• Hamilton, quelle furia!

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    Hamilton, quelle furia!

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    COMPTE-RENDU
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    Par Guillaume Bardou
     
    Publié le <time datetime="2014-09-07T15:24:00+02:00" pubdate="">7 septembre 2014 à 15h24</time>
    Mis à jour le <time datetime="2014-09-07T21:26:00+02:00">7 septembre 2014 à 21h26</time>
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    En dépit d’un départ totalement manqué, Lewis Hamilton a remporté ce dimanche le Grand Prix d’Italie à Monza. Le Britannique a profité d’une erreur de Nico Rosberg pour prendre la tête au 29e tour et ne plus la lâcher. L’Allemand termine deuxième et conserve la tête du championnat du monde avec 22 points d’avance. Jean-Eric Vergne termine 13e. Grand Prix cauchemardesque pour Romain Grosjean 16e alors que Fernando Alonso a abandonné devant les tifosi de Ferrari.

    Tensions, revanche en qualifications et jeux de regards, le début du week-end à Monza avait de quoi réserver un dimanche de grande bataille sur le circuit italien. Mais d'odeur de poudre et de luttes à couteaux tirés, il n’y a pas eu lors du Grand Prix d’Italie. Les deux protagonistes du duel annoncé, Lewis Hamilton et Nico Rosberg, se sont évités, 15 jours après l’accrochage survenu entre les deux maîtres de la saison 2014 au deuxième tour du Grand Prix de Belgique à Spa. Cela n’a pas empêché Lewis Hamilton de lancer sa reconquista, lui qui comptait 29 longueurs de retard sur son rival à sept courses de la fin de la saison, Monza inclus et en rappelant que la dernière manche à Abu Dhabi comptera double.

    La confrontation s’annonçait musclée dès les premiers mètres avec la présence des deux Mercedes en première ligne. 200 mètres à peine les séparent de la grille de la fameuse Variante del Rettifilo, la première chicane du rapide tracé italien. Mais Hamilton, apparemment en proie à un souci électronique sur sa W05 sans que celui-ci ne soit confirmé par l’écurie, manque totalement son envol de la pole position pour laisser son coéquipier et non moins rival s’emparer du commandement. Pire, le champion du monde 2008 recule même au 4e rang. Rosberg s’envole devant pendant que le Britannique se lance dans une opération vendetta.

    Rosberg craque

    Le couteau entre les dents, il passe rapidement Magnussen avant de se porter à l’attaque de Massa, deuxième. Il lui faut 10 tours pour passer le Brésilien au prix d’une superbe manœuvre au bout de la ligne droite, là même où Rosberg s’était fait une frayeur en tirant tout droit un tour plus tôt. L’écart fond entre les deux Flèches d’Argent, Hamilton se place à moins de deux secondes malgré les consignes de son stand pour ménager ses gommes. La bagarre à coups de records du tour fait rage. Sous pression, Rosberg demande à son équipe de ne plus lui communiquer les écarts ! L’Allemand plonge dans la voie des stands au 24e tour pour son premier et unique arrêt et laisse le commandement à Hamilton. Ce dernier s’arrête lui deux tours plus tard sans parvenir à réduire l’écart. Rosberg porte son avance à 1"8 et semble tenir le choc.

    Simple impression puisque l’ancien pilote Williams, jamais plus haut que la 5e place à Monza dans sa carrière, craque au 29e tour en manquant son freinage à la première chicane. S’il peut reprendre la piste au prix d’un vrai slalom entre les plots placés dans la voie de dégagement, le leader du championnat du monde cède sans combattre la tête de la course à son meilleur ennemi. Ce dernier profite à plein de l’aubaine et hausse le rythme pour se placer hors de portée à quatre secondes de Rosberg. Pendant ce temps, trahi par sa mécanique, Alonso abandonne alors qu’il luttait pour une frustrante 8e place sous les yeux des tifosi. La fin de course ne change rien, Hamilton tient son premier succès depuis Silverstone début juillet et remet la pression sur son coéquipier. Massa décroche son premier podium de la saison avec la troisième place devant Bottas et Ricciardo, une nouvelle fois devant Vettel 6e. Le bilan est morose côté français avec la 13e place de Jean-Eric Vergne et la 16e de Romain Grosjean au volant d’une Lotus hors du coup qui l’a vu se battre avec les Sauber et Marussia (Bianchi 18e). Le Grand Prix de Singapour, dans deux semaines, lors du show nocturne de Marina Bay ne pourra qu’être meilleur.


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