• Handball- France- Un succès aux allures de déclic

    Un succès aux allures de déclic

    Par Cédric Callier, 25-01-2015 <section id="toolbar">

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    Dans la douleur, l’équipe de France a décroché la première place de son groupe en renversant la Suède (27-25) samedi soir. Mais peut-être s’agissait-il de la plus belle victoire possible pour ces Bleus en vue de la suite du Mondial ?

    Pénible mais peut-être bien fondatrice. Voici peut-être comment sera qualifiée la victoire de l’équipe de France sur la Suède (27-25) dans un peu plus d’une semaine, si d’aventure les Bleus décrochent leur cinquième étoile au Qatar. En effet, les hommes de Claude Onesta auront énormément souffert face à une formation scandinave pourtant privée de son chef d’orchestre, Kim Andersson, cloué sur le banc en raison d’une douleur à l’épaule et au bras. Paradoxalement, alors que depuis le début de la compétition ils peinaient en défense, les Français ont, cette fois, brillé dans ce secteur. Au détriment de l’autre bout du terrain, où les pertes de balle furent presque aussi nombreuses que les tirs filant loin du cadre. Mais au courage, avec une abnégation digne d’éloges, les Bleus ont plié sans rompre et dès que la Suède baissa un peu de pied, ils surent lui sauter à la gorge.

    On a une certaine expérience pour gérer ce type de situation. D’ailleurs, on revient à 4-4 très rapidement.

    — Thierry Omeyer

    Guigou

    Valentin Porte résumait ainsi les tenants et aboutissants d’une rencontre aussi difficile qu’attendue : «On s’est rendu le match compliqué comme face à l’Islande, en étant mené d’entrée. On a dû attendre les cinq dernières minutes. Mais au finale, cela a été un match hyper solide de notre part, qui fait du bien pour la cohésion de groupe.» Menée, la France l’a été par quatre buts d’écart au bout de sept minutes de jeu catastrophiques. Néanmoins, comme nous le confiait Thierry Omeyer, il n’y a pas eu pour autant le feu dans la maison bleue : «On a une certaine expérience pour gérer ce type de situation. D’ailleurs, on revient à 4-4 très rapidement. A la pause, en n’ayant qu’un but de retard (11-12) sans faire une superbe première période, on sentait qu’il y avait la place de faire un résultat.» Sauf que celui-ci allait mettre du temps à se matérialiser puisqu’il fallait attendre un but de Xavier Barachet en contre-attaque à moins de cinq minutes de la fin pour voir la France prendre l’avantage.

    C'est une victoire de deux buts, à l'arraché, donc je ne sais pas si l’on peut parler de véritable déclic.

    — Nikola Karabatic

    Sorhaindo

    Mais ce scénario, finalement pourrait servir leurs desseins alors que se dessine un 8e de finale largement dans leurs cordes face à l’Argentine. En tout cas, c’est ce que pensait Cédric Sorhaindo lorsqu’il affirmait : «Oui, après un tel match, notre confiance est au maximum. On a pu voir sur ce match que le groupe était animé d’un certain état d’esprit, d’une certaine maturité.» Nikola Karabatic, lui, faisait preuve de davantage de mesure : «C'est une victoire de deux buts, à l'arraché, donc je ne sais pas si l’on peut parler de véritable déclic. Mais on regarde les matches depuis le début de ce Championnat du monde et on a vu les résultats dans les autres poules, les surprises qu'il y a. On voit des résultats très serrés, pas habituels. Donc on sait qu'on ne va pas gagner les matches de 10-15 buts, qu’il va falloir rester solides comme ça. A savoir forts mentalement et confiants dans notre jeu. Au fur et à mesure, ça va revenir et on va remettre la machine en route

    Avant de défier la Suède, Claude Onesta espérait voir ses troupes réaliser «enfin un match-référence». Sur le plan de la manière, une fois de plus, c’est raté. En revanche, au niveau de l’état d’esprit, le sélectionneur français peut visiblement voyager tranquille. Aucun de ses joueurs n’a l’intention de lâcher. Et comme un chemin moins escarpé s’est ouvert devant eux jusqu’au dernier carré de ce Mondial, il ne leur reste plus qu’à en profiter. 

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