quitter son poste avant la formation d'un gouvernement d'union nationale. (c) AFP

    Le chef de l'opposition grecque de droite, Antonis Samaras, a accepté dimanche 6 novembre l'invitation du Premier ministre Georges Papandréou à une rencontre dans la soirée chez le chef de l'Etat, qui pourrait déboucher sur un accord pour la formation d'un gouvernement de coalition, a indiqué une source de son parti de la Nouvelle Démocratie.

    Selon le gouvernement, cette rencontre visant à "explorer rapidement la possibilité d'une entente" a été fixée à 19h30, à l'issue d'une guerre des nerfs menée depuis le début du week-end par les deux hommes, Georges Papandréou conditionnant sa démission annoncée à un accord de gouvernement, le deuxième réclamant l'exact inverse, l'enjeu étant d'éviter au pays faillite et sortie de l'euro.

    La fin du bras de fer ?

    Le gouvernement socialiste grec avait exclu dimanche toute démission de Georges Papandréou avant qu'un accord entre partis ne soit conclu sur la formation d'une nouvelle équipe de coalition et "la désignation d'un nouveau Premier ministre", selon une source gouvernementale.

    Plus tôt dans la journée, le leader de l'opposition Antonis Samaras avait appelé Georges Papandréou à un départ volontaire pour débloquer la crise prise politique grecque.

    "Il ne peut pas y avoir de démission sans accord sur un gouvernement car il y aurait un vide de pouvoir, il faut d'abord un accord entre partis et la désignation d'un nouveau Premier ministre", a soutenu la même source gouvernementale.

    Elle a souligné que le gouvernement souhaitait un tel accord "aujourd'hui" (dimanche), et rappelé que Georges Papandréou n'avait cessé ces derniers jours de se dire prêt à céder la main une fois le relais de son équipe pris.

    Une autre source au sein du parti gouvernemental Pasok a indiqué qu'elle était "sûre" de la démission de Georges Papandréou. "Il y a une possibilité qu'il démissionne aujourd'hui, mais il a besoin d'abord d'un accord de gouvernement", a poursuivi cette source.

    "Nous devons trouver la personne qui est acceptée des deux côtés, et ensuite il démissionnera", a-t-elle encore déclaré, "Nous ne pouvons pas perdre plus de temps".

    La source gouvernementale a relevé qu'un éventuel accord de gouvernement devait préciser le mandat de la futur équipe.

    "Il fait obstacle à toute solution"

    Le leader de l'opposition avait rencontré le président grec Carolos Papoulias plus tôt dans la journée. "Tant que M. Papandréou ne décide pas ce qu'il va faire, il fait obstacle à toute solution (...). Je suis décidé à apporter mon aide, s'il démissionne tout suivra son cours", avait déclaré Antonis Samaras à la sortie de ce bref entretien.

    Avant son entrée à la présidence, le leader de l'opposition avait jugé que la Grèce devait "envoyer un message de stabilité".

    "J'ai conscience de l'angoisse du peuple grec, chacun doit prendre ses responsabilités, nous devons envoyer un message de stabilité et de confiance vers l'extérieur, un message de stabilité et de normalité vers l'intérieur", a-t-il dit.

    "Vous dites ce que je voulais dire", a répondu Carolos Papoulias.

    Le Premier ministre Georges Papandréou, qui s'est affirmé prêt à passer la main, demande depuis plusieurs mois à l'opposition de droite de contribuer à la formation d'un gouvernement d'union nationale pour sauver le pays d'une dérive le menaçant de faillite et de sortie de l'euro. Mais il s'est heurté au refus de Antonis Samaras, qui conteste une partie du plan d'austérité lié à l'aide financière débloquée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

    Le Nouvel Observateur - AFP


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